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Je voulais en rester là, mais…

avril 3, 2018 3 commentaires

J’ai roulé pour la dernière fois avant l’hiver, à la mi-Novembre, pour être un peu plus précis, et voilà Avril qui se pointe déjà. Mon tas de boue vélo crie à tue-tête son envie de retrouver les chemins. Chaque matin et chaque soir, il me nargue, posé sur sa béquille contre le mur de ma cuisine. Ma seul excuse est qu’il fait noir très tôt, en hiver.

EN HIVER ? Mais c’est printemps depuis bientôt deux semaines !

OK, à la première occasion, en selle !

Pour cela il faudrait que le biniou soit à peu près présentable… J’ai faillé écrire « le tas de boue », mais ça aurait été encore trop éloigné de la vérité. Je l’avoue tout de suite, sur ce coup-là, j’ai été un gros fainéant : un vélo, une bicyclette, un VTT, un triporteur, même une bouse achetée pour trois fois rien, ça s’entretient, et ça se nettoie !

Une étape à la fois

Pas trop envie, il pleut… Mais bon, j’ai la honte au front quand-même, alors on va y aller étape par étape. Une partie ce samedi, une autre demain soir, etc jusqu’à la fin de la semaine.

D’abord, les roues

La cassette et la chaîne sont déjà revenues du nettoyage. Leur bain de liquide nettoyant a fait des miracles. Elles ont l’air neuves. Presque, car la chaine commence à être bien fatiguée.

Un bon nettoyage des jantes, des rayons et de moyeux, et l’éponge et le chiffon sont déjà bons pour un lavage intensif. Les roues sont propres, et c’est l’essentiel.

Je voulais en rester là, mais …

… mais un coup d’œil sous les garde-boue me fait tiquer : il y a là assez de terre pour y faire pousser de l’herbe à vaches ! Et bien, allons-y pour un lavage à grande eau, ce n’est pas grand-chose, après-tout !

Je voulais en rester là, mais …

L’intérieur des garde-boue est propre, mais il reste beaucoup à enlever autour des fixations. Les démonter me faciliterait bien les choses. « Et fit ! » La clef Allen fait son travail, je peux nettoyer correctement les fixations.

Je voulais en rester là, mais …

… mais le cadre dans toute sa nudité crasseuse.

C’est même pire que crasseux ! Entre la terre, la graisse et la poussière, il y a bientôt plus de saletés que de métal. Allez, go ! Ca doit briller !

Je n’ai pas le matériel pour démonter le pédalier ; il va falloir improviser.

Après un nettoyage à grande eau de tout ce qui ressemble à de la terre, je passe à la méthode HDC-BAD – Huile De Coude et Brosse A Dents : badigeonner la graisse avec un peu d’huile type WD-truc – quoi de mieux que du gras pour diluer du gras – et appliquer une bonne dose d’huile de coude à l’aide de la brosse. Ca passe presque partout, mais je passe quand-même une bonne heure à nettoyer le bas du cadre, les plateaux, et les dérailleurs. Un dernier nettoyage de l’ensemble à l’eau et au savon, et je suis près de la fin… de l’étape nettoyage. Le remontage est en vue.

Je voulais en rester là, mais …

… mais vu que j’ai fait le plus difficile, pourquoi stocker un vélo en kit et le remonter un peu à la fois ? Il ne reste qu’à remonter l’ensemble, mais remonter un vélo – ou quoi que ce soit d’autre – propre avec des mains pleines de cambouis, autant souffler dans un violon. Méthode HDC-BAD appliquée, sur les mains cette fois-ci, puis un bon lavage au savon et à l’eau très chaude, mes mains sont aussi propres que le vélo.

Le remontage peut commencer : garde-boue, éclairage, vissage de la cassette sur la roue arrière, repose des roues, pression des pneus, et remontage la chaîne. Vient ensuite un  premier graissage : roulements, chaîne, plateaux, etc.

J’aurais pu en rester là, mais …

… mais c’est presque terminé. Il ne reste qu’à infiltrer un peu d’huile dans les gaines de câbles et à régler les freins et les dérailleurs avant d’effectuer un petit test pour s’assurer que tout va bien.

Notes pour plus tard

Ce grand nettoyage m’a permis de voir quelques petites choses à corriger :

  • les fils du feu arrière sont cassés
  • les patins de freins arrière sont usés, et les patins avant sont déjà bien avancés
  • le support du garde chaîne ne fait que de la figuration

Je devrais prévoir un nettoyage toutes les deux sorties par temps sec, à chaque sortie sinon, mais personnellement, j’appelle ça un vœu pieux. Une fois par semaine, ça serait un bon début.

Un dernier mot

J’étais parti pour faire ce nettoyage une étape à la fois, en étalant le travail sur la semaine, mais de fil en aiguille, j’y ai passé l’après-midi, soit bien plus que prévu, mais bien moins que si j’en étais resté à mon premier plan.

Enfin, voilà, le vélo est propre ! Il n’y a plus qu’à … repartir le dégu3ulass3r sur les chemins 😀

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Mégamètre!

juillet 11, 2017 Laisser un commentaire

Non, pas de remontée nostalgique de Goldorak. Pour information, je préférais Albator pour son côté épique et, toute proportion gardée, plus réaliste. Hey, j’avais neuf ou dix ans, quoi !

Non, là, je vais parler vélo, juste un peu…

Après un début de saison s’étirant en longueur, avec des arrêts dus à une météo défavorable puis une sciatique chatouilleuse, j’ai retrouvé un rythme à peu près normal. Je suis encore loin des quarante kilomètres quotidiens de l’an dernier, mais je progresse, et surtout, je travaille différemment, en alternant les sessions orientées cardio avec d’autres plus physiques.

