Bye Facebook !

février 27, 2018 3 commentaires

J’en ai déjà parlé ici et ailleurs : je suis fâché avec Facebook.

Je voulais quitter le réseau social de la Firme début Décembre dernier, mais j’ai eu quelques contre-temps, et je souhaitais retrouver les urls de plusieurs sites web que je suivais via FB. Les raisons de la discorde ? Elles sont connues, et je suis loin d’être le seul à les subir.

La question de l’identité

D’abord obligation d’utiliser son nom réel, ce que beaucoup ne respectent d’ailleurs pas, et avec raison. Ceux qui sont « découverts » se voient offrir l’obligation de donner leur identité réelle, ou de quitter le réseau social.

Je blogue sous pseudo, j’écris sous pseudo, je participe à des forums sous pseudo. Je fais le distinguo entre ma vie privée, ma vie online et ma vie professionnelle, même si parfois il y a quelques adhérences, sans conséquences pour qui que ce soit.

Je pseudonyme, c’est comme ça. Ce n’est pas être anonyme, loin de là. Pour ceux à qui ça ne plaît pas, et bien tant pis ! Online, je suis moi, et IRL je suis… et bien je suis moi aussi; mais avec un costume différent.

L’application FB sur mobile

Cliquez sur un lien dans votre fil d’actus, puis revenez dans l’application, et hop, cette saloperie actualise le fil d’actus et remonte tout en haut. L’ordre des posts n’est en général pas conservé. Je ne sais pas pour vous, mais ça me gonfle. S’il y a des paramètres pour ça, je ne les ai jamais trouvés. La version web n’est pas mieux lotie.

La chronologie dans les fils d’actualités

Autre gros problème, l’ordre et le contenu des posts affichés par FB.

Ordre Chronologique ? Ah non, par défaut, c’est « A la Une », l’ordre décidé par la Firme, ou ses algorithmes (ça revient au même).

Intérêt du contenu ? Là aussi, c’est la Firme qui décide de ce qui va m’intéresser.

Le contrat de la Firme

Dernier point, et non des moindres. Je sais bien qu’il y a un contrat à accepter pour s’inscrire sur Facebook, et je l’ai accepté en m’inscrivant (on apprend de ses erreurs), mais ce contrat est abusivement en défaveur de l’utilisateur, et peut changer sur décision unilatérale de la Firme. Ce contrat stipule, entre autres, que la Firme fera ce qu’elle veut de vos données, y compris les utiliser à son profit, et même les revendre à des tiers.

Je passe sur le principe de vie privée ; la Firme s’en cogne comme de la première cap… couche culotte de son CEO.

Bien sûr, quitter Facebook n’est pas sans effets de bord.

« Si tu quittes FB, tu vas t’isoler »

M’isoler de Facebook ? Chouette !

Loin de m’isoler, quitter FB me libérera du temps de cerveau. Non pas que j’y passe des heures chaque jour, mais c’est déjà trop.

Le temps libéré sera utilisé pour regarder de vidéos de bébés chats sur you-cylindre-alésé lire, créer, discuter, bref, faire des choses plus utiles.

Les groupes

Tout n’est pas à jeter sur FB. Je suis abonné à quelques groupes et quelques personnalités intéressants. La plupart ont des sites web, blogs, etc. Pour les autres, et bien, j’ai fait un choix. Je trouverai mes informations d’une autre manière.

Les amis

Il ne s’agit pas ici de simples contacts FB, mais d’amis. Pour une partie, je peux les contacter par mail, via leur site web ou leur blog. Enfin, il y a ceux que je connais IRL.

Effet Bonus

Je n’ai jamais eu à gérer quelque bullying que ce soit sur les réseaux sociaux, mais certains commentaires sur des sujets sensibles me donneraient presque envie de péter des rotules par lots de deux et faire sauter des ratiches à coups de lates.

Des raisons de s’énerver en moins, c’est cool, non ?

Et maintenant ?

Facebook et Instagram sont les derniers réseaux « sociaux » qu’il me reste à quitter.

Ce sera chose faite Vendredi soir.

No Facebook

Creative Commons License

Publicités
Catégories :internet Étiquettes :

Modder une table de salon

février 20, 2018 Laisser un commentaire

Ça y est, ma table de salon est mobile ! Pas d’électronique, pas de radio-commande, rien, mais revenons au problème de départ : ma grotte ressemble plus à un Tandy Shop mal tenu qu’à un logement. J’y travaille un peu à la fois. Le projet « Établi » y participe.

