Un Ours dans sa Grotte

juillet 10, 2018 1 commentaire

La chaleur m’étouffe. Plus de vingt degrés et j’ai chaud, alors vingt huit ou vingt neuf comme ces dernières semaines, ou pire, trente et au-delà, je me liquéfie, mon cerveau fait de même et percole douloureusement en suivant les lois physiques et je perds presque toute velléité à faire quoi que ce soit. Avancer sur les projets électronique ? Le fer à souder va m’achever. Un projet « bois » ? Le peu que je m’agite, c’est une véritable pluie qui survient. Même rouler à vélo ne me dit rien. Trop d’air chaud, pas assez d’air tout court, pas assez d’ombre.

Les week-ends se passent à peine mieux. Je me dépêche de faire mes corvées au plus tôt, et passé dix heures, je me contente de larver dans ma grotte, un bouquin entre les mains, et une bouteille (d’eau) à portée. Au final, c’est pitoyable, un ours lycanthrope en été …

Fait remarquable tout de même, j’avance un peu dans ma pile à lire. Ce n’est pas à proprement parler une pile vu qu’elle est répartie entre la chambre et le salon, mais passons.

Books HD (8314929977)

Le « Bardo Thödol » est à peine entamé. Il faut dire que c’est un sacré pavé, de plus assez spécial, en dehors de ce que je lis habituellement, J’apprécie cet ouvrage au rythme de quelques pages à la fois. A ce train-là, il me faudra des années pour le terminer, mais le but n’est pas là, et de toute manière, j’ai un peu de temps, non? En passant, bravo aux traducteurs et traductrices. Ah oui, préface de Matthieu Ricard.

J’ai relu pour la x-ième fois « Le Grand Meaulnes » de Alain Fournier. Je trouve toujours grand plaisir à redécouvrir cette histoire d’un autre temps, non pas meilleur, mais différent. Un autre monde, d’autres usages.

Je n’ai pas de chat à la maison. Apparemment, ce sont plutôt les chats du coin qui ont des humains. Loin de se laisser approcher par leurs humains de compagnie – traduit en langage chat par « Mrrr Mow! », ce qui veut également dire « esclaves » – ils entrent et sortent à leur guise. Je ne peux donc pas appliquer les conseils de « 5 Minutes pour méditer avec son Chat« , au départ acheté pour ma fille, mais qu’elle a laissé la dernière fois qu’elle est venue chez-moi. Et non, je n’ai pas retrouvé mon enfant intérieur, contrairement à ce qu’annonce la couverture. J’aurai bientôt l’âge de raison, en âge de chat. Je devrais peut-être me presser un peu…

« Le Bonheur… dans l’Instant, tout simplement« , de Thich-Nhat Hanh est un coffret regroupant un livret d’un peu moins de cent trente pages et une flopée de courts poèmes imprimés sur des fiches cartonnées. Je ne parcours jamais le livre d’un bout à l’autre. Je préfère en lire une page ou deux au hasard, ou en fonction du moment. J’aime beaucoup les poèmes de quelques mots à quelques lignes qui accompagnent le livret. Mon préféré n’y est pas : « J’inspire, je me calme ; j’expire, je souris. » (ou comment éviter d’avoir à éliminer les témoins et de trouver un alibi).

Je viens de terminer pour la seconde fois « Further Adventures of James Joyce » de Colm Herron. Ce livre m’a été offert par mon fils à son retour d’un voyage scolaire en Irlande. C’est un petit OVNI littéraire. Je n’ai pas de problème avec la langue anglaise, mais là, j’ai, disons, un peu étendu mon vocabulaire, avec principalement des mots d’argot. Les personnages? Disons qu’on en connaît chacun un de ceux-là dans la vraie vie, mais dans ce récit, ils sont tous là. Je lirais bien « For I have Sinned » du même auteur.

Comme le météo ne permet pas de laisser un plantigrade dehors, j’ai entamé « Marée Stellaire » de David Brin. C’est un roman de de science fiction, mais encore une fois, ce sont les personnages – au sens de « character » comme disent les Grand-Bretons – qui sont intéressants, leurs psychologies respectives – les néo-dauphins, par exemple, ont trois niveaux de pensée et de langage et les perceptions du monde qui y affèrent.

Les prochains ? Je relirais bien « Fugues » et « Absences » de Pauline Doudelet. Pauline, si tu me lis, merci encore pour ta prose.

