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Avoir une belle plume…

17 décembre 2019 1 commentaire

Je n’avais pas vraiment d’article pour cette semaine. Juste une grosse fatigue post-nano, le lave linge à nouveau en panne, … Heureusement, la sciatique s’est un peu calmée et j’ai pu mouliner un peu sur mon « home-trainer » ce matin.

Pas d’article… En temps normal, j’aurais pu m’appuyer sur un petit stock de brouillons écrits en avance, mais là le stock est vide.

Pas trop d’idée, donc, et puis j’ai reçu cet article acheté il y a plusieurs semaines. Ça aurait pu être par « Mamazone » ou « Il-baille », mais tout ne se fait pas forcément par le web marchand.

NaNoWriMo terminé, donc, avec un peu plus de 81k. Je suis content du score, encore que j’aurais pu faire plus. Par contre, c’est la soupe habituelle, avec par dessus un plot qui m’a donné du mal. Un ami a dit, il y a quelques années, que j’ai une belle plume. Merci à lui, mais cette année, non, bof. Impossible ! Mais bon, une victoire tout de même.

Dire que certains écrivent au stylo, à la plume ou à la machine à écrire !

A l’école, j’ai appris à écrire à la plume. Aucune oie ne s’est vue amputer d’une de ses précieuses rémiges pour mon apprentissage ; il s’agit des fameuses plumes « Sergent Major » qu’il fallait alimenter en les trempant dans un encrier en porcelaine blanche calé dans le plateau du bureau.

Gare à celui qui tombait en panne sèche au beau milieu d’une dictée ! Et que ce reste de bout de fin de craie qu’on a voulu faire durer au maximum ne s’avise pas de rouler plein ralenti pour piquer une tête, l’air de rien, dans le liquide bleu. De l’encre dopée à la craie ? Autant écrire avec du goudron. Ça colle en grumeaux sur la plume, ça tâche le papier, et au mieux, bonjour la remontée de bretelles !

Je n’aimais pas écrire à la plume. Je préférais le stylo, bien plus propre, plus prévisible, plus maniable. Même en appuyant comme une brute, le stylo écrivait. Avec une « Sergent Major », qu’on appuie un poil trop fort, et elle nous gratifiait de ce petit ‘tic’ d’agonie avant de dégobiller toute l’encre qu’elle pouvait avoir en réserve.

Plume ou stylo à bille, mon écriture a toujours été infâme. Bonjour la belle plume ! Entre pattes de mouches, cunéiformes, cursives arrondies à l’extrême ou vaguement orientales ou encore bouillie impossible à déchiffrer, même pour moi.

Je soupçonne être un gaucher contrarié, car j’ai le souvenir très net d’avoir jusqu’à l’école élémentaire toujours tenu mes crayons de la main gauche, cahier penché vers la droite, jusqu’à cet échange à la rentrée :  » Tu es gaucher ? – Euh, non ? » J’avais du mal à m’imposer face à l’autorité, à l’époque. Bref…

Bref, revenons-en à la « Sergent Major ». Plus tard, au collège, le stylo-plume a réussi à marier l’autonomie du stylo bille aux désagréments de la plume. Plusieurs marques, plusieurs tailles et dessins de plumes, à cartouches longues ou courtes, certains à « pompe ». J’ai fini par m’y faire, mon écriture ne s’est pas améliorée, mais j’ai utilisé ces bidules jusqu’à la fin de mes études.

Cela fait maintenant plus de vingt cinq ans que j’écris au stylo bille, gel de préférence, sinon bic standard ou quatre couleurs, mais je regrette toujours le modèle de stylo-plume que j’ai utilisé à partir de la seconde. Épais comme un doigt, un peu cher, mais assez solide, en plastique noir, et muni d’une agrafe orange « pétant » qui, elle, finissait invariablement par casser, et que j’ai fini par enlever dès l’achat.

Il doit me rester quelques cartouches quelque-part, mais mon stylo-plume d’étudiant s’est perdu au fil de mes déménagements. Il n’est plus fabriqué, mais a été remplacé par des modèles plus « modernes », lire ici couleurs acidulées, pastel au mieux, et de surcroît en plastique cassant, à jeter et remplacer rapidement.

J’ai fini par trouver quelque-chose d’approchant dans les petites annonces, un peu fin, sans marque, soi-disant écologique car fabriqué en bambou. Il n’utilise pas de cartouches – c’eût été tout sauf écologique – mais un réservoir à pompe. Du coup, j’ai dû attendre quelques jours avant de l’essayer, le temps de trouver un flacon d’encre.