Alors, cette table de salon ?

Elle fait très bien son travail de table de salon : j’y entasse revues, bouquins, télécommande, calepins, un peu d’électronique, etc. Ça, c’est la partie émergée de l’iceberg. Les neuf dixièmes sont en dessous du niveau de la mer plateau : quelques carcasses d’ordinateurs, des bouquins, diverses mallettes, une TI 92, et un écran plat. Je crois que c’est tout.

Les ennuis commencent ici, par la case ménage. Quand je nettoie mon antre, avant de bouger la table, il faut commencer par déplacer tout l’écosystème de l’étage inférieur. Bien entendu, il faut ensuite tout remettre en place ! (en place, en place, sort of…)

La solution la plus évidente serait de ranger tout ce bazar, sauf que, … pas de place pour le moment, et puis la nature ayant horreur du vide, l’espace rendu vacant risque de se remplir très vite.

Ma solution : un plateau roulant

Le plateau roulant résout deux problèmes :

  1. Je n’ai pas à lever la table pour la déplacer. Mes lombaires disent merci.
  2. En déplaçant la table, je déplace le foutoir.

Le plateau doit sera constitué d’un « fond » encadré par dessus et par dessous. Le cadre supérieur permettra de caler les quatre pieds. Enfin, la face inférieure recevra deux renforts, toujours en carré de pin.

La mobilité sera assurée par six roues de diamètre 4cm sans frein.

Les matériaux

Le plateau de la table mesure 120 par 75 cm, mais 117 par 72 cm au niveau des pieds.

Je dispose de trois planches de pin/sapin de 30 x 160 cm, et d’un bon stock de carré de pin de 17x17mm.

L’assemblage se fera à la colle à bois et sera renforcé par des vis auto-foreuses. Auto foreuses, certes, mais ça qui ne dispense pas de pré-percer (le pin s’éclate très vite).

Construction

Les trois planches sont solidarisées entre elles et sur mon établi pliant avant d’être coupées à la scie circulaire à 117 cm de long, et 24 cm de large (24×3=72, cqfd).

Le cadre supérieur est fixé à la colle à bois et vissé par dessous le plateau. Ainsi, les vis ne sont pas visibles une fois le plateau terminé. Le cadre est encoché aux quatre coins pour caler les pieds de la table. Une fois sec, retourner l’ensemble et installer le cadre inférieur et les deux renforts centraux, toujours avec le duo gagnant colle à bois / vis.

Pour terminer, les supports des roues sont collés sous le plateau.

plateau_assemblé_320.jpg

 

Sapin + colle à bois + soleil = problème !

L’assemblage n’est pas parfait. Il y a des différences d’alignement, c’est carré, brut d’assemblage, mais le problème n’est pas là. Avec de l’huile de coude et une bonne séance de ponçage, on peut améliorer l’aspect général.

Ce plateau a été réalisé cet été, sous un auvent, mais en plein cagnard. Pendant le séchage de la colle, l’un des coins a été exposé au soleil et s’est gondolé d’un gros centimètre. Plutôt que dévisser, décoller, nettoyer et recommencer l’ensemble, j’ai légèrement dévissé le coin mal fait, séparé le coin du cadre inférieur, injecté de la colle, resserré les vis et remis le tout à sécher sous contrainte, avec l’aide de quelques kilos de fonte de levage.

Mise en forme

Ce plateau est « carré » de partout, les coins ne suivent pas l’arrondi des pieds, le bois est brut, bref même si c’était prévu, c’est moche.

J’ai donc poncé la tranche du plateau à la ponceuse vibrante.  Une fois la tranche uniforme, rectiligne et bien plane, j’ai poncé les deux faces du plateau. Enfin, tous les angles visibles ont été arrondis, toujours à la ponceuse vibrante.

plateau_mis_en_forme.jpg

Vernis ou lasure ?