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Un serveur de synchro « vite fait »

juillet 3, 2018 Laisser un commentaire

Je suis toujours en galère sur mes articles. Quelques brouillons bons à jeter, pas mal de notes, mais j’ai trop chaud. Vivement cet hiver ! Si-si !

Je pourrais me contenter d’une brève, mais ce ne serait pas un vrai billet, alors…

… alors pas de billet cette semaine ?

J’ai un petit soucis de matériel.

Auto wreck, U.S., 1923

Pour faire court, je n’ai plus de machine de synchronisation pour mes PC. Je dis synchronisation et non sauvegarde, car c’est autre-chose : en sauvegardant de temps en temps depuis le Monolithe, puis la Remington, et encore le monolithe, etc, ça devient vite le foutoir et on n’est jamais sûr d’avoir la bonne version (expérience personnelle). Une sauvegarde, ça se fait sur disquettes bandes magnétiques CD DVD disques durs externes, et ça ne sert à rien si on sauvegarde du bord3l numérique.

J’avais donc ajouté sur mon mini cluster de quoi synchroniser mes machines. Rien de bien fancy, juste un dépôt Mercurial. Ouaip ! Mercurial. Le truc le moins user friendly grand public qu’on puisse trouver. L’avantage de Mercurial, c’est qu’il ne consomme pas grand-chose en bande passante CPU et en mémoire. Mes textes, codes sources, notes, comptes et assimilés étaient donc bien à l’abri, dans leur multiples versions successives, et accessibles depuis n’importe où – dans mon cas, le Monolithe et la Remington – d’une « simple » commande unix.

Le noeud principal du mini cluster est mort. Le second ne démarrera sans doute plus, ne reste qu’une babasse assez récente – comprendre moins de six ans – en bon état général. Elle n’a besoin que d’un bon ravalement de façade et d’un ventilateur supplémentaire. Mon cluster n’est plus qu’un tore de Jophur, une tranche de cluster.

Constat #1

La bidouille, c’est le bien : on apprend des choses, de ses erreurs surtout, on réussit parfois, mais si on veut un outil sérieux, et même si on veut le faire soi-même, il faut y mettre les moyens : un peu d’argent, beaucoup de temps, et de la méthode.

Constat #2

J’en ai un peu assez de bidouiller des bouses récupérées dans les poubelles, et au final passer plus de temps à les remettre sur pieds en cannibalisant celles qui ont eu moins de chance. Je compte bien assembler un nouveau cluster – je suis indécrottable – mais sur de bonnes bases.

Constat #3

Côté synchronisation de mes bidouilles numériques, à part faire du rsync sur un disque externe, je suis à poil, et c’est tout sauf confortable.

Oui, et … donc ?

La babasse citée plus haut est assez bien fournie vu son âge relatif : processeur dual core 64 bits, 4 GO de RAM, deux disques de 250 GO plus un de 1 TO qui attend sagement son installation, Ethernet 100Mb (c’est un peu léger, mais en première approche, ça ira), et un vrai port série, au cas où. Debian 9 est déjà installé et configuré « headless », via ssh. Mercurial est également installé, pour accéder à mes précieuses données depuis mes deux machines de travail sans y remettre le souk.

La suite ?

Je n’installerai pas docker sur ce petit serveur. Je réserve ça pour plus tard, et même si je n’exclue pas d’y installer des outils plus modernes, je peux bosser en toute sécurité. Le confort viendra plus tard.

En attendant, je peux me recommencer à écluser les « en-cours ».

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Fibre, Internets et babillards

juin 26, 2018 Laisser un commentaire

La fibre arrive par chez-moi. Elle aura mis le temps. Il faut dire qu’on est, à vol d’oiseau, séparés de Lille par la distance faramineuse de …

… onze kilomètres !

Personnellement, j’appelle ça du foutage de gu3ul3, à répartir entre la région, le département, la communauté urbaine et la commune tout court qui n’ont pigé que très récemment, et j’en doute encore, le potentiel qu’un accès au très haut débit pourrait libérer. Forcément, à être dirigés à coups de vieilles copies d’idées elles mêmes très vieilles… Je m’emporte, un peu, pas mal même, la fibre existait déjà quand j’étais à la fac, il y a … vingt cinq ans !

La fibre optique, donc

Ce fameux câblage fibrage devrait enfin donner un débit correct se comptant en dizaines de méga octets par seconde, à comparer aux deux cent kilo dont je profite actuellement. Adieu les longues périodes d’attente pendant qu’une vidéo bufferise, bonjour les mises à jours système qui se déroulent en quelques minutes au lieu de quelques heures, en résumé bonjour l’internet les internets tels qu’on devrait les avoir depuis au moins dix ans.

