Herbes folles

août 3, 2018 Laisser un commentaire

Le jardin en bacs continue d’occuper ma courette. Outre les pommes de terre dont les plants sont issus de la maigre récolte de l’an dernier, du cerfeuil et un nouveau « pied » de lavande sont venus remplacer les haricots grimpants.

J’ai préféré oublier ces derniers, cette année. J’aime beaucoup l’ombrage qu’ils apportent, mais les bacs que j’utilisais ne sont pas assez profonds pour que des haricots s’y trouvent à l’aise. Je pense soit acheter un bac en bois de dimensions correctes lors des soldes de braderie ou d’hiver, soit en construire un moi-même. Ce sont les circonstances qui en décideront.

Le nouveau pied de lavande n’a pas été acheté en magasin. Il s’agit simplement d’une semaille accidentelle dans le pot voisin du pied d’origine. Ce fut la belle surprise de l’automne dernier, quand j’ai mis à l’abri mes persistantes pour l’hiver.

Le cerfeuil servira pour la cuisine, branche après branche pour préserver le pied, mais il est probable qu’il ne survive pas aux moules-frites de Septembre.

La seconde surprise est venue au printemps, quand j’ai « séparé » mes pieds de menthe et de mélisse. Il y avait tellement de surjets que les pots de menthes et de mélisse se sont multipliés, et occupent une bonne partie du pied de mon mur. A ce rythme, il y en aura probablement trop au printemps prochain, de quoi en donner à toute la famille. La citronelle en est au même point, à un détail près : les pieds de l’an dernier n’ont pas survécu à l’hiver, mais leurs très nombreuses graines sont tombées en terre, et ont germé et poussé dès la fin de l’hiver.

La dernière surprise est venue du portillon d’entrée. J’y ai déjà vu de l’herbe à vaches, de l’ortie, et même de la ciboulette, alors que je ne suis jamais parvenu à la cultiver en pots. Ici, cette année ….

… un pied de menthe, certes bien attaqué par les parasite, mais bien vif.

Et là, juste à côté, caché sous une petite touffe d’herbe …

… un nouveau pied de lavande.

Comme quoi, l’asphalte et le béton ont beau faire, la nature a toujours raison.

Et nous, saurions-nous redevenir des herbes folles ?

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Cinq heures trente

juillet 31, 2018 Laisser un commentaire

Les congés avancent à (trop) petits pas. Encore quelques semaines à tenir. Ca devrait aller, mais je vais avoir besoin de quelques grâce-matinées pour me reposer réellement. Ah, traîner au lit une petite demi-heure, se lever à huit heures au lieu des cinq heures trente habituelles.

Cinq heures trente ?

Cette question-là revient presque aussi souvent que le « Tu ne regardes pas la télé ? Mais qu’est-ce que tu fais de tes soirées ?

Pour comprendre, il faut revenir quelques douze ou treize années en arrière. Je me levais vers huit heures pour un départ au travail au plus vite. Je devais me dépêcher, avaler mon petit-déjeuner tout rond quand j’en avais le temps, m’habiller en vitesse et me lancer sur les routes pour tomber juste… dans les bouchons.

C’était une période très difficile de ma vie. Le divorce, un nouveau travail, « tout ça », comme on dit.J’ai fini par en avoir assez de courir, et j’ai pris mon temps… en me levant toujours à huit heures, ce qui m’obligeait à speeder le reste de la journée pour que le travail dû soit fait.

Pas glorieux du du tout.

Cinq heures trente, donc

Mon but était d’avoir le temps le matin. Du temps pour un vrai petit déjeuner, du temps pour lire, pour écrire, bricoler un peu. J’ai donc fixé mon heure de lever à cinq heure trente. Avec un départ pour le travail à sept heures moins le quart pour éviter les embouteillages, ça me laisse plus d’une heure pour me préparer sans stress, entretenir mon jardin en bacs, repasser une chemise si il faut, etc.