Peu importe. Mon bidon de cinq litres de lasure en gel est loin d’être vide. J’en ai appliqué cinq couches, avec ponçage à l’abrasif fin avant chaque couche. C’est beaucoup d’efforts, mais le résultat est à la hauteur, avec un aspect très légèrement brillant.

plateau_après_lasure.jpg

Le résultat

Une fois les roues fixées sous le plateau, un peu d’autoflagellation s’impose. Le résultat est plaisant, mais présente plusieurs défauts :

  • Quelques vis ajoutées pour dé-gondoler le plateau sont toujours visibles. Je compte les masquer avec un mastic que je n’ai toujours pas acheté, six mois après.
  • Les coins sont arrondis, mais quelques morceaux de bois ont été éjectés lors du ponçage. Le pin est facile à travailler, mais c’est un bois assez fragile, qui marque vite et s’éclate très facilement.
  • Les pieds de la table sont calés mais sans plus, et il y a un peu de jeu. C’est à peu près invisible, mais pour moi c’est aussi visible que le nez au milieu de la figure.
  • La lasure était sensée être de la même teinte que le bois. En réalité, elle est quasiment incolore. Je pense re poncer avant d’appliquer plusieurs couches de lazure de la même teinte que la table. A voir l’été prochain.

Au final, je suis quand-même très satisfait du résultat. Ce plateau sur roues remplit totalement sa mission, avec un petit plus : comme les roulettes ne sont pas visibles, ça donne un effet de lévitation assez sympa.

plateau_in_situ.jpg

 

Creative Commons License

Catégories :diy Étiquettes :

Projet Etabli : mon équipement

février 13, 2018 Laisser un commentaire

Quel bel atelier ! Dégauchisseuse, scie sur table, défonceuse, des murs entiers de pegboards généreusement dotés en outils de tous genre, un stock de bois pour des mois, des étagères entières de consommables… Et cette odeur si particulière du bois !

La découpe est impeccable. C’est beau comme un camion rouge un soir d’incendie. Je raccroche le saumon sur le mur et …

20120522-DSC00286-2 (7258107438)

 

… « Et là, c’est le drame ! » Le réveil sonne, on n’est pas en week-end, il faut vraiment se lever. J’obtempère, éteins la sonnerie, me lève et BANG ! Un bon coup de tête dans la mansarde ! Ou plutôt l’inverse. L’étage est mansardé à tel point que les chambres ne devraient pas compter comme pièces habitables, et au rez-de-chaussée (mpf ! La chaussée est à trente ou cinquante mètres ! ) le plafond culmine à deux mètres dix.

Mon logement est petit, mais me suffit en tant que logement. A quelques détails près, je l’adore. Par contre, pas de place pour un atelier, et qui dit pas pas d’atelier, dit pas de dégauchisseuse, pas de scie sur table, pas de stationnaire, etc. Je dois me contenter de l’ordinaire et d’un stock limité.

Des choix s’imposent, mais comme j’adore travailler le bois, j’ai dû investir, petit à petit un peu d’argent, et encore plus de temps à rechercher les meilleurs occasions et le meilleur rapport qualité/prix.

Les prix, justement

Éclusons tout de suite les lieux communs :

  • Oui, ça coûte
  • Oui, on peut trouver du très bon outillage à presque pas cher
  • Inversement, il se vend des daubes extrêmes payables en échange d’un rein

Ma première perceuse m’a coûté l’équivalent de vingt euros, et à duré une bonne quinzaine d’années. Celle de mon père a duré vingt ans de plus, mais le prix était bien plus élevé. Il ne l’a remplacée que parce qu’on ne sait plus à qui il l’a prêtée.

D’un autre côté, je ne mettrais pas plusieurs centaines d’euros pour une perceuse, même équipée d’un E2PZ miniaturisé 😛

Comme dans beaucoup d’autres domaines, on peut casser sa tirelire, vendre sa voiture et acheter le top du top. C’est rapide, mais dispendieux, et souvent surdimensionné voire totalement inutile. Je ne compte pas construire une armoire normande ni – special hint pour Pauline – une horloge comtoise  ( et oui, j’ai enfin lu quelques-uns de tes romans ). Il me faut donc de l’abordable, du basique mais efficace, avec un prix correct.

Pour un outil électrique ou portatif, ce sera quelques dizaines d’euros, et pour le reste, et bien ça dépasse dépend. Un saumon, c’est quelques euros, un jeu de tourne-vis idem, etc. Par contre certaines pièces doivent tenir dans le temps sans se dégrader, par exemple les douilles pour une clef à cliquet. Dans ce cas, je n’hésite pas à mettre le prix pour avoir la bonne qualité, en restant raisonnable.

Le tout mis bout à bout peut très vite représenter quelques centaines d’euros, mais je n’ai pas tout acheté d’un coup, et je n’ai tout simplement pas tout acheté. J’ai commencé par emprunter ce qui me manquait, puis je me suis équipé petit à petit, au fil des années, soit en achetant, soit en récupérant.