Dès lors, les possibilités s’étendent presque à l’infini, à l’inverse mathématique du temps de réponse de ces nets enfin modernisés !

Reste une question.

Que va-t-on en faire ?

Que faire d’un accès internet au débit surmultiplié, dopé à la fibre ?On pourrait se contenter de faire ce que l’on fait déjà, en plus rapide, bien sur. Télévision haute définition pour ceux que ça intéresse, musique, réseaux sociaux, vidéos de chats, musique de m3rd3 façon Mouv (oui, je règle un peu mes comptes ce soir, et non je n’ai toujours pas digéré l’affaire), musique un peu plus musicale aussi, sites de vidéos, sites et chaînes scientifiques, culturels, philosophiques, bricolage, informatique, bref chacun sa nerditude. C’est bien un ‘n’ ; Nerditude, dans le sens positif du terme.

Si je résume, on pourra continuer à consommer du net comme maintenant, mais plus rapidement, grâce à cette fameuse fibre !

Mais attendez…

C’est ça, internet ?

Actuellement, j’ai donc deux cent kilos en pointe en descente, et une quinzaine en montée… Et oui, parce qu’internet, ce sont des données que l’on fait descendre vers nos ordinateurs, nos tablettes, nos téléphones et nos télévisions, sans oublier les consoles de jeux, mais les Internets, ce sont également des données que l’on envoie sur le réseau : courrier électronique, les vidéos et photos de vacances que l’on stocke sans retenue ou presque chez les GG, FB, TW, PI, AMZ et consorts.

Avec un débit décuplé, nous continuerons à confier nos données à des tiers pas vraiment de toute confiance, mais privateurs, censeurs, parfois moralistes mais toujours mercantiles.

La surveillance aussi ira plus vite, et un observateur pourra examiner nos échanges sans que nous ne nous en rendions compte. Non pas que l’on nous surveille nous en particulier, moi, vous, mon voisin, mais c’est une surveillance plus globale et généralisée, appuyée par la concentration des fournisseurs de services internet grand public, les fameux GG, FB, TW, PI, AMZ et par les failles des systèmes et des matériels actuels. Je conseille au passage la lecture de « 21 degrés de liberté », une série d’articles traduits par Framalang et publiés sur le Framablog.

En principe, Internet, c’est …

… décentralisé. En principe, chaque machine, smartphone, tablette, etc connectée au réseau peut participer activement au réseau Internet. A l’inverse ce que nous avons accepté par défaut et surtout par méconnaissance et par facilité, chaque machine connectée peut se proposer comme diffuseurs de contenus, comme un rouage de l’ensemble. Ce n’est pas un détournement ou un piratage du système ; c’est ce qui était prévu dès les premières années des Internets. C’est le système actuel qui est un dévoiement et un piratage des internets, car chaque machine connectée au réseau peut devenir un nœud actif du réseau, et fournir un serveur de pages web, de courrier, de blog, de contenus multimédias.

Participer aux Internets

Tout le monde n’en a pas l’envie, ou le temps, ou les connaissances nécessaires. Peut-être. Ou pas, car il existe des systèmes simples pour prendre part à ces Internets décentralisés, publics et réellement profitables à tous. La Brique Internet en est un exemple. Bien sûr, il y a un peu de documentation à lire, quelques manipulations à effectuer, mais rien d’impossible avec une bonne interface chaise-clavier et un peu d’aide lorsque c’est nécessaire. Pas besoin d’un bac plus douze en informatique.

Framasoft propose une bonne petite flopée de services internet (web, wiki, pad, tableurs, etc) qu’elle héberge, mais que l’on peut héberger soi-même sur une petite machine pas trop ancienne connectée au net.

Au final, on ne reste pas simple consommateur, mais on participe à l’ensemble.

Et moi là dedans ?

En attendant la fibre, prévue en principe pour la fin d’année, je m’entraîne, j’apprends la partie technique qui m’échappe encore, en parallèle à mes « petits » projets. Oui, je sais, ça traîne, encore, mais mon minicluster est dans le sac, suite au décès du nœud maître et à la panne d’un second nœud ; un cluster à un nœud, bref, ça fait un projet remis à plus tard, et un autre pour le remplacer.

En attendant d’avoir la connexion qu’il faut et la machine qu’il faut, je pense m’essayer à l’Internet 0.2 . Zéro point Deux. Les BBS, ça parle à certains et certaines ?

