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Comparatif : Zim v/s One Note


Je ne suis pas fan des produits made « in Redmond », comme on disait autrefois. Chez-moi, c’est de l’Unix et rien d’autre. Au travail cependant, c’est Windows qui mène la danse, et je n’ai pas le choix.

Pour mes prises de notes, j’ai conservé une copie de Zim , mais tôt ou tard, je risque de devoir m’en passer, et donc de migrer vers One Note. Pour ne pas rester scotché le jour où ça arrivera, j’ai décidé de tester le produit, et de l’utiliser au jour le jour en lieu et place de Zim.

Premier écueil, l’organisation des notes. Ça n’a presque rien à voir, et je ne parle même pas des raccourcis clavier et des menus.

Zim Desktop

Zim est pour ce que j’en sais un logiciel libre et open source. C’est à la fois un outliner, un wiki, un gestionnaire de tâches, un générateur de site web, et j’en oublie certainement.

Les notes sont saisies et affichées dans des pages contenant du texte et des graphiques. Une page peut contenir des sous pages sur plusieurs niveaux, et l’arborescence est affichée dans un panneau sur la gauche de la fenêtre.

Les possibilités de formatage du texte sont assez limitées, mais largement suffisantes pour un usage au quotidien.

De multiples plugins et outils externes étendent les possibilités de base de l’outil. Par exemple, un plugin permet d’intégrer des diagrammes via l’outil Graphviz, d’autres donnent accès à l’outil de gestion de versions (versionning) installé sur la machine.

Gros important pour les nanoteurs : un compteur de mots est intégré dans le menu « Outils ».

Pour les paranos dans mon genre, le plugin de versionning est un gros plus, de même que le format utilisé pour stocker les notes. Même si Zim le cache bien sous son interface à la WYSIWYG, tout à part les graphiques est stocké dans des fichiers texte au format markdown. Si un fichier est corrompu, seule la page ou le graphisme concerné sera perdu.

Les points forts : logiciel libre, format de données ouvert, souplesse, présence de plugins et simplicité.

Les points faibles : interface un peu vieillotte, quelques rares plantages, heureusement sans perte de données.

One note

One note est un logiciel propriétaire. Son interface, à quelques gros détails près, est plutôt agréable à utiliser. C’est un gestionnaire de notes pur jus, avec une organisation assez rigide en blocs-notes, sections et pages. Il existe également la possibilité de créer des sous-pages, mais j’en trouve la mise en œuvre peu pratique.

Les possibilités de formatage du texte sont beaucoup plus étendues que celles de Zim, trop même, mais chacun peut y trouver son compte, à condition de s’y retrouver dans les différents bandeaux d’outils. C’est du WYSIWYG à la mode Microsoftienne. Perso, je trouve que ça fait un peu bloatware : trop de fonctionnalités dont la plupart ne me sont pas utiles.

Je n’ai pas trouvé de système de plugins, mais One Note s’interface très bien avec Outlook, par exemple pour y créer des tâches, et pour envoyer des notes par mail. Je n’ai pas exploré ces aspects de l’outil. Plus tard, peut-être.

Le format des données est à priori propriétaire, mais je peux me tromper. Le gros hic pour moi est que si le fichier d’un bloc-notes est corrompu ou perdu, c’est le bloc-notes entier qu’il faudra restaurer. Dans ces conditions, et parce qu’un outil de versionning est à mon sens mal adapté à des fichiers de type binaire, il vaut mieux prendre les devants et effectuer des sauvegardes fréquentes de ses fichiers.

Les points forts : bonne intégration aux produits Microsoft, interface soignée à quelques détails près.

Les points faibles : logiciel propriétaire, format propriétaire, le système de post-its dans les pages, le système de bandeaux d’outils, les outils de formatage trop nombreux.

Pour conclure

J’ai commencé à utiliser One Note en prévision du jour où Zim deviendrait persona non grata au travail, et je me fais peu à peu à ses différences avec Zim. Ca ne me plaît pas de l’avouer, mais c’est un bon outil.

Pour autant, est-ce que je vais continuer à l’utiliser ? Au travail, oui, mais ça en restera là. Pour le reste, je vais continuer à utiliser Zim, qui colle plus au genre d’outils que j’affectionne : simple à aborder, multi plateformes, extensible, open source.

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