N’hésitez surtout pas à faire plusieurs magasins et grandes surfaces spécialisées, et à parcourir leurs sites internet, sans oublier les vide-greniers et les ressourceries. Et si une bonne  occasion se présente pour quelque-chose d’absolument nécessaire pour plusieurs projets, ponctionnez votre bouteille et foncez !

Outillage électrique

C’est le plus gros poste de dépense, mais il faut être intraitable sur la qualité et la sécurité. Surtout la sécurité. Une scie circulaire qui perd sa lame,c’est rarissime, mais ça se termine rarement bien.

Pour le moment, j’ai et j’utilise :

  • une scie sauteuse ancienne mais en bon état (c’est un emprunt à moyen terme)
  • une ponceuse vibrante (également empruntée)
  • une scie circulaire neuve
  • une perceuse

Sur ma wish list :

  • un guide de coupe pour la scie circulaire
  • une ponceuse à ruban
  • une défonceuse
  • un bon aspirateur type « bidon »/cyclone

Côté consommables :

  • des lames de scie sauteuse de plusieurs largeurs de coupe, suivant la dureté des différents bois que j’utilise. J’ai également quelques lames pour métal « en tirant » (la lame coupe vers le haut et non vers le bas). Ces lames pour métal sont très utiles pour couper proprement des lames de parquet.
  • des bandes de toile abrasive de différents grains pour la ponceuse. Au début, j’achetais des lots contenant plusieurs grains de papier, mais je préfère maintenant acheter uniquement les grains dont je me sers.
  • un jeu de forêts à bois, et un jeu à métaux pour la perceuse.

Pour l’alimentation, j’utilise une rallonge électrique de bonne section, et longue de cinq mètres, par contre aucune multiprise, même avec interrupteur. Un outil non utilisé est systématiquement débranché.

Outillage « électro-portatif »

Ces appareils là ne sont généralement pas plus portatifs que leurs équivalents en 220V, mais ils permettent de s’affranchir de la rallonge électrique… tant que leur batterie n’est pas épuisée.

Dans ce domaine, je me suis limité à :

  • une visseuse/dé-visseuse au format classique (autre emprunt)
  • une visseuse/dévisseuse offerte en caisse par une enseigne de bricolage

La seconde n’est pas très puissante, loin s’en faut, mais elle dépanne lorsque sa grande sœur doit retourner en charge.

Les embouts fournis avec une visseuse sont en général tout juste passables. J’ai donc acheté un lot d’embouts assez complet – torx, allen, plats, cruciformes, etc dans les tailles les plus courantes – et de qualité plus que correcte pour une quinzaine d’euros.

Les outils « à main »

Avec le temps, j’ai à peu près le nécessaire :

  • un jeu de tourne-vis type « Phillips » et plats
  • des clef Allen (hexagonales) et Torx (« en étoile ») de 1,5 à 10 millimètres
  • une clef à cliquet et ses douilles de 4 à 14 mm, plus une rallonge
  • un tournevis pour embouts, car parfois, la visseuse ne passe tout simplement pas
  • un saumon
  • une équerre métallique 90/30/60° à talon
  • un réglet métallique de 50 cm
  • un jeu de pinceaux pour lasurer et peindre
  • une pince multiprise et quelques multi-fonctions genre l3ath3rm@n mais sans la marque.
  • une pince coupante, une à long bec, une pince à dénuder
  • quelques serre-joints et autres pinces de serrage
  • un cutter de tapissier à lames rétractables (sécurité, sécurité)
  • une pseudo scie à métaux (juste un manche, en fait), et quelques lames

Sur ma whish list :

  • un brutal
  • des serre-joints grand format

Les consommables

  • vis à bois de plusieurs longueurs. Je vais finir par les acheter au kilo.
  • pitons à visser
  • gants en silicone
  • colle vinylique (colle blanche) – un bon collage vaut parfois mille vis
  • colle cyanoacrylate pour certains assemblages temporaires
  • calepins pour les notes
  • crayons pour tracer (ça s’use très vite sur du bois)
  • colliers type rilsan

Mes prochaines acquisitions, pour un minimum de protection

  • des lunettes de protection
  • un masque filtrant (contre les sciures et autres poussières)
  • un casque anti bruit

J’en oublie très certainement

Le rangement

Voilà pour l’essentiel. Côté rangement ça ne demande pas des dizaines de mètres carrés au sol et sur les murs.