Koala Country BBS Main Menu

Ça peut paraître limité par rapport aux techniques « modernes », mais ça fonctionne toujours, ça peut tourner par exemple sur un Raspberry Pi sans trop chauffer.

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Éclairage à leds : le prototype

juin 19, 2018 1 commentaire

Une impression 3D ne se passe pas toujours bien. La buse peut se boucher, le filament casser avant d’entrer dans le tube d’alimentation, le spool peut jammer, et il arrive même que ça flambe.

Je n’ai jamais eu à affronter le troisième cas, mais si cela arrivait, je préférerais m’en rendre compte dès le début du problème. Il vaut mieux avoir à changer quelques pièces que toute l’imprimante, ou même de maison pour cause d’incendie. Du coup, je garde un oeil sur l’impression en cours. Les petites impressions prennent vingt ou trente minutes, mais se déplacer pour vérifier la progression et l’absence de problème toutes les quelques minutes devient vite gênant, pour ne pas dire plus, parfois au point de ne pas pouvoir rester concentré sur autre-chose.

L’ajout d’une webcam a été une première avancée, mais sa résolution ainsi que son débit sont tous deux limités, et elle ne dispose pas d’un éclairage intégré. Sans demander du 4K, je préférerais avoir de bonnes images et pour obtenir de bonnes images, il faut un bon éclairage. En attendant de récupérer une meilleure webcam, commençons par l’éclairage du plateau.

Fiat lux !

Un ruban de leds RGB acheté pour quelques pièces dans un marché aux puces fera l’affaire.

rgb_led_strip_640

Ce ne sont pas des NeoPixels pilotables individuellement, mais de « simples » leds RGB montées en parallèle, avec tout de même leurs résistances protection. Le boîtier de commande et sa télécommande infra-rouge, sans oublier le bloc d’alimentation 12V sont un bonus bienvenu. Pourtant…

Et lux non fit.

La connexion du ruban de LEDs au boîtier de commande se fait par un connecteur qui ne fonctionne pas, malgré une apparence plus que convenable. Le boîtier ouvert, un test de continuité montre que le fil d’alimentation est rompu. On coupe, on remplace, on strappe, on teste et… toujours rien.

Sans alimentation, pas de lumière. Il existe d’autres points d’alimentation utilisables sur la carte électronique du boîtier. Tant qu’à faire, j’ai décidé de remplacer le connecteur « fancy » du boîtier par un bornier à vis. Mon multimètre a rendu l’âme, et son remplaçant n’a pas encore été livré, mais j’ai tout de même pu vérifier que le courant passe en pointant directement depuis le bornier vers le ruban de leds.

L’intensité est malheureusement insuffisante, malgré les tests et réglages à l’aide de la télécommande. Au lieu d’avoir des couleurs éclatantes, je n’ai qu’une très légère activation des leds. Apparemment le boîtier de commande hors service. Heureusement que le reste fonctionne !

Une solution, vite ! Un petit projet, on a dit.

Je pourrais passer des heures à tenter de comprendre ce qui ne fonctionne pas, mais je réserve l’exercice pour plus tard. Je vais « simplement » remplacer le boîtier par un équivalent.

Le ruban de leds mesure plusieurs mètres, largement trop pour mon projet, qui devrait en consommer une soixantaine de centimètres au plus. Il en restera assez pour d’autres usages. La télécommande fonctionne, ainsi que le bloc d’alimentation.

Le cahier des charges

Le nouveau boîtier de commande doit :

  • être utilisable avec une bande de 10 cm à 1 m
  • réutiliser la télécommande infra-rouge et le bloc d’alimentation
  • être facilement clôné
  • être facilement connectable et dé-connectable d’une bande de leds

Je me suis inspiré de plusieurs projets présentés sur youtube, instructables, et d’autres blogs pour développer ma petite solution à base d’Arduino :

  • Arduino Uno pour le prototype, un clone pour la cible
  • Récepteur infra-rouge
  • Commande de la bande de leds RGB via une puce UNL2803 commandée en PWM ( pseudo analogique)
  • Alimentation unique pour l’Arduino et la bande de leds

Première étape : piloter la bande de leds

L’UNL2803 est un petit circuit intégré à 20 18 pins permettant de piloter aussi bien des leds que de petits moteurs électriques. Il suffit de lui connecter une masse, les signaux d’entrée et les moteurs ou leds en sortie. Dans le cas d’un moteur, une pin supplémentaire doit être utilisée, pour éviter les « retours » de courant lors d’un arrêt de moteur.