Pourquoi cet achat ? A cause d’une discussion il y a quelques années, pendant laquelle une nanoteuse m’a prêté pour quelques minutes un stylo plume de très bonne facture. Ça m’a rappelé mes « Waterman » , en largement mieux.

Il va me falloir un peu de temps pour m’habituer à nouveau au glissement de la plume sur le papier, mais j’ai pour le moment adopté une écriture à peu près lisible, pas trop serrée, en tentant de rester « souple », histoire d’éviter de donner à mes lettres l’informe du gribouilli. Avoir « une belle plume ». Mouip… sort of…

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Mon setup pour écrire

26 novembre 2019 Laisser un commentaire

Novembre, chez-moi, c’est … Oui, je sais, depuis le temps que j’en parle, mais c’est le mois de l’écriture quand même !

L’écriture, ce n’est pas que quelques dizaines de milliers de mots deux fois par an. C’est aussi des formats beaucoup plus courts, et ce blog.

Je peux écrire à peu près partout, une terrasse de café, le midi sur ma pause, le soir, dans un train, sur mon canap, mon bureau … Qu’importe tant que je parviens à m’isoler dans ma bulle.

Pour l’aspect « technologique », je pense donner dans le classique, ou à peu près. Mon « setup » est à peu près stable depuis plusieurs années, mais avec le temps et l’expérience, des améliorations sont toujours possibles.

Papier / stylo

J’ai presque toujours sur moi un carnet de type Moleskin sur lequel j’écris comme ça vient. Articles de blog, scènes alternatives pour mes écrits passés, mes notes sur les dernières session de nanotage, des idées pour la suite, des débuts de commencement de fiches persos , des noms de lieux, bref, tout ce qui me permet de m’y retrouver plus tard, lors de la relecture. Beaucoup d’articles de ce blog ainsi qu’une bonne partie de mes « one-shot »sont nés dans un de ces carnets. « L’Assistante » ou « Un dernier, avant la retraite » par exemples. Ça peut se faire sur un coin de bureau, mais j’aime quand ça se passe dans un café, en terrasse, ou lors d’un repas en solo ou d’une pause dans un de ces lieux que j’apprécie pour leurs diversités culturelles et humaines.

Écran / clavier

Écrire sur smartphone ou sur tablette via un clavier virtuel est trop aléatoire, rapport à mes mimines de judoka bassiste. Il me faut forcément un clavier physique.

Je n’utilise pas de logiciel spécifiquement dédié à l’écriture, même si j’ai commencé à évaluer Scrivener à l’occasion d’une réécriture. Manuskript est également sur ma liste d’applications à tester. Ce dernier est un logiciel libre, et ça comptera pour beaucoup, mais pour le moment, Zim me convient tout-à-fait, même si il lui manque quelques petites choses. Je pourrais également utiliser un simple éditeur de texte, et c’est bien ce que j’ai fait lors d’une bonne première moitié de mes participations au NaNoWriMo.

Qu’importe le flacon, tant qu’on nanote au kilomètre. Un fichier par jour, les chapitres pas forcément titrés – je chapitre hors nano – et les scènes séparés par un simple « —- » et les scenes éventuellement préfixées par le lieu et/ou les persos qui y prennent part.

Réécriture et correction

La correction de mon premier nano a été riche d’expérience de ce qu’il ne faut pas faire. Ma méthode est maintenant assez classique : réécriture, ajouts et même des suppressions de scènes. J’en profite pour sortir ce que j’appelle mon « rétro-syno », un résumé de chaque scène maintenant numérotées de dix en dix, en prévisions d’éventuels nouveaux changement.

J’utilise les mêmes outils que pendant l’écriture. Zim se prête assez bien à l’organisation du texte, grâce son côté outliner, ainsi qu’à la navigation entre les dernières pages modifiées, via ses « breadcrump » ( fil d’Ariane en fr/fr).

Une fois à peu près satisfait du texte, grammaire et orthographe sont corrigés à l’aide du site Scribens, et le texte corrigé est collé dans un traitement de texte, où de nouvelles coquilles apparaissent fatalement.

Ce premier « gros » texte a été une bonne expérience. Il m’a donné la confiance nécessaire pour les participations suivantes au challenge, et l’expérience de ce qu’il ne faut pas faire lors d’une correction.