Une grande caisse à roulette avec un couvercle suffira à stocker l’ensemble. Ou une cave. Ou une déchetterie, tant qu’on y est, car un outil stocké et non accessible simplement ne sera pas utilisé.

Bien sûr, tout le monde n’a pas la place évoquée au début de cet article – généralement, le réveil-matin ne tarde pas à sonner – et il faut s’adapter.

Pour ma pomme, j’ai donc choisi de me construire un mini établi, où plus un outil sera utilisé, plus il sera rendu accessible, et inversement. Tout ce que j’ai listé plus haut devra y trouver sa place.

C’est à la fois plus simple et plus compliqué qu’il n’y parait, mais procédons par étapes.

D’abord le caisson… (la suite bientôt)

 

Creative Commons License

Catégories :diy, Projet "Etabli" Étiquettes :

Le projet « établi »

février 6, 2018 Laisser un commentaire

Je suis toujours plus ou moins à la recherche d’un autre logement. Plutôt moins car celui que j’occupe est assez petit pour ne pas me prendre trop de temps en entretien. Plutôt plus car ce dont j’aurais vraiment besoin, c’est … une maison avec un atelier.

Ou plutôt un atelier avec une petite maison autour. Une grande pièce où bricoler – menuiserie, modélisme, électronique, impression 3D, etc – avec une cuisine et un salon de taille correcte mais sans plus, et les nécessaires salle de bain, WC (bah oui, tant qu’à faire), une chambre et un bureau. Un garage attenant à l’atelier ne serai pas non plus de trop. Et si ça pouvait ne pas me coûter un bras et un œil…

J’ai comme l’impression que je vais chercher encore longtemps, et que je vais rester ici quelques années de plus.

En attendant, ma table de cuisine actuelle me sert d’établi de fortune, et c’est…

… bordélique, il faut l’avouer.

Rusty tools

Je n’ai pas la place pour un vrai espace de travail, avec établi, peg-boards, et tout le toutim, mais entre le frigo et le mur voisin, je pourrais presque caser un gros frigo. Un espace de quatre-vingt centimètres de large sur soixante et cinq de profondeur. Ça y est, je le tiens presque, mon atelier dans un placard !

L’idée générale

Pas la peine de tortiller… de tourner autour du pot, ça va être ric-rac, mais je pense qu’il y a de quoi faire quelque-chose d’utilisable:

  • Surface au sol : largeur 80cm , profondeur 65 cm
  • Hauteur : 1m90 à 2m00
  • En partie basse, un stockage si possible non bordéliforme de l’outillage électrique dans le tiers inférieur, et de l’outillage à main dans l’espace restant.
  • Un plan de travail … « plan », ou à peu près
  • En partie haute, un stockage à la verticale de l’outillage le plus utilisé.
  • Un éclairage correct, ainsi que quelques prises électriques avec disjoncteur dédié (on n’est jamais assez prudent)
  • Déplacement facile grâce à quatre roues, dont deux avec frein

Les matériaux

Dans le désordre :

Un (tout) petit meuble de salon en agglo, un peu bancal, dont le fond en médium est défoncé et ne tient plus que par du ruban adhésif. Le cadre et les portes sont par contre en bon état général. Le bidule mesure 77 cm de large, 35 de profondeur, et 85 de haut. Quand je peux recycler, je recycle, et en doublant sa profondeur, j’obtiendrai un caisson de bonne taille.

Plusieurs planches d’OSB, d’un bon centimètre d’épaisseur se sont échappées de la déchetterie pour constituer les surfaces ajoutées :

  • Le plan de travail
  • Le dessous du caisson
  • La partie arrière des flancs
  • L’arrière du caisson.

Des tasseaux en pin de 17mm et de 25mm

Le plan de bataille

Sans être très compliqué, ce chantier ne va pas se dérouler en une après-midi, ni deux ou trois d’ailleurs. Pour éviter de me perdre, j’ai choisi d’y aller en plusieurs étapes :

  • Réalisation du caisson à partir du meuble de salon, avec une séparation 2/3 – 1/3 de l’espace intérieur
  • Réalisation du panneau de stockage vertical, avec un aménagement au fil de l’eau
  • Aménagement des deux tiers supérieurs de l’espace interne du caisson.
  • L’installation électrique

Outillage, et consommables

Je dispose d’un outillage de base : visseuse électrique, scie circulaire (attention les doigts), saumon, tournevis, perceuse, scie sauteuse, un établi pliant un poil trop petit pour moi, un (un seul) serre joints , et quelques pinces.