Les pins 0 à 8 reçoivent les signaux PWM en provenance de l’arduino, les pins 10 à 17, juste en face, sont reliés aux leds ou moteurs à contrôler. Le pin 8 doit être relié à la masse, et le 9 ne sera pas utilisé.

La vitesse des moteurs ou l’intensité des LEDS peuvent être commandées finement en PWM – Pulse Width Modulation ou Modulation de longueur d’impulsion – et non en tout-ou-rien.

Dans mon cas, les connections sont les suivantes :

  • pin 0, 1 et 2 de l’UNL sur les pins 9, 10 et 11 de l’arduino
  • pin 9 de l’UNL sur la masse de l’arduino
  • pins 16, 17 et 18 de l’UNL sur les lignes Bleu, Vert, et Rouge de la bande de leds
  • ligne 12V de la bande de leds sur le 12V de l’alimentation
  • Masse de l’Arduino sur la masse de l’alimentation

Un petit programme trouvé ici permet de vérifier que tout fonctionne correctement. Les différentes couleurs devraient s’éclairer suivant une animation simple.

Seconde étape : identifier le type de télécommande infra-rouge

Là aussi, je me suis inspiré d’un travail existant. J’ai flashé sur l’Arduino un programme permettant de décoder ce qu’envoie chaque touche de la télécommande infra-rouge.

La librairie InfraRed pour l’Arduino offre largement assez de possibilité, et de multiples exemples permettent de s’y retrouver. Malheureusement, elle n’est pas directement utilisable dans mon cas. La classe (le module) sensée gérer le codage « NEC1 » se contente d’afficher des valeurs sur le port série de l’Arduino. Je pourrais lui ajouter ce qui manque (une simple routine de lecture en lieu et place d’un affichage), mais j’ai suivi une autre piste, celle de la librairie IRLib2, que j’ai découverte via un tutorial chez Adafruit.

L’exemple « comboDump » affiche le détail du signal reçu par l’Arduino et identifie le codage utilisé :

Decoded NEC(1): Value:F7E817 Adrs:0 (32 bits)
Raw samples(68): Gap:9364
Head: m9300 s4400
[ . . . ]
Space min:550 max:1750

C’est peu lisible, et j’ai abrégé, mais l’essentiel se trouve sur la première ligne : ma télécommande générique utilise le codage NEC, un classique du genre.

Troisième étape : décoder les touches de la télécommande

J’ai modifié la fonction loop() de l’exemple comboDump fourni avec la librairie IRLib2 pour afficher les codes des touches de la télécommande.

Une fois le programme flashé sur l’Arduino, le moniteur série de l’IDE Arduino affiche effectivement les codes envoyés par la télécommande, qu’il « suffit » de noter pour les utiliser dans le programme final :

Code : F730CF
Code : FFFFFFFF
Code : F708F7
Code : FFFFFFFF
Code : F700FF
Code : FFFFFFFF
Code : FFFFFFFF
Code : FFFFFFFF

Le code FFFFFFFF est un code de répétition, lorsque l’on appuie longuement sur une touche sans la relâcher.

Quatrième étape : choisir et programmer le comportement des LEDS

La télécommande doit permettre de :

  • allumer et éteindre les leds
  • augmenter et diminuer l’intensité des leds
  • allumer toutes les leds en blanc
  • sélectionner l’intensité d’une des trois couleurs
  • si possible sélectionner une animation des couleurs (flash, fading, etc)

Rien n’empêche de l’utiliser autrement, mais je vais tenter de copier le comportement d’origine. Le but premier est de produire de la lumière, pas de créer de nouveaux effets façon boîte de nuit

Toutes les fonctions, à part les quatre animations, devraient être assez simples à développer, en jouant sur le niveau des signaux en entrée de l’ULN.

Les animations demandent de jouer avec des temporisations, mais rien de vraiment compliqué à la base. Pour limiter les manipulations sur la télécommande pendant les tests, on pourra éventuellement flasher l’Arduino pour démarrer directement sur l’animation testée.

Le programme

Le programme final n’est pas très compliqué. A chaque exécution, la fonction principale effectue les actions suivantes :

  1. Si un signal infra-rouge valide est détecté, agir en conséquence :
    • changement d’animation
    • ou changement d’intensité d’une couleur
    • ou passage en mode « blanc » continu
    • ou allumer ou éteindre toutes les leds
  2. Mettre à jour l’intensité des leds suivant l’animation en cours

Le code sera disponible librement.

