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Modder une table de salon


Ça y est, ma table de salon est mobile ! Pas d’électronique, pas de radio-commande, rien, mais revenons au problème de départ : ma grotte ressemble plus à un Tandy Shop mal tenu qu’à un logement. J’y travaille un peu à la fois. Le projet « Établi » y participe.

Alors, cette table de salon ?

Elle fait très bien son travail de table de salon : j’y entasse revues, bouquins, télécommande, calepins, un peu d’électronique, etc. Ça, c’est la partie émergée de l’iceberg. Les neuf dixièmes sont en dessous du niveau de la mer plateau : quelques carcasses d’ordinateurs, des bouquins, diverses mallettes, une TI 92, et un écran plat. Je crois que c’est tout.

Les ennuis commencent ici, par la case ménage. Quand je nettoie mon antre, avant de bouger la table, il faut commencer par déplacer tout l’écosystème de l’étage inférieur. Bien entendu, il faut ensuite tout remettre en place ! (en place, en place, sort of…)

La solution la plus évidente serait de ranger tout ce bazar, sauf que, … pas de place pour le moment, et puis la nature ayant horreur du vide, l’espace rendu vacant risque de se remplir très vite.

Ma solution : un plateau roulant

Le plateau roulant résout deux problèmes :

  1. Je n’ai pas à lever la table pour la déplacer. Mes lombaires disent merci.
  2. En déplaçant la table, je déplace le foutoir.

Le plateau doit sera constitué d’un « fond » encadré par dessus et par dessous. Le cadre supérieur permettra de caler les quatre pieds. Enfin, la face inférieure recevra deux renforts, toujours en carré de pin.

La mobilité sera assurée par six roues de diamètre 4cm sans frein.

Les matériaux

Le plateau de la table mesure 120 par 75 cm, mais 117 par 72 cm au niveau des pieds.

Je dispose de trois planches de pin/sapin de 30 x 160 cm, et d’un bon stock de carré de pin de 17x17mm.

L’assemblage se fera à la colle à bois et sera renforcé par des vis auto-foreuses. Auto foreuses, certes, mais ça qui ne dispense pas de pré-percer (le pin s’éclate très vite).

Construction

Les trois planches sont solidarisées entre elles et sur mon établi pliant avant d’être coupées à la scie circulaire à 117 cm de long, et 24 cm de large (24×3=72, cqfd).

Le cadre supérieur est fixé à la colle à bois et vissé par dessous le plateau. Ainsi, les vis ne sont pas visibles une fois le plateau terminé. Le cadre est encoché aux quatre coins pour caler les pieds de la table. Une fois sec, retourner l’ensemble et installer le cadre inférieur et les deux renforts centraux, toujours avec le duo gagnant colle à bois / vis.

Pour terminer, les supports des roues sont collés sous le plateau.

plateau_assemblé_320.jpg

 

Sapin + colle à bois + soleil = problème !

L’assemblage n’est pas parfait. Il y a des différences d’alignement, c’est carré, brut d’assemblage, mais le problème n’est pas là. Avec de l’huile de coude et une bonne séance de ponçage, on peut améliorer l’aspect général.

Ce plateau a été réalisé cet été, sous un auvent, mais en plein cagnard. Pendant le séchage de la colle, l’un des coins a été exposé au soleil et s’est gondolé d’un gros centimètre. Plutôt que dévisser, décoller, nettoyer et recommencer l’ensemble, j’ai légèrement dévissé le coin mal fait, séparé le coin du cadre inférieur, injecté de la colle, resserré les vis et remis le tout à sécher sous contrainte, avec l’aide de quelques kilos de fonte de levage.

Mise en forme

Ce plateau est « carré » de partout, les coins ne suivent pas l’arrondi des pieds, le bois est brut, bref même si c’était prévu, c’est moche.

J’ai donc poncé la tranche du plateau à la ponceuse vibrante.  Une fois la tranche uniforme, rectiligne et bien plane, j’ai poncé les deux faces du plateau. Enfin, tous les angles visibles ont été arrondis, toujours à la ponceuse vibrante.

plateau_mis_en_forme.jpg

Vernis ou lasure ?

Peu importe. Mon bidon de cinq litres de lasure en gel est loin d’être vide. J’en ai appliqué cinq couches, avec ponçage à l’abrasif fin avant chaque couche. C’est beaucoup d’efforts, mais le résultat est à la hauteur, avec un aspect très légèrement brillant.

plateau_après_lasure.jpg

Le résultat

Une fois les roues fixées sous le plateau, un peu d’autoflagellation s’impose. Le résultat est plaisant, mais présente plusieurs défauts :

  • Quelques vis ajoutées pour dé-gondoler le plateau sont toujours visibles. Je compte les masquer avec un mastic que je n’ai toujours pas acheté, six mois après.
  • Les coins sont arrondis, mais quelques morceaux de bois ont été éjectés lors du ponçage. Le pin est facile à travailler, mais c’est un bois assez fragile, qui marque vite et s’éclate très facilement.
  • Les pieds de la table sont calés mais sans plus, et il y a un peu de jeu. C’est à peu près invisible, mais pour moi c’est aussi visible que le nez au milieu de la figure.
  • La lasure était sensée être de la même teinte que le bois. En réalité, elle est quasiment incolore. Je pense re poncer avant d’appliquer plusieurs couches de lazure de la même teinte que la table. A voir l’été prochain.

Au final, je suis quand-même très satisfait du résultat. Ce plateau sur roues remplit totalement sa mission, avec un petit plus : comme les roulettes ne sont pas visibles, ça donne un effet de lévitation assez sympa.

plateau_in_situ.jpg

 

Creative Commons License

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