Enfin des débuts de journées tranquilles, sans stress, sans avoir à courir.

Reste un problème à gérer, ou plutôt deux. Le premier est simple : à dix heures, pour moi il est midi, et mon estomac gronde comme un ours affamé. Un petit en-cas pour tromper la faim, et c’est réglé.

Le second problème ?

Les soirées

Se lever plus tôt n’allonge pas les journées. Au mieux, ça les rend plus longues, mais en réalité, ça raccourcit les soirées. A vingt et une heures, il n’y a plus personne à la barre, et le navire menace de s’échouer en vrac sur le canap. Le plus simple est d’évacuer son âme dès que les yeux se croisent. Avec le temps, l’heure du coucher oscille entre vingt heures trente et vingt deux heures, à une vache près, mais en respectant ce principe, et sans se forcer à passer son cap, cinq heures trente le matin, c’est du gâteau.

Alors, pourquoi j’en parle ?

Et bien… je suis crevé, les batteries sont à plat, et les congés sont un poil trop loin. Lever difficile, après-midi en mode zombie, soirée inexistantes, et les weekends ne suffisent plus.

Je veux mes vacances !

Elles finiront bien par arriver, ces vacances, et je compte bien en profiter : changer d’air, changer de rythme, pioncer autant que nécessaire, n’accepter (presque) aucune contrainte, passer de bons moments sans m’imposer quelque horaire que ce soit.

En trois mots, de vraies vacances.

Je réduis déjà le rythme, en dehors du travail. Déjà, ce billet est en retard, et je verrai si j’en produits un les deux ou trois prochaines semaines, même si les sujets ne manquent pas.Je vais plutôt m’occuper de deux bécanes en attente de linuxification, terminer le contrôleur de leds RGB, lire…

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Une rencontre (Il suffira d’un cygne)

juillet 24, 2018 Laisser un commentaire

Alors que, normalement, j’ai plusieurs articles d’avance, prêts ou presque à être publiés, depuis plusieurs mois, je galère. Du coup, je commence toujours mes articles par « Pas de billet cette semaine ». En expliquant pourquoi, comment, par quelles petites choses de la vie j’en suis arrivé là, en général, ça se décoince.

M’est avis que je ne travaille pas assez sérieusement sur ce blog. Par travailler, je n’entends pas m’infliger quelque torture que ce soit. Ecrire est toujours un plaisir, mais en m’y prenant presque au dernier moment, c’est plus du ressenti, du subi qui ressort de mes articles.

Alors, quoi de neuf, quelle petite-chose a-t-elle occupé réseau neuronal biologique ces derniers temps ?

Une rencontre…

Attaqué par une bête sauvage.

Si-si, mais… n’exagérons rien. Par ici il n’y a ni ours, ni lycanthropes, ni sanglier ni lapin adulte. Euh, si, des lapins adultes quand-même, mais pas de Bohort, donc tout va.

Je roule toujours. En choisissant mon horaire, en partant tôt, j’arrive à faire mes quinze à vingt et quelques kilomètres assez régulièrement. Pour éviter le cagnard – le soleil tape très fort, très tôt en ce moment – j’évite les espaces ouverts. Les chemins dans les bois et le long des canaux, me conviennent très bien, et m’évitent de me faire tanner le cuir au soleil, et de me faire bouillir la cervelle.

On croise de tout, ou presque dans ces endroits. Je passe sur les promeneurs et promenés. Suivant l’itinéraire, ce sont lapins, lièvres, cailles, faisans, poules d’eau et canards qui se montrent plus ou moins. Bohort s’enfuirait de là plus vite qu’un coureur cycliste dopé sur un vélo électrique.

Quelques chats aussi, auprès de qui je ne m’attarde pas très souvent, malgré des discussions aussi improbables que potentiellement intéressantes.

Alors, cette bête ?

