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Electronique, magie noire, 8bits


L’électronique a toujours été pour moi un domaine mystérieux. Bien sur, je l’ai étudiée un peu au lycée, avec le peu qui figurait au programme, les circuits RLC en mode alternatif, l’effet « ampli » des transistors, les alimentations à découpage. Bien sur, j’y suis un peu revenu – de loin – quand j’ai appris l’informatique et les circuits logiques. Bien sur, je connais les principes de base, U=RI, la loi des noeuds, Ampère et son bonhomme – sacré lui ! – , Lorentz, Laplace, les circuits équivalents, etc.

Pourtant, j’ai toujours été incapable de concevoir un circuit électronique un tant soit peu utile, et vu de moi, les circuits présentés dans les revues grand public tiennent plus de la magie noire que de l’ingénierie. Chacun son domaine, c’est comme ça.

Mon « truc », sans être un génie, c’est l’informatique, et notamment la programmation, les système, le « bas » niveau, et ça ne me défrise pas plus que ça de remettre sur pieds une vieille babasse tout juste bonne pour le recyclage ou le musée, uniquement pour que ça fonctionne. Malheureusement, les vieilles machines à un prix correct se font de plus en plus rares. En passant, je trouve ignoble de vendre plusieurs centaines d’euros un « huit bits », même en bon état, même dans sa boîte uniquement parce que c’est « vintage ».

La programmation ? Les machines grand public d’aujourd’hui sont tellement rapides et dotée en mémoire et en espace de stockage, que la programmation d’une application en serait devenue presque triviale sans toutes les couches intermédiaires – API, toolkit, etc, et même créer un système d’exploitation est abordable pour l’amateur obstiné.

J’ai commencé à programmer sur calculatrices – 22 pas de programme sur la TI 57, 220 sur la casio 7000G – puis sur micro en basic, pascal, C, assembleur dans 64 puis 512 kilo octets ! Ca c’était fun. Une idée, un besoin ? Hop, un brouillon, du code, de l’optimisation et ça roulait.

C’est la faible épaisseur des couches d’abstraction qui rendait tout cela possible. Aujourd’hui , le système est si complexe et prend tellement de place qu’il est parfois difficile de voir si un programme plante à cause d’un bug ou à cause d’une classe ou d’une API un peu tatillonne ou bancale.

Pour retrouver un peu cet esprit « micro » de l’informatique, j’ai acquis et revendu ou donné plusieurs « ordinosaures », mais par manque de place je n’en conserve que deux ou trois.

J’ai ensuite découvert presque par hasard un projet d’émulation d’une machine à base de Z80 tournant sous CPM. Cette émulation fonctionne sur … Un Arduino due. On en est là ! Une simple carte à quarante boulons est capable d’émuler une machine qui coûtait un bras au début des années quatre-vingt !

Custom serial card (front)

Le Due attend sagement dans sa boîte que je prenne le temps de m’en occuper. Je l’ai déjà dit, j’adore les cartes Arduino. La Uno avec son atméga a ma préférence, de même que les ATtiny85 pour leur simplicité et leur ouverture. Comme avec les ordinateurs des années 70 et 80, on a un accès plein et entier aux fonctionnalités du micro contrôleur, la différence étant la nécessité d’utiliser un ordinateur récent pour le programmer.
Grâce à l’ATtiny ou à son grand frère l’ATmega, il ne doit pas être bien difficile de créer une pico-machine simple, extensible, et programmable simplement, une espèce de huit bits au goût du jour. Les ressources sur Internet ne manquent pas.

L’ATtiny est limité en mémoire et en « pins » d’I/O, mais ça oblige à garder des buts simples et maitrisables. Je cherche à apprendre, et non à recréer un « Coco », un IIGS ou un Speccy, alors je vais procéder par étapes, un module après l’autre. Outre une carte « CPU » des plus simples, puisque basée sur un micro-contrôleur, un fond de panier, une alimentation, un peu de « glue » et quelques entrées/sorties devraient suffire pour commencer.

D’un autre côté, l’ATtiny sait « parler » I2C, tant en maitre qu’en esclave, ce qui ouvre pas mal d’opportunités, à commencer par une horloge RTC et une petite mémoire Flash de 32ko, ainsi qu’un petit écran oled, tous trois sortis de ma boîte à rabiots.

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