Un cas un peu plus complexe

Pour le chantier suivant, c’est un peu la galère. Il s’agit de mes second et troisième romans qui se déroulent en parallèle. Avant de m’attaquer à la réécriture proprement dite, j’ai un gros travail de préparation en cours, à commencer par une bonne remise au carré des chronologies, et la remplacement de quelques artifices bien pratiques en période de nano, mais un trop hors limites pour rester à peu près crédibles. C’est de la science fiction, mais tout de même…

Mon setup doit s’adapter. J’utilise un simple cahier 24×32 premier prix. Je suis reparti du rétro-syno rédigé lors d’une relecture et de l’enchaînement des scènes pour bâtir un plan d’ensemble. J’en suis à la seconde itération de ce plan, et je suis encore loin d’être satisfait.

A venir…

J’ai commencé à utiliser la version d’essai de Scrivener, mais Manuskript semble être une bonne alternative. Pour l’un comme pour l’autre, il faudra voir si ma Remington sait les faire tourner. Ce netbook est maintenant très ancien et limité tant en puissance processeur qu’en mémoire. Le cas Scrivener est particulier, vu que c’est un logiciel pour Windows, et qu’une surcouche logicielle – Wine – est nécessaire sur mes machines sous Linux. A tester.

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Deux pages blanches se sont invitées

3 septembre 2019 Laisser un commentaire

Deux pages blanches dans un calepin
Deux pages blanches se sont invitées dans ma routine…

Deux pages blanches se sont invitées alors que je préparais mon agenda pour le mois. Génération spontanée ? On pourrait en écrire, du texte sur ces deux pages ! Pile entre la page de la dernière semaine d’Août et la page mensuelle de Septembre, ça ressemblerait plutôt à un acte manqué. Remarquez, elles tombent bien ces pages blanches, en plein milieu de mes congés, que j’aimerais, pour une fois, appeler des vacances.

Le bonheur est un souvenir

L’an dernier, mon escapade Bretonne, ou Pays-de-Loire-esque – je m’y perds toujours, en géographie – m’a fait le plus grand bien, mais s’est avérée trop courte, et la rentrée a vite fait de renvoyer ce bien-être temporaire au rang de souvenir agréable. A peine deux mois plus tard, j’étais rincé, vidé.

Le bonheur est un souvenir, non ? Allez, vous avez quatre heures.

Des vacances au sens primaire

Celui où la vie réelle n’est pour la plus grosse part qu’une gène dont on se débarrasse pour quelques temps. Au sens où l’on a temporairement abandonné la barre de la vie habituelle, normale, sérieuse, en laissant le poste de pilotage inoccupé, vacant.

La vie peut nous rattraper très vite, mais il y a dans cet abandon d’une partie de ce qui nous fait, de nos actes habituels, de nos pensées quotidiennes … l’opportunité non pas se saisir d’autre-chose, mais plutôt de lâcher prise. Tout peut alors reprendre sa place juste. L’instant, le lieu, l’être, l’autre, la vacuité peut-être. Trop abstrait ? Peut-être, mais peut-être aussi est-ce la bonne période pour y réfléchir et s’en emparer.

Vacances de soi…

… Et si c’était ça ? J’ai ce luxe que mes enfants sont assez âgés pour ne pas avoir besoin de moi au quotidien. Partant de là, je n’ai plus à remplir mon propre rôle. Je peux cesser d’être moi, celui du quotidien du reste de l’année.

Être autre, du moins, oser, essayer, tenter l’expérience, sortir de sa zone de confort aussi. Découvrir dans quelle direction emmener ce navire qu’on a laissé vacant et pourquoi pas, en changer, pour un autre moins encombrant, plus léger, plus maniable.

Changer de cap plus facilement, plus souvent, se poser discrètement, ni vu ni connu, suivant l’envie ou le besoin. Un petit esquif, réel ou figuré, avec peu de place pour le superflu, mais énormément plus pour l’essentiel. L’émerveillement, l’instant, les rencontres, les amis …

Deux pages blanches se sont invitées dans ma routine

De quoi en écrire, du texte, qu’il ait un sens, ou non …

Deux pages blanches plus très blanches
… Et je me suis laissé prendre.

