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Deux pages blanches se sont invitées


Deux pages blanches dans un calepin
Deux pages blanches se sont invitées dans ma routine…

Deux pages blanches se sont invitées alors que je préparais mon agenda pour le mois. Génération spontanée ? On pourrait en écrire, du texte sur ces deux pages ! Pile entre la page de la dernière semaine d’Août et la page mensuelle de Septembre, ça ressemblerait plutôt à un acte manqué. Remarquez, elles tombent bien ces pages blanches, en plein milieu de mes congés, que j’aimerais, pour une fois, appeler des vacances.

Le bonheur est un souvenir

L’an dernier, mon escapade Bretonne, ou Pays-de-Loire-esque – je m’y perds toujours, en géographie – m’a fait le plus grand bien, mais s’est avérée trop courte, et la rentrée a vite fait de renvoyer ce bien-être temporaire au rang de souvenir agréable. A peine deux mois plus tard, j’étais rincé, vidé.

Le bonheur est un souvenir, non ? Allez, vous avez quatre heures.

Des vacances au sens primaire

Celui où la vie réelle n’est pour la plus grosse part qu’une gène dont on se débarrasse pour quelques temps. Au sens où l’on a temporairement abandonné la barre de la vie habituelle, normale, sérieuse, en laissant le poste de pilotage inoccupé, vacant.

La vie peut nous rattraper très vite, mais il y a dans cet abandon d’une partie de ce qui nous fait, de nos actes habituels, de nos pensées quotidiennes … l’opportunité non pas se saisir d’autre-chose, mais plutôt de lâcher prise. Tout peut alors reprendre sa place juste. L’instant, le lieu, l’être, l’autre, la vacuité peut-être. Trop abstrait ? Peut-être, mais peut-être aussi est-ce la bonne période pour y réfléchir et s’en emparer.

Vacances de soi…

… Et si c’était ça ? J’ai ce luxe que mes enfants sont assez âgés pour ne pas avoir besoin de moi au quotidien. Partant de là, je n’ai plus à remplir mon propre rôle. Je peux cesser d’être moi, celui du quotidien du reste de l’année.

Être autre, du moins, oser, essayer, tenter l’expérience, sortir de sa zone de confort aussi. Découvrir dans quelle direction emmener ce navire qu’on a laissé vacant et pourquoi pas, en changer, pour un autre moins encombrant, plus léger, plus maniable.

Changer de cap plus facilement, plus souvent, se poser discrètement, ni vu ni connu, suivant l’envie ou le besoin. Un petit esquif, réel ou figuré, avec peu de place pour le superflu, mais énormément plus pour l’essentiel. L’émerveillement, l’instant, les rencontres, les amis …

Deux pages blanches se sont invitées dans ma routine

De quoi en écrire, du texte, qu’il ait un sens, ou non …

Deux pages blanches plus très blanches
… Et je me suis laissé prendre.

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