Bilan d’étape

Le montage et le programme fonctionnent correctement. Il me reste encore à coder les animations (flash, etc), mais pour l’instant cela peut attendre. Il suffira de reflasher l’Arduino.

Pour le moment le montage consiste en :

  • une carte arduino uno
  • une petite alimentation 12, 5 et 3.3V. Seul le 12V est utilisé pour le moment car l’Arduino est alimenté par sa prise USB
  • un breadboard supportant l’unl2803 et le récepteur infra-rouge
  • une bande de douze leds RGB
  • de la filasse pour relier le tout.
  • le bloc d’alimentation 12V
  • un petit transformateur 12V vers 5 et 3.3 V, pour le moment utilisé en 12V uniquement

unl2803_640

breadboard_640

led_strip_controler_640

Le programme comprend quatre modules :

  • affichage de messages sur un terminal série (xterm, putty, etc), pour suivre la progression du programme
  • lecture des signaux infra-rouge et décodage/transformation en numéro de touches
  • gestion des leds RGB
  • programme principal

Quelques liens utilisés

Les prochaines étapes

Ce projet n’aurait dû durer qu’une petite semaine, si le boîtier de contrôle d’origine avait fonctionné. J’y ai gagné au change, en découvrant le décodage de commandes infra-rouge, ainsi que le composant unl2803, qui permettent de contrôler de petits moteurs ou des leds RGB .

Pour termine complètement ce projet, il me reste à :

  • Améliorer et documenter le code
  • Rendre les sorties terminal série désactivables
  • Remplacer l’Arduino Uno par un Arduino Mini ou une Menta
  • Réaliser un boîtier et le câble de connexion d’une bande de leds

Pour le remplacement de l’Arduino Uno, la première option est d’utiliser une carte Menta dont la partie prototypage recevrait les composants du montage. La seconde est d’utiliser un clone d’Arduino mini. Vu l’encombrement, celle-ci a ma préférence.

 

arduino_menta_640

L’Arduino mini est posée sur la zone de prototypage de la carte Menta.

Encore quelques petites heures de travail en vue. Je documenterai cette seconde partie dans un prochain article en incluant le programme de l’Arduino.

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Les brèves #3 : Eclairage à leds RGB (mini-projet)

juin 15, 2018 Laisser un commentaire

Dans mon dernier article, je décidais d’un premier lot de petits projets à terminer, à savoir :

  • Une plateforme mobile (sur roulettes) pour mon rack à basses.
  • Un clavier « analogique » – si-si ! – nécessaire pour plusieurs projets à base de micro-contrôleurs.
  • Un éclairage à leds pour le plateau de mon imprimante 3D.

La plateforme mobile doit attendre que les sœurs Lombaires terminent leur fâcherie. Une deux semaines que ça dure, sans pouvoir conduire – heureusement, je covoit’ avec un de mes frères – sans pouvoir continuer mon petit programme cycliste, bref, il va falloir que ça cesse ! Apparemment, ça se calme un peu de ce côté-là.

Le clavier analogique peut attendre. Il lui faudra de toute manière un boîtier que je fabriquerai sur mesure. L’éclairage pour l’imprimante est donc prioritaire. Ok, j’exagère un peu, mais il faut bien commencer quelque-part.

Le but secondaire est de recycler un ruban de leds RGB, son boîtier de commande et sa télécommande, tous trois achetés sur un marché aux puces.

rgb_led_strip_640.jpg

Le boîtier de commande s’est avéré non fonctionnel. J’ai donc commencé à développer le mien, à base d’Arduino et d’UNL2803, et commandé par infra-rouge, pour recycler également la télécommande.

Mini projet ? Mouip, on repassera…

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Des geek lasagnes…

juin 12, 2018 Laisser un commentaire

J’ai tout récemment fait la liste de mes projets en cours. Ce n’est – malheureusement ou heureusement, suivant l’angle de vue – qu’une partie de tout ce que j’ai commencé.

Les idées viennent plus vite qu’il ne faudrait, et chaque idée à peu près valable donne lieu à un brouillon de multiples brouillons, que ce soit sur papier ou sur l’établi, la table de salon, voire même la table de cuisine. En faisant « un peu » de rangement, j’en ai retrouvé une petite flopée bien installés dans leur coin et vivant leurs vies tranquillement sous diverses strates de documents, de brouillons, de revues, etc.

