Archive

Archive for the ‘Outillage’ Category

Une relique : un Vernier au dixième

février 5, 2019 Laisser un commentaire

Un pied à coulisse numérique est chose courante depuis des années maintenant. Alimenté par une pile trois volts, il permet d’effectuer des mesures précises au dixième, voire pour certains au vingtième de millimètre près. Le mien affiche les mesures au choix en millimètres ou en pouces.

Le problème avec ce type d’instruments numériques, semble-t-il, est que la pile sera forcément à changer à la prochaine utilisation. Or, la prochaine utilisation, c’est très souvent maintenant, là, tout de suite, et on est « joint ». Heureusement, même sur un pied à coulisse numérique, les graduations sont sérigraphiées sur le réglet, également en unités métriques et impériales. La précision descend alors en demi millimètres ou en quart de dixième de pouce, avec une bonne vue. En passant, je pensais qu’un pouce était subdivisé en huit sous-unités, mais ici, j’ai vérifié, c’est bien dix. A vérifier, donc.

J’ai appris il y a … fort longtemps à utiliser un pied à coulisse à Vernier au dixième. Aussi, lorsque j’en ai trouvé un simplement suspendu par un clou sur un mur, j’ai décidé de lui offrir une seconde chance. J’aurais tout aussi bien pu en acheter un neuf pour quinze à cinquante euros suivant la qualité, mais pourquoi acheter quand on peut réutiliser ?

L’engin

Totalement analogique, sans pile, ce pied à coulisse à Vernier apporte une précision d’un dixième de millimètre. En acier inoxydable, il est assez massif, mais pas beaucoup plus que son homologue « moderne ». On peut dire que c’est du costaud, malgré tout ce qu’il a pu subir. Il est gradué en unités métriques uniquement, mais bon, les inches ne m’ont pour lors jamais servi, et par ailleurs, un pouce, c’est ce qui sert d’appui quand on joue de la basse.

Etat du bousin et nettoyage

C’était sensé être de l’acier inoxydable, mais il y avait (et il y a encore) tout de même quelques traces de rouille, en plus des autres saletés. Le curseur bloquait à environ deux centimètres, la vis de blocage et les deux vis de réglage étaient grippées.

Après une bonne dose de dégrippant, je suis tout de même parvenu à desserrer les vis et à libérer le curseur du réglet. Les vis de réglage n’ont pas daigné sortir de leurs puits, mais comme elles ne bloquaient plus, j’ai décidé de leur donner raison.

Le réglet et le curseur après désassemblage. A noter la crasse à l’intérieur du curseur.

Gros plan sur le réglet.

Le curseur est bien abîmé, mais les surfaces de contact avec le réglet sont plus que correctes une fois toute la crasse retirée.

Après un second nettoyage au dégrippant puis à l’alcool, il restait encore pas mal de taches et un peu de rouille. Je n’ai pas insisté par crainte d’effacer la sérigraphie. C’est un vieil outil, alors autant lui laisser son air de vieil outil. Après avoir appliqué une fine couche d’huile fine essuyée au chiffon, le remontage s’est fait sans problème.

Une fois les vis de réglage ajustées, le jeu est minime. Par contre, il reste un blocage vers la moitié du réglet que je ne parviens pas à supprimer sans créer du jeu et donc de l’imprécision dans les mesures.

Les jauges de profondeur : version Vernier en haut, version numérique en bas

Après remontage : version Vernier à gauche, numérique à droite

Au final

J’utilise très peu la version numérique. Je la réserve pour ce que mon vernier ne peut pas faire : mesures du diamètre d’un alésage de moins d’un centimètre et mesure de profondeur. Pour le reste, même s’il a l’air de ce qu’il est – un très vieil outil « dans son jus » – le vernier suffit amplement pour peu que l’éclairage soit suffisant. C’est le plus important, non ?

Publicités
Catégories :Outillage Étiquettes :
%d blogueurs aiment cette page :