Le physique, justement parlons-en. Pas du mien, qui se maintient façon Geebee, mais plutôt celui du vélo. Sur les cinq dernières sorties, trois crevaisons, à chaque fois dans un nid de poule qui a traversé sans regarder. Les poules vont bien, merci pour elles, leurs nids aussi. Dimanche, ça devait être celui d’un hybride de poule croisée avec un émeu. Heureusement que je roule plutôt « souple » – je sais, souple et moi, ça fait trois – sinon j’aurais cassé une jante. Le reste de la mécanique tient bien le choc, même si la chaîne sera bientôt à changer.

Rouler pour rouler, ça peut se faire sur un vélo d’appartement, mais j’aime bien prendre l’air. Sur route, pour l’échauffement ou le cardio, ou sur chemins, je tente de profiter du paysage, et des rencontres intéressantes qui ne manquent pas de se produire. Je passe pour l’instant sur les pok-pok-pok de certains troupeaux groupes de promeneurs dont les bâtons de marche et les babelles font plus de bruit qu’une sortie d’école. Je passe également sur une compagnie de coureurs plus ou moins sportifs qui occupe – dans un apparent désir obsessionnel de possession – toute la largeur du chemin.

Les personnages dont je veux parler sont tout autres. Par exemple, un Border Collie a dû me confondre avec un ovin égaré – surement la barbe ! – vu qu’il m’a coursé, et dépassé, jusqu’à ce que je m’arrête ! Je le savais déjà mais j’en suis désormais certain, il faut toujours parler aux chiens en chien ! Ils comprennent le parler humain, mais par pure amitié. Là, apparemment, un ovin qui parle humain, c’était trop suspect. Après discussion il a dû se rendre à l’évidence – je sais être convaincant – et m’a laissé partir après avoir reconnu son erreur.

Une autre rencontre intéressante était celle d’un cheval de trait, monté à la française. Le bougre avait décidé de rester là où il se trouvait : en travers du sentier. Visiblement, il a eu à choisir entre une séance de méditation impromptue et continuer sa promenade. Malheureusement, je ne parle pas cheval. C’est compliqué, parler cheval : c’est autant vocal que postural, alors face à ce « trait » bien décidé, j’ai dû me résoudre à utiliser les grands moyens et … j’ai simplement attendu qu’il ait terminé son introspection.

Au final, les vrais problèmes sont rares, à part les nids de poule imprudents depuis quelques temps, et je profite de ces sorties sportives pour faire le plein de bon air, de rencontres, d’efforts, de « Oh pétard je suis mort! », le plein de pluie parfois, et souvent d’endorphines.

J’ai un peu bifurqué là, non ? Ok, reprenons.

« Mégamètre ! « , disais-je. Il s’agit simplement du compteur kilométrique. J’ai passé les mille kilomètres, pour être exact mille et sept sur la photo, et douze cent dix à quelques pouillèmes près depuis Dimanche. Ce n’est pas une performance en soi, seulement une étape sympa.

megametre

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Reprise sportive

mars 7, 2017 Laisser un commentaire

Reprise sportive… si on veut. Il s’agit plutôt d’une remise en forme progressive à vélo, entamée l’été dernier.

 

J’ai acheté une espèce de city bike de marque grand public. J’aurais pu choisir un modèle léger, routier, mais j’ai préféré la voie du char d’assaut avec un bidule lourd mais solide, et des parcours sur chemins de terre à peine aménagés, histoire de devoir réellement pousser pour avancer, avec de quelques courtes portions de route.

Après des début progressifs début Juillet, tous les trois, puis deux jours, j’ai allongé les distances tout en sachant rester raisonnable. En Août, je faisais chaque jour deux parcours de quinze ou vingt kilomètres chacun, avant de devoir ralentir le rythme avec la reprise du travail et le raccourcissement des jours en Octobre, et pour finalement arrêter sur problème mécanique, cassette et chaîne cassées. Ensuite, le temps est devenu trop mauvais pour que ce soit intéressant.

Après un arrêt de quatre mois, le temps de récupérer le bidule au SAV, et de laisser passer le gros de l’hiver, j’ai commencé mon décrassage d’avant printemps mi-Février dernier, avec un premier parcours d’une dizaine de kilomètres.

Ça s’est beaucoup mieux passé que ce que je craignais : il faisait presque bon au moment de partir, très chaud une fois lancé, et à part une portion de boue bien gluante entre deux champs, j’ai pu tenir mon rythme sans trop de difficulté.

Une semaine plus tard, second parcours. Il ne faisait pas froid ; c’était pire ! Ça caillait franchement, et ça ventait à écorner les bœufs, contraire en partant, et contraire en revenant. Sans être une galère sans nom, cette session a été bien plus difficile que la première, et je suis arrivé au bout avec l’impression d’avoir les poumons secs comme du talc.

Ne nous laissons pas abattre ; c’est difficile et je m’y attendais. D’un autre côté, si c’était facile, quel intérêt ?

Encore quelques parcours, et je pourrai à nouveau augmenter la distance et, les jours allongeant, faire plusieurs parcours par semaine.

Le but de tout ça ?

Iron man. Non, je déconne !

Retrouver un semblant de forme pour me faire quelques petites randonnées en mode touriste sur plusieurs jours, avec l’équivalent moderne d’une canadienne (l’abri, évidemment), et un peu de ravitaillement.

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