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Un gros chantier : « L’Arracheuse d’Âmes »

20 août 2019 Laisser un commentaire

J’ai enfin entrepris de retravailler deux de mes nano-nouvelles, « L’Arracheuse d’Âmes » et « Blocus », écrites en 2011 et 2012. Enfin, écrites… il faut voir. Les cinquante mille mots ont bel et bien été dépassés, mais à la relecture, ce n’est pas fameux. Le travail sera plus une réécriture qu’une correction, mais une chose à la fois.

Deux nouvelles ?

Ces deux nouvelles se déroulent sur une seule et même période de temps, avec trois points d’adhérence. Les fusionner, ou du moins les traiter en parallèle est vite devenu une évidence, d’autant plus qu’elles jettent les bases de nouvelles ultérieures.

Un plan ?

Depuis mon premier NaNoWriMo, j’écris en mode panster. Pas de plan, pas de préparation avant d’entamer l’écriture. Ça me permet de découvrir mes personnages et mes plots au fur et à mesure, ce que je trouve bien plus intéressant que d’écrire en suivant un plan, scène par scène. Par contre, tout n’est pas au carré, à commencer par les chronologies que je vais devoir accorder, et pour cela il me faut un plan une espèce de chronogramme. Ok, appelons-ça un plan. Pour le moment, j’ai noté les scènes et leur enchaînement. On peut dire que c’est… touffu, mais oui, je vais le faire, ce plan.

Show, don’t tell

Pour le moment, le texte est un vrai brouillon, mais avec du travail, ça va s’éclaircir. Il y a un adage qui dit « Show, don’t tell » , ou  » Montrer, et non dire ». Bon, j’ai fait tout le contraire. Lors de Nanovembre, même si ça s’atténue avec le temps, j’ai toujours peur de ne pas avoir le temps de terminer avant la fin du challenge, alors j’ai simplement écrit des passages entiers de description de mon univers tel que je le concevais alors : politique locale et globale, économie, justice, et ainsi de suite. En volume, c’est une peu plus que peanut, et chacun de ces passages tombe comme un cheveu dans la soupe.

Et maintenant … ?

Il reste de très gros « détails » à régler, dont ce fameux plan, et entériner ou non la fusion des deux nouvelles. Sur ce point, j’ai souvent changé d’avis, dans un sens comme dans l’autre. Du coup…

Allez, on verra bien.

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« L’Ordre des Mères » : ça avance

6 août 2019 Laisser un commentaire

Je n’y ai pas retouché depuis des semaines, cf. mon billet précédent, mais ça y est, ma nouvelle « L’Ordre des Mères » est presque prête.

Enfin … prête, il faut voir. Nettoyage, élagage, réécriture, comme pour « Page Blanche », comme tous mes one-shots, mais j’hésite toujours. Pétard non, je n’hésite pas, je flippe ! La diffusion de « Page Blanche » est restée confidentielle, sur un blog privé partagé avec quelques amis puis sur un forum assez calme, et même si les retours en sont encourageants, je flippe rien qu’à l’idée de la diffuser plus largement. Alors, une nouvelle encore toute fraîche…

Revenons-en au début de ce bidule. Presque au début, après « Page Blanche », était « L’Arracheuse d’Âmes », puis « Blocus ». En passant, j’ai repris la préparation de la réécriture de ces deux-là, méthode papier/crayons/post-its et adhésif avant d’entamer le tapuscrit. Ces deux premiers opus ont été suivis d’autres nanotages dans le même univers S-F des « Chroniques de l’Arc » – oui, il fallait bien lui trouver un nom, à ce machin que je développe depuis des années. « L’OdM » n’en est qu’un simple spin off… Aucune science fiction là dedans, à part un petit peu pour le premier chapitre, mais il faut bien poser les choses, ici au sens propre.

« L’OdM’ est comme un meuble entre ses deux premières couches de cire, où les gros défauts ne vont pas tarder à apparaître. Je les vois déjà ces défauts, et peut-être que d’autres pires encore deviendront visibles.

Finalement, je suis peut-être trop près de mon ouvrage. J’en connais les coins et les recoins, les passages qui m’ont demandé le plus d’efforts, ceux qui auraient pu me faire lâcher l’affaire, ceux qui me donnent envie de me cacher la tête dans un sac…

Il va pourtant bien falloir le libérer, ce texte…

… Reste à trouver la bonne forme pour le faire. Je tiens assez à ce que ça se fasse ici, sur ce blog, à moins que je ne réactive « Dr John and Mr Butch3r », blog privé, ouvert à quelques amis proches pour y livrer mon texte chapitre par chapitre, et en recueillir directement un retour. Mais bof… Gérer un second blog ne me tente pas plus que ça…

Ça risque donc fort de se passer ici, mais ça va demander quelques aménagements…

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Quelques surprises à la relecture

23 avril 2019 Laisser un commentaire

Le Camp NaNoWriMo d’Avril est pour moi une occasion d’approfondir mes persos, et de me lancer dans l’écriture de scènes alternatives à ce que j’ai fait pendant Nanovembre. Ce sont les « Tranches de Vies ». Cette année ne déroge pas à la règle.