J’y viens presque. Si les poules d’eau sont prudentes et se planquent à peine ont-elles vu le début d’un humain, les canards sont carrément suicidaires. Régulièrement, l’un ou l’autre de ces colverts déprimés passe fort près de se faire hacher et de me casser une flopée de rayons en passant à travers ma roue.

Le Parc de la Deûle a bien amélioré les choses, et à l’extrémité du canal de Seclin vivent plusieurs cygnes, dont au moins un couple avec une couvée de six ou sept oisillons. Je me suis déjà fait courser et pincer par un jars. Oui, ça pince, et fort ! Et ça court plutôt vite. C’est mauvais comme la gale quand on ose pénétrer sur son fief, pire qu’un chien derrière un postier ou un politicard face à un journaliste qui pose les questions qui fâchent.

Et bien, un cygne, c’est pire, bien pire. Pendant que Madame Cygne mettait sa progéniture à l’abri sur l’eau, Monsieur Cygne a fait son boulot : pas de détails, pas de pitié, foncer, souffler et cracher comme un chat, prendre du volume en déployant ses ailes, pincer et courser le cycliste qui ne faisait que passer sans même penser à mal ni chercher noise.

Ça peut aller vite, un cygne, mais heureusement, Monsieur Cygne avait d’autres intrus humains à éloigner. La prochaine, fois, je ferai un petit détour, histoire d’éviter de déranger la petite famille. La faune sauvage non domestiquée, c’est encore mieux quand on l’observe de loin, sans la déranger.

CygneVaires

Il suffira d’un cygne …

Ce n’est pas la première rencontre de ce type que j’ai faite, et ce ne sera pas la dernière. Sans vouloir passer mon temps à filmer chacune de mes pérégrinations vélo-cyclistes, c’est le genre d’épisode que je regrette de ne pas avoir pu filmer. Mon téléphone reste bien à l’abri dans la sacoche, et de toute façon, lancer l’application Photo, viser, capturer serait bien trop long.

Mon guidon est bien dégagé depuis l’installation de la sacoche arrière, et j’y verrais bien une petite caméra, avec une batterie suffisante et une optique raisonnable. Allez, c’est bientôt Noël… Non ? Ah bon.

Petite précision avant de fermer pour la nuit : il s’agit de cygnes tuberculés.

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Canicule, culicidae, choucroute

juillet 17, 2018 Laisser un commentaire

Une petite râlerie pour commencer ?

Les quelques jours de répit la semaine dernière n’ont pas suffi, et la chaleur a repris de plus belle. Mon temps libre se répartit entre larver comme un ours dans sa grotte et tenter de dormir avec la fenêtre grande ouverte, histoire d’avoir un peu d’air, et espérer un peu de fraîcheur au petit matin. Avec les moustiques – cette partie du village est bâtie sur un ancien marais – quand ce ne sont pas des abrutis qui klaxonnent jusqu’à pas d’heure en braillant des « on a gagné » en oubliant que le « on », ce n’est pas eux, et qu’ils n’ont donc en personne pas mérité autre chose que le mauvais karma d’avoir supporté une compétition de millionnaires dans le pays d’un dictateur déguisé en démocrate. Oui, je râle, oui, la chaleur me rend grognon, je suis de très mauvais poil (et du poil, un ours, ça connaît bien). C’est le côté Mr Butcher du pseudo-duo dont je joue parfois.

Bref, je suis crevé, je dors mal, mes vacances sont encore loin, j’ai pas mal de boulot – encore heureux, tiens !

Tout n’est pas négatif là dedans. Je dors peu et mal, mais ça me laisse pas mal de temps pour gamberger. Les sujets ne manquent pas, à commencer par les projets en attente d’une météo plus favorable.

Le projet bureau refait surface.