J’ai également un petit stock de consommables : colle vinylique, vis auto-foireuses ( si-si ! ) de différentes tailles, quelques écrous à griffes et leurs vis.

Y’a plus qu’à…

Oui, comme on dit.

En attendant, voici le meuble qui servira de base. Pour donner une échelle, la règle métallique en haut à gauche mesure cinquante centimètres.

meuble_salon.jpg

#mode_jedi vous n’avez pas vu le le toshoppage gimpage de barbare

A bientôt pour la suite.

Creative Commons License

Catégories :diy, Projet "Etabli" Étiquettes :

Docker ! Swarm ! Arrimage !

janvier 30, 2018 Laisser un commentaire

Désolé, nouvelle remontée de « Goldorak ».

Il est grand temps de reprendre cette petite série d’articles sur Docker, et de relier mes trois nœuds Docker indépendants en un cluster Docker, en utilisant le mode Swarm.

Pour rappel :

Avertissement

Cette série d’article ne vise rien d’autre qu’à formaliser ma découverte de la conteneurisation d’applications sous Docker.

L’utilisation de Docker en production demande de mettre en place une politique de sécurité, des sauvegardes, une redondance du stockage, etc

Activation du mode swarm

Pour le moment, j’ai trois nœuds Docker totalement indépendants. Un container (grosso modo une application)  lancée sur un nœud y reste, et si le nœud en question est éteint, l’application devient inaccessible.

Pour simplifier, le mode swarm permet d’éviter ce problème, en considérant l’ensemble des nœuds Docker comme une seule machine Docker, un swarm (essaim en français).

D’autres produits logiciels permettent d’atteindre le même but, mais pour le moment au moins, Swarm fera l’affaire.

Le principe de base

  1. Désigner un nœud comme manager
  2. Activer le mode swarm de Docker sur le manager
  3. Relier des nœud « workers » au manager
  4. Lancer des services, applications, etc en passant par le manager

nota: un manager n’est qu’un worker un peu particulier, et des applications et services conteneurisés pourront s’y exécuter.

Initialisation du swarm

J’ai choisi d’utiliser le nœuds island1 (adresse IP 192.168.0.11) comme manager.

Une fois connecté sur island1 avec le compte user1, il suffit d’une ligne de commande : docker swarm init –advertise-addr 192.168.0.11 .

L’option « –advertise-addr 192.168.0.11 » spécifie que des nœuds docker peuvent rejoindre le swarm via l’adresse ip 192.168.0.11 .

$ docker swarm init --advertise-addr 192.168.0.11
Swarm initialized: current node (ictdgwdx9x3o52a5lzgudxrxe) is now a manager.

To add a worker to this swarm, run the following command:

docker swarm join \
 --token SWMTKN-1-092t7vsiejgmz1i60gro2ww90m8qpiz2jb51k3pxrxuxvnzyih-c04351o9o94cj2jln1gsejni0 \
 192.168.0.11:2377

To add a manager to this swarm, run 'docker swarm join-token manager' and follow the instructions.

$

La ligne « warm initialized: current node (ictdgwdx9x3o52a5lzgudxrxe) is now a manager. » affichée confirme que le nœuds island1 est le nœuds manager (ou leader)  du swarm.

Ajouter un autre manager

Et oui, une nouvelle commande à apprendre ! Je suis certain qu’il existe des interfaces graphiques ou des applications web pour faire la même chose, mais ce sera pour plus tard.

Le résultat de l’initialisation du swarm (docker swarm init …) donne la marche à suivre :

To add a manager to this swarm, run 'docker swarm join-token manager' 
and follow the instructions.

Mon cluster est très réduit, et un seul manager devrait suffire.

Ajouter un nœud au swarm

Dans son immense bonté, la commande « docker swarm init » nous a indiqué comment procéder :

To add a worker to this swarm, run the following command:

docker swarm join \
 --token SWMTKN-1-092t7vsiejgmz1i60gro2ww90m8qpiz2jb51k3pxrxuxvnzyih-c04351o9o94cj2jln1gsejni0 \
 192.168.0.11:2377

Un copier coller plus tard dans une session ssh sur island2 avec le compte user2, le swarm possède deux nœuds.

nota : si cette commande ne fonctionne pas et retourne une erreur, il suffira de la retaper sur une seule ligne (sans les caractères \ )

Lister les noeuds du swarm

La commande « docker node ls »  sur le nœud manager (ou leader) affiche une liste des nœuds du swarm.