Des geek-lasagnes !

En vrac, une horloge à écran oled, le pico puter (en pleine hibernation tardive), une autre horloge « matrice de leds », un mod de boîtier de commande pour bandes de leds, le Blackstrad et sa tripaille soigneusement emballée, la future pi-station, divers essais d’adaptation d’une webcam sur un télescope… Je n’ai pas fini de creuser. Beaucoup d’électronique, mais aussi des projets en bois, en carton, en verre, en cuir…

Rillsoft-multi-project-gantt-chart

Comment s’en sortir

La réponse la plus immédiate est d’arrêter de commencer de nouveaux projets et d’écluser tout ce qui est en cours. Pas facile quand les idées viennent façon génération spontanée !

C’est clair que je dois vider la liste des « en-cours », mais comment éviter de l’allonger plus vite encore ?

Principe #1

Ne pas commencer un nouveau projet avant d’en avoir terminé deux. Je ne bricole pas que de l’électronique , et je peux me concentrer sur deux ou trois petits projets en cours sans me cantonner à un seul domaine.

Principe #2

Réserver du temps pour chaque réalisation. Je ne regarde pas la télévisions, ce qui me laisse deux bonnes heures le soir après les corvées quotidiennes. C’est suffisant pour avancer suffisamment vite et voir la progression avant d’aller se coucher, content du travail accompli.

Principe #3

Un projet, une semaine. Le BlackStrad, par exemple, est en vrac depuis bien trop longtemps, alors que le « gros-œuvre » pourrait être terminé en quelques soirées.

Principe #4

Un projet, un article sur le blog. C’est pour la motivation. Ça ne sera pas forcément un gros article ; une brève suffira parfois.

Principe #5

Commencer tout de suite.

Euh… J’peux pas, j’ai piscine.

Avant de commencer « tout de suite », il va falloir prioriser, en commençant par les plus petites-choses. Par effet boule-de-neige, ça devrait me libérer de la place et des neurones.

Deuxième effet, ça devrait aussi me permettre de commencer de nouveaux projets de profiter enfin de mes réalisations.

On s’y met ?

Allez, un premier lot, dans le désordre :

  • Une plateforme mobile (sur roulettes) pour mon rack à basses.
  • Un clavier « analogique » – si-si ! – nécessaire pour plusieurs projets à base de micro-contrôleurs.
  • Un éclairage à leds pour mon imprimante 3D.

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Cure d’amaigrissement pour mon smartphone.

juin 5, 2018 Laisser un commentaire

J’ai changé de smartphone il y a plus ou moins deux ans. Mon vénérable Note, premier modèle est maintenant entre les mains d’un de mes frangins, après avoir reçu sa n-ième batterie et avoir été mis à jour vers LineageOS.

J’utilise depuis un Note 4. Nouvelle batterie, remise à zéro d’usine, flashage de la version officielle du constructeur, et mise à jour. Depuis, il tourne presque comme une horloge. Le presque tient à quelques petits coups d’humeur de temps en temps, mais rien de rédhibitoire.

Après ces deux années d’utilisation quotidienne, il est temps de faire un peu de ménage, et de procéder à quelques ajustements.
80486-Desktop-PC

En préambule, un petit retour en arrière

Je n’en suis pas à mon coup d’essai dans le nettoyage et l’allégement de système. C’est un exercice très intéressant et ludique, toutefois moins facile avec les systèmes modernes.

J’ai possédé un Macintosh 512Ke acheté d’occasion, il y a une vingtaine d’années. Le bestiau n’avait pas de disque dur, et n’était doté que d’un seul méga octet de RAM et de deux lecteurs de disquettes. L’utilisation de principes analogues à ceux décrits plus loin permettaient dès le démarrage terminé, de disposer du système, des deux applications principales, Mac Write et un petit tableur dont j’ai oublié le nom et d’un éditeur de notes en « Desk Accessory » – DA pour les intimes. Le second lecteur de disquettes restait totalement libre pour y stocker mes documents.

Mes usages du smartphone

Mon téléphone me sert essentiellement pour

  • Téléphoner, envoyer et lire des SMS. Classique.
  • Lire les nouveaux articles sur les blogs que je suis.
  • Prendre des photographies. Actuellement mon téléphone en stocke plus d’un millier.
  • Écouter de la musique.
  • Récupérer et écouter des podcasts.
  • Me réveiller le matin, si je loupe le chant du coq. Les coqs se font rares…
  • Lire mes fils d’actualité sur Mastodon et Diaspora.
  • Faire quelques calculs avec l’application Free-42. RPN rules !
  • Regarder quelques (sic!) vlogs sur YT lorsque c’est nécessaire/possible/intéressant.

