Faut-il céder au diktat de la dictature chinoise?
Le Dalai Lama était en europe le weekend dernier, où il était prévu qu’il rencontre plusieurs officiels européens, dont le président français.
Cela a provoqué, et provoque encore et comme toujours l’îre des dirigeants de la dictature chinoise.
J’ai craint qu’une fois de plus qui vous savez ne baisse son pantalon, en trouvant une nouvelle excuse bidon pour en pas faire face à ses engagements, espérant ainsi ménager les relations commerciales entre la france et la chine.
La dictature chinoise comptait là dessus et a fait montre d’une pression incroyable pour faire plier le peu de volonté de l’état français.
La rencontre entre le leader tibétain et le chef de l’état français était prévue le Samedi 6 Décembre.
Le président français allait-il maintenir ce rendez-vous, et montrer un semblant de resistance à l’encontre du diktat de la PRC, voiremême, rêvons un peu, affirmer ainsi haut et fort son support au peuple tibétain, ou bien une fois de plus montrer qu’il n’est qu’un “tigre de papier” ?
La rencontre au eu lieu, finalement, et c’est une très bonne chose, même si je regrette que ce ne soit pas allé bien loin.
Maintenant, l’état chinois a relancé la propagande anti française, disant que cette rencontre va à l’encontre, justement de l’unification chinoise.
Otez-moi d’un doute : si l’on parle d’unification, c’est bien qu’il n’y a pas (encore) d’unité, non? Pour ceux qui douteraient de l’origine du mot “unification” utilisé, voir le site le Quotidien du Peuple en ligne, en fin du troisème paragraphe: “Cette provocation malveillante et malintentionnée va à l’encontre des intérêts vitaux de l’unification nationale de la Chine”.
Toujours selon la dicature chinoise, la responsabilité est française. C’est vrai, à mon avis, du moins en partie, en ce sens que cette responsabilité vient de ceux qui ont décidé d’accepter de dire que le tibet fait partie de la chine.
Au passage, si l’on appliquait les pseudo-raisons historiques avancées par les officiels du dogme du parti communiste chinois pour tenter de légitimer l’occupation militaire d’un pays souverain, alors il faudrait accepter de dire que la france et la pologne sont partie intégrante et inaliénable de l’allemagne. En remontant plus loin, il faudra dire que la france actuelle occupe une partie de l’angleterre et de l’espagne. Remontons plus loin encore, et il apparaîtra que la gaule n’est qu’une province romaine. C’est bien évidemment absurde.
L’idée de l’appartenance du tibet à la chine est contraire aux faits historiques, géographiques, et ethniques.
Si cette prétendue unité de la chine avait été contestée par les gouvernements occidentaux, au lieu de faire de la “lèche” aux dictatures dans l’espoir de contrats commerciaux aussi juteux qu’hypothétiques, le gouvernement chinois aurait bien dû finir par se poser les vraies questions, à savoir : qu’est qui est le plus profitable à long terme pour les peuples, en particulier les peuples chinois et tibétain entre autres? Des communautés dressées les unes contre les autres par les propagandes officielles, ou bien la cohabitation pacifique des nations?
Bien sûr, la france aurait beaucoup à perdre en refusant d’accepter l’incorporation du tibet dans la chine, car les entreprises européennes en général, françaises en particulier ont besoin d’être présentes sur la marché chinois.
Mais en retour les entreprises chinoises ont grand besoin des européens, pour leurs savoir-faire et leurs technologies, même si elles ont d’ores et déjà rattrappé une partie de leur retard.
La dictature chinoise induit maintenant le peuple chinois à boycotter les entreprises françaises, comme carrefour par exemple.
Les magasins d’enseignes européennes en chine vendent majoritairement des produits chinois; ces ventes sont réalisées par du personnel chinois, et donnent donc des revenus aux employés, cadres et commerciaux chinois.
En cas de boycott des produits français et des enseignes françaises, boycottons à notre tour les importations de produits chinois.
Ce sera douloureux pour les français, du moins au départ, vu la différence de prix et notre très (trop) grande dépendance envers les manufactures chinoises.
En revanche, comme nous serons alors bien obligés de produire localement une partie de ce que nous n’achèterons plus aux entreprises chinoises, cela permettra de relancer les entreprises en france et en europe, et surement même d’en créer de nouvelles. Le gouvernement français veut provoquer une relance, alors quelle meilleure oportunité de relance que celle-ci?
Par une attitude ferme et franche de refus du diktat officiel chinois, nous avons certes beaucoup à perdre, mais nous avons encore plus à gagner à moyen et long termes.
En revanche, en pliant devant les menaces, nous avons à court, moyen et long termes tout à perdre, y compris notre honneur et nos valeurs, sans oublier notre savoir-faire.

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