$ docker node ls
ID HOSTNAME STATUS AVAILABILITY MANAGER STATUS
99wkpu0uvdmyrz79yexrhyhj1 * island1 Ready Active Leader
v5bmwkqshl1qexv9nhj7a3na1 island2 Ready Active 
$

Pour le moment, seuls le nœud principal island1 et le nœud island2 apparaissent.

Le troisième nœud peut maintenant être ajouté

Retirer un nœud du swarm

Cette commande pourra être utile, pour retirer temporairement ou non un nœud du swarm : docker swarm leave

$ docker swarm leave
Node left the swarm
$

Un petit test

Tentons le classique des classiques, j’ai nommé « Hello World! », sur le nœud island1

$ docker run hello-world

Hello from Docker!
This message shows that your installation appears to be working correctly.

To generate this message, Docker took the following steps:
1. The Docker client contacted the Docker daemon.
2. The Docker daemon pulled the "hello-world" image from the Docker Hub.
3. The Docker daemon created a new container from that image which runs the
executable that produces the output you are currently reading.
4. The Docker daemon streamed that output to the Docker client, which sent it
to your terminal.

To try something more ambitious, you can run an Ubuntu container with:
$ docker run -it ubuntu bash

Share images, automate workflows, and more with a free Docker ID:
https://cloud.docker.com/

For more examples and ideas, visit:
https://docs.docker.com/engine/userguide/
$

 

« Et ça marche ! » comme dirait Garcimore.

Évidemment, il faudra tester le swarm docker avec de vraies services et de vraies applications.

Une petite question, en passant…

« Et ça marche ! », oui, mais où ? Sur quel nœud ?

On peut supposer que Docker lancera le container d’une application ou d’un service sur le nœud le moins chargé en charge CPU, en charge mémoire, en charge réseau… mais à moins de s’y intéresser de près, et bien, à priori, on ne sait pas, et c’est ce qu’on demande à Docker Swarm.

Point d’étape

Je dispose maintenant d’une (tout) petit cluster Linux, sur lequel tourne un swarm Docker. Les tests de base  montrent que  des images Docker simples fonctionnent sans problème.

Plus haut, j’écrivais « Mon cluster est très réduit, et un seul manager devrait suffire » . En effet, avec trois workers seulement, créer plusieurs managers n’aurait que peu d’intérêt.

Pourtant, j’ai eu tort : mon manager attend toujours son autopsie. Heureusement, en détachant du swarm mes deux workers restant, et en recréant un swarm, j’ai encore de quoi expérimenter. En cas de nouvelle défaillance d’un nœud, je devrai avoir recours à des VM (machines virtuelles) hébergées sur mon PC de bureau.

Et maintenant ?

On va maintenant pouvoir commencer à utiliser le swarm pour des choses un peu plus sérieuses, par exemple des services de type NAS ou de type auto-hébergement pourrait être intéressante.

Autres billets sur le sujet

 

Creative Commons License

Catégories :docker Étiquettes :

In vino veritas, ou comment en faire des caisses

janvier 23, 2018 1 commentaire

Je ne bois pas de vin, ou si peu, à la limite du blanc ou du rosé. Par contre, j’avoue avoir un fort penchant pour les caisses de vin en bois. Ça ne coûte pas très cher, généralement une bonne poignée de main, et encore moins si c’est récupéré juste avant bennage en déchetterie. Il ne m’en reste une, dont j’ai un temps pensé faire une caisse à cirage. Et oui, les ours lycanthropes, ça cire ses chaussures, oui m’sieur ! Ça ne les empêche pas de laisser un foutoir monstre dans leur grotte, mais ça cire ses grolles.

En parlant de foutoir, mon fer à souder est quasiment SDF. Au fil de montages, changements de plans, nouveaux bricolages, etc, il passe son temps entre la table de cuisine, celle du salon, le demi établi à moitié fini, voire une simple chaise.

La caisse à cirage attendra son tour. Une caisse de vin à peu près standard est largement suffisante pour y stocker, si possible proprement :

  • mon fer à souder noname mais thermo régulé
  • quelques bobines d’étain et de tresse à dessouder
  • une éponge simili marine de rien du tout, style à vaisselle, et son ravier
  • une éponge métal dans son godet.
  • quelques pannes en réserve.

On y va ?