Courant Mars, en préparation, j’ai pris l’habitude de relire pour la première fois mon nano-roman de Novembre. L’effet est toujours bizarre, un peu comme quand, des décennies plus tard ( oui, j’ai l’âge d’écrire « des décennies plus tard » ) , on relit un roman presque oublié. Impression un peu dérangeante également, car la la grosse différence avec la redécouverte d’un roman, tient à un côté « C’est moi qui l’ai fait », façon fausse pub des Nuls avec Valérie Lemercier (je vous laisse retrouver la vidéo). Cette année, c’est encore vrai, mais c’est aussi un peu l’esclafe.

Le début de mon texte est farci de mots bizarres, comme « normErnstement », « générErnt », et ainsi de suite. Après m’être bien « gratté la tête » en essayant de comprendre, j’ai percuté.

J’ai simplement eu du mal à trouver un nom pour un de mes MCs. Al est devenu Ezéchiel (un grand merci aux générateurs de noms), Zek, puisv Iz pour enfin se fixer, allez savoir comment, sur « Ernst ».

Avec autant de noms pour un même perso, j’étais certain de me perdre à la relecture – vous savez, ces moments « WTF » où on se demande ce qui a bien pu nous passer par la tête. Je devais être particulièrement fatigué ce jour-là, car pour corriger le soucis, j’ai procédé à un rapide remplacement en masse. Je n’en suis pas fier, mais on appellera ça un instant « LOL ».

J’ai également retrouvé quelques-un des mots à placer lors des NDDLE auxquelles j’ai participé, comme « compendieusement« .

Dernière surprise presque oubliée, j’ai dû décider au dernier moment du nom d’un navire. Je voulais  un « Marie-Quelque-chose » et, coup fumeux du hasard, c’est le « Marie Jeanne » qui en est sorti. Si-si !

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Neuf vies

2 avril 2019 Laisser un commentaire

Casque verrouillé, moteur chaud, il est grand temps de partir, sous peine de manquer le début du match. Première, seconde, troisième … les vitesses s’enchainent, et bientôt, premier virage. Un léger dérapage de l’arrière, le pilote reprend sa ligne. Feu vert, de nouveaux virages, gauche, droite, une priorité à droite avant la sortie du village, puis une très longue courbe.

Tout va bien. La légère glissade de tout-à-l’heure est presque oubliée. Route ouverte, des champs de part et d’autre, avec seulement quelques véhicules très espacés. La machine est bien réglée, les pneus sont presque neufs, le moteur a du répondant, doubler ne pose pas de problème.

A l’approche du rond-point, freinage énergique. Une automobile passe en force, puis …

Réveil en sursaut. Installé dans son fauteuil, le motard a froid malgré son épais blouson.

 » Pétard, j’ai failli manquer le match, soupire-t-il.

– Tu vas le manquer, c’est certain.

– Ca va être juste, mais je vais y arriver. Et puis tu me connais…

– Je te connais, jouer les pilotes, rouler pleins gaz, c’est ton truc. Tu as pensé que tu peux te planter pour une bande blanche un peu humide, un lapin ou une taupe que tu voudras éviter ?

– Bah, tu sais bien que j’ai neuf vies, comme les chats. Il ne m’arrivera rien. Allez, à plus.

– Comme le jour où tu as guidonné comme un débutant ?

– C’était il y a très longtemps. J’ai de l’expérience, maintenant.

– Et la voiture qui t’a grillé la priorité…

– Tu es venu pour me casser le moral ou quoi ?

– Réfléchis bien. Combien de fois tu t’es planté ?

– Six ou sept, pas plus. Et puis, fous-moi la paix ! Et éteins la lumière en partant.  »

Au bord du champ, L’épave de sa machine littéralement plantée devant lui, le motard s’étonne de n’avoir mal qu’à l’arrière train.

 » Et de huit ! « 

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