Quelques outils me sont nécessaires, essentiellement pour procéder à des sauvegardes.

Nettoyage des applications inutilisées

L’espace de stockage est suffisant sur le Note-4, mais ce n’est pas une raison d’en abuser. Au fil du temps j’ai installé des applications, quelques utilitaires, deux ou trois jeux.

Je ne joue que très rarement. Un bon bouquin ou un peu de codage sont bien plus utiles pour mon ordinateur biologique. Exit donc les jeux.

Les applications de réseaux sociaux habituels, FB, TW, G+, etc ne peuvent pas être désinstallés, mais leurs mises à jour désormais inutiles dans mon cas le peuvent. Hop, quelques dizaines/centaines (je n’ai pas mesuré) de MO sont libérés. Je les ai par ailleurs désactivés dans les paramètres du téléphone.

Exit également les Speed-Test, émulateurs, éditeurs de mémo, dictionnaires, claviers virtuels et autres items apparentés.

Une bonne chose de faite !

Les services superfétatoires

Par mesure d’économie de batterie, de bande passante, et de forfait – encore que mon forfait actuel est plus que suffisant – je désactive systématiquement tous les services inutilisés :

  • Bluetooth
  • GPS
  • Mise à jours système
  • Mise à jour automatique des applications
  • Multi fenêtre
  • Point d’accès mobile
  • D’autre que j’ai oubliés, faute d’utilisation

Besoin d’une connectivité bluetooth ? J’active lorsque c’est nécessaire et désactive sitôt après. Wifi, Données mobiles, GPS ? Idem.

En passant, j’utilise le même principe pour contrôler ma consommation d’électricité domestique : seuls le réfrigérateur et la chaudière restent allumés – branchés – en permanence. Même la box internet y passe.

L’écran d’accueil

De quatre, je suis passé à un écran d’accueil qui regroupe sous l’horloge ,qui est l’unique widget que j’utilise, les applications les plus utilisées.

Dans le lanceur d’application – j’utilise Nova, dont j’ai acheté une licence – les applications inutiles ou inutilisées sont progressivement regroupées dans un unique dossier/tiroir/whatever.

Le dock

Le dock regroupe mon top-four des applications que j’utilise :

  • Free-42 : émulation d’une calculatrice HP 41/HP 42.
  • Un dossier contenant le répertoire, l’application de téléphonie, les messages
  • L’horloge/alarme (mon réveil matin)
  • Un dossier contenant les applications de photographie de « galerie photo. »

Au centre l’accès à la liste complète des applications installées.

Un petit plus, en passant

Mon téléphone ne contient pas de données « critiques », type numéro de carte bleues, mais je préférerais qu’en cas de perte ou de vol, personne ne puisse y récupérer quoi que ce soit. Un téléphone, c’est comme une brosse à dents : c’est personnel.

J’ai donc activé le chiffrage  du téléphone et de la carte SD. Ça  monopolise le téléphone le temps de tout chiffrer, mais la perte de performances en utilisation courante est imperceptible.

Ce qu’il reste

Au travail, j’utilise mon téléphone de bureau, bien pratique avec son casque « enveloppant ». Pour le reste, je téléphone très peu. Par contre, je ne me limite pas côté SMS, même si je tente de rester concis.

Ce qu’il reste, donc, c’est que j’aurais plus besoin d’un téléphone un peu moins smart, qui serve pour les  conversations vocales, les SMS, la musique et la photographie, et qui fournisse un accès internet mobile par Wifi lorsque c’est nécessaire. La partie internet – Web, mail, etc – serait utilisée depuis une tablette, ou un Netbook. Ça ferait deux appareils au lieu d’un seul, mais deux appareils optimisés pour leurs usages respectifs.

Sur ce point, je ne suis clairement pas dans l’air du temps : du PDA totalement déconnecté des années 1990/2000 au smartphone/phablet tout-en-un et ultra-connecté d’aujourd’hui, je pense que nous sommes passés d’un extrême à l’autre.

Ménage terminé …

Cette petite digression terminée, mon téléphone est un peu allégé. L’activation des données mobiles ou du Wifi ne provoquent plus de délais dus par exemple à la détection des mises à jour, et les applications qui me servent réellement sont plus rapides à retrouver dans mon unique page d’accueil.

 

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