Nettoyage

Le couvercle entièrement dégrafé – l’ancien propriétaire a ouvert la caisse comme un sagouin – j’ai enlevé quelques échardes, expulsé une petite flopée d’araignées et nettoyé les surfaces à la toile abrasive, sans trop insister sur la face avant, histoire que la caisse conserve au moins un semblant d’identité.

Réalisation

Deux tasseaux en pin sont venus renforcer la fixation du fond. Un peu de colle et quelques vis auto foreuses suffisent. Je retirerai les vis par la suite. Deux autres tasseaux serviront d’assise pour le couvercle.

renfort du fond et assise du couvercle.jpg

Le couvercle, justement reçoit deux renforts par dessous qui viendront s’appuyer sur l’assise dans la caisse, et deux autre par dessus.

Pour terminer, le dessous de la caisse est équipé de deux supports, toujours à base de carré de pin.

Rien de transcendant ; ça ressemble à ce que c’est : une caisse en bois.

Les finitions

J’ai donné un dernier coup de toile abrasive, toujours en ménageant la face avant, et en laissant quelques tâches légère sur les tranches. Le bois doit être propre pour recevoir son vernis, mais pas trop pour lui conserver un aspect usé.

Pour la tenue dans le temps, j’ai choisi de poser quelques couches de lazure/vernis en gel lavable à l’eau. C’est bien pratique quand on bricole dans sa cuisine, et ça facilite le nettoyage du pinceau.

Le résultat

Caisse terminée.jpg

Les pieds sont décalés par rapport aux renforts du couvercle pour permettre un empilage de plusieurs caisse.

La photo est en qualité webcam VGA première génération. Éclairage typique d’une cuisine.

D’emblée, une amélioration

Le poste à souder posé au fond de la caisse avec ses câbles enroulés ne laisse pas beaucoup de place, et le petit matériel – étain, tresses, éponge, etc – trouve sa place au-petit-bonheur-la-chance. C’est moyen. Tant qu’à ranger, autant que ce soit propre !

Après avoir pris les mesures du poste à souder, et surtout sa hauteur, il apparaît que la place est suffisante pour ajouter un double fond qui accueillera le reste du matériel.

Plutôt que de bidouiller quelque-chose à base de charnière, le double fond se verrouille tout simplement en coulissant sous des pitons :

20180106_205320_640

 

Étage du bas

La place ne manque pas

20180106_205522_640

 

Étage du haut

L’alimentation/régulation tient largement à l’aise. Le stylo prend place sur la droite. L’éponge métallique et son godet n’ont pas encore trouvé leur place définitive. Il reste quelques tâches sur le bois, mais elle ajoutent à l’aspect recyclé.

 

20180106_205506_640

 

La caisse fermée

20180106_205642_640

Et maintenant ?

Le « couvercle » du double fond réalisé dans un fond d’armoire type MDF fin mélaminé d’un coté a déjà un coup dans l’aile. Je vais devoir le refaire peut-être en contre plaqué, et tant qu’à faire, il fermera presque complètement le double-fond.

Une fois les vis retirées, ça ressemblera presque à une caisse de type western (whisky par exemple). De là à ajouter une inscription en fonte US Army…

 

Creative Commons License

Catégories :diy Étiquettes :

NaNoWriMo 2017, un petit bilan

janvier 16, 2018 Laisser un commentaire

Ce NaNoWriMo 2017 m’a laissé sur les rotules, mais j’ai dépassé, et de loin la cible des cinquante mille mots.

La communauté du nanowrimo francophone

Nanovembre ne se réduit pas à des nombres.

C’est une communauté, prête à vous assister dans les moments de doute ou de relâchement, à donner des idées quand celles-ci viennent à manquer, à se défouler quand c’est nécessaire.

C’est aussi une animation assurée par les  « ML » (« Municipal Liaison » inne ennegliche). En ce qui concerne les deux régions auxquelles je participe, un grand merci à :

Les sites utiles

Quelques liens pour plus de renseignements :

Quelques nombres pour finir

En quelques nombres, mon nanowrimo 2017, c’est :

  • 94005 mots au compteur officiel
  • un peu moins de soixante dix heures d’écriture
  • 143 sessions et word wars
  • 3133 mots par jour en moyenne
  • 1342 mots par heure en moyenne
  • 02h20 d’écriture par jour en moyenne

Rendez-vous en Avril pour le prochain Camp Nano !

Creative Commons License

Creative Commons License

Catégories :nanowrimo Étiquettes :
%d blogueurs aiment cette page :