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Cyclisme : Début de saison difficile…


Ma saison cycliste 2018 a débuté il y a presque deux mois, début Avril. Le moins que je puisse dire est que c’est un peu compliqué les montagnes russes, mais on y travaille.

Le programme

En théorie, mon programme est simple : une sortie le soir tous les deux jours dès que les jours sont suffisamment longs, avec au moins une sortie le Samedi ou le Dimanche.

Pourquoi le soir ? C’est tout simplement qu’il faut faire « bouillir la marmite », et qu’en l’absence de tout sponsor, je dois bien aller travailler. Les sponsors, je peux toujours courir. Travailler, par contre, c’est dans mes cordes. Euh… non, Vlad, on parle d’emploi salarié, pas d’autre chose.

Fin Mai, on y est : un petit tour le soir et puis s’en revient faire ses corvées. On n’y coupe pas.

Promenade ou bien …

Rouler doucement, promenade pépère, à la cool, ou bien passer en mode « bourrin des Flandres » ?

Je vais être clair , la promenade, je ne sais pas faire, tout simplement. Je préfère sentir le travail pendant l’effort, et même après l’effort. Ça tire ? On se redécouvre un muscle ? C’est qu’on a bien bossé. Faire ses étirements – ne surtout pas les négliger – boire de l’eau même après, et ça passe.

Les parcours sur route …

Je n’aime pas le « plat », l’asphalte. Pour progresser, il faut rouler longtemps, et sur route, c’est vite ennuyeux à mourir. En parlant de mourir, c’est dangereux au possible. Les automobiles et les poids lourds ne font généralement pas attention, et certains s’amusent même à passer près, tout près.

Je suis bien obligé de passer par une portion de route pour rejoindre mes parcours de prédilection, mais je l’ai choisie la plus courte possible. Elle me sert pour un début d’échauffement, une mise en condition avec ses deux ponts, un petit pas trop difficile, et un « grand gabarit » bien plus grimpant.

… mais surtout sur chemins

Un chemin de hâlage et un dernier pont plus loin, et je rejoins mon terrain d’entraînement, avec ses caillasses, ses gadoues et ses autres réjouissances, sur les chemins de promenade, en terrain ouvert, ou à couvert dans les bois.

On n’y croise ni voitures, ni camions. Les seuls écueils sont les racines d’arbres, les pierres, et une certaine catégorie de promeneurs dont je parlerai un autre jour.

Sans être réellement accidentés, les itinéraires que je me suis choisis sont loin d’être de tout repos. Une bonne montée ici, un faux plat par là, des nids de poules bien creux, il y a de quoi s’amuser à peu de frais.

A peu de frais…

C’est vite dit. Depuis trois ans, j’ai déjà cassé une chaîne, des rayons, mon roulement arrière, la cassette, changé la potence. A force, ça coûte, mais on apprend vite à réparer et changer les pièces, et on finit par économiser sur la main d’oeuvre.

Quelques écueils

Bien sûr, une bonne sortie sans promeneurs, euh… non, connais pas. Ils ont autant le droit d’être là que les cyclistes, alors, on s’adapte, on s’annonce, on pile, et une fois l’obstacle les promeneurs passés, on se relance, on relance tout court. Idem avec les chiens promenant leur maître ou maîtresse, parfois le maître et la maîtresse du maître, les canards, oies, faisans ou – c’est réellement arrivé – un « trait », genre Cob Normand monté en selle française qui décide, peut-être par dépit de se voir affublé d’un cavalier, de rester en travers du chemin.

Les distances

Mon but est de faire une quarantaine de kilomètres par jour pendant mes congés d’été. J’en suis encore loin. Ça peut paraître peu pour les routards, mais en chemin, tout change. Le rythme ne peut pas rester constant sur de grandes distances. On fait moins de kilomètres, on roule moins vite, on travaille différemment.

Comme je n’ai pas envie de littéralement me tuer dans l’effort, j’ai commencé petit, ou plutôt court, avec des parcours type dix kilomètres – de huit à douze, c’est un parcours « dix », avec de plus en plus de « quinze kilomètres » (de douze à dix-sept), puis quand je le sens bien, des « vingt » (de dix-huit à vingt-trois).

Je suis passé aux parcours « vingt » la semaine dernière.

La progression

C’est… laborieux, avec des sorties où un dix est à peine atteint et me laisse en mode zombie pour la journée, d’autres où le quinze ou le vingt passent à peine, d’autres encore où huit sont de trop le matin, mais quinze supplémentaires l’après-midi même passent comment une lettre à la poste.

Samedi dernier, un peu moins de quatorze kilomètres avec un vent mauvais, contraire et bien froid m’ont littéralement coupé les jambes. Ce lundi, vingt-deux kilomètres avec un vent tiède et le plus souvent de travers, dont quatre ou cinq en plein milieu où je n’avais plus rien dans les guiboles. C’est revenu ensuite, avec de bonnes sensations. Vas comprendre.

Pour résumer, je suis encore très loin de mon objectif, sans régularité aucune, mais je n’ai recommencé à rouler qu’en avril, avec plusieurs sorties annulées pour cause de météo dégueulasse avec pluie, vent contraire, ou les deux en même temps.

Saisir l’instant

Soyons clairs : c’est fatiguant, mais ça fait du bien. Du sport, quoi. On parle des bienfaits de la « Petite Reine », mais c’est plus général que ça. J’écrirai peut-être un article là dessus, plus tard. J’ai dû arrêter de pratiquer le Judo suite à de plusieurs blessures assez sérieuses, et je retrouve dans ce cyclisme en amateur un peu de ce que j’aime dans le judo, à commencer par le goût de l’effort. L’aspect combat du randori est totalement absent, mais on trouve sa satisfaction autrement.

Je pense qu’il y a moyen de tirer un petit profit supplémentaire de ces sorties. Il y a en effet des photos ou des vidéos qu’on regrette de ne pas avoir pu saisir au vol. Aussi je pense m’équiper d’une petite caméra fixée sur le guidon ou sur mon casque, quand j’en aurai trouvé un à ma taille.

En attendant, et bien, je profite du direct, mais sans le replay. Prochaine sortie Mercredi, si tout va bien, et si la météo le permet.

En attendant, un bon nettoyage s’impose. Mais demain…

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Creative Commons License

Crédit photo :

  • mezigues, avec la participation bienvenue de mes mimines, licence CC-By-SA-NC
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