J’y tiens, à ce bureau. Ce qui coince, pour le moment, est l’absence de longerons de bois pour relier les pieds en une sorte de U aplati et inversé, comme une antique table de ferme en bois massif, mais avec le montant central déporté vers l’arrière. Un bois dur d’une section de cinq à six centimètres serait l’idéal, avec deux longueurs de 70 et une de 120 centimètres. Malheureusement, soit c’est hors de prix, et ça ne rentre pas dans le budget, soit ça se vend en longueurs de quatre ou cinq mètres, et ça ne rentre pas dans la voiture. Pour la seconde solution, je pourrais couper mes longueurs sur le parking et embarquer les morceaux, mais je suis déjà en mode surchauffe.

Entre deux salves de prélèvements sanguins par ce s@#!es de Culicidae m’est venue l’idée de les fabriquer, ces longerons. On trouve dans le commerce des carrés de pin de trois par trois centimètres en longueur de 2,40 mètres. Il m’en reste d’ailleurs deux. Le pin est un bois plutôt fragile, qui marque et plie assez facilement, surtout quand un John y appuie sans ménagement le quarante-six et demi de ses petits pieds, mais ces carrés-là sont plutôt rigides, et en les contre-collant, je pense obtenir un matériau à la fois solide avec une section de six par six et facile à travailler.

Il fait trop chaud, je disais, avec pas loin de trente en plein cagnard, mais en ventilant très tôt, puis en occultant les fenêtre, ma grotte commence sa journée à 18 ou 20°C, et plafonne à 24 ou 25 °C en journée. En commençant très tôt, la partie « physique » du travail peut-être terminée pour huit heures.

Bientôt les vacances ?

Quelques semaines encore. J’ai assez de travail pour ne pas voir le temps passer, mais ça va finir par arriver, une peu comme la petite vér… euh… ça va arriver.Il faut toujours un jour ou deux pour atterrir, et mais je suis toujours surpris de me lever à l’heure habituelle sans avoir à aller travailler.

Mes loupiaux sont grand maintenant. Ils n’en sont pas encore à mener leur propre meute, mais assez âgés pour décider pour eux-même. Pour résumer, l’un travaillera pour financer une partie de ses études, l’autre a trouvé « mieux » à faire. C’est de leur âge, je comprends, et c’est la vie, non ? Ça va me faire bizarre, ces premières vacances en solitaire !

Une partie du programme est déjà établie. Mon logement a besoin de quelques travaux, et il y aura quelques jours à passer sur les travaux « lourds » du jardin. L’autre partie, et bien je commence à y penser. Du vélo bien sûr, à raison d’une trentaine de kilomètres par jour, et je ressortirais bien mes avions pour quelques séances de vol électrique, histoire de me rappeler de ce que c’est.

Je compte également aller voir un peu de pays. Pas très loin, et pas très longtemps, mais assez pour me couper d’un peu tout. A priori j’ai déjà une destination, avec un pied à terre chez l’habitant, et quelques bonne balades à faire, à vélo ou à pieds.

Le vélo, justement

Mon bicyclown est équipé de chambres anti-crevaison, dans lesquelles une espèce de gel épais est sensé combler les éventuelles fuites. Et bien, ça marche … à moitié.

Pas besoin de regonfler entre deux parcours. Le caoutchouc d’une chambre est toujours un tout petit peu poreux, et le gel en question fait bien son travail. C’est la moitié qui fonctionne. Par contre, anti crevaison, mon zieu ! Je me suis retrouvé à plat, pour un trou d’un pouillème de millimètre. Dans l’urgence, j’ai simplement remplacé la chambre par une de ses sœurs, et je l’ai réparée une fois rentré chez moi. La réparation validée par un gonflage un peu costaud, surprise ! Le gel s’échappe par la valve lors du dégonflage ! On y arrive, mais c’est fastidieux.

Pour le reste, la partie cycle encaisse assez bien, même si les roulement des roues finiront bien par lâcher. Ce sera l’occasion de changer les moyeux et de les équiper de freins à disques. Les patins sont efficaces lorsqu’ils sont secs, mais une fois mouillés, et ça arrive souvent quand on roule en chemins de terre dans les bois, c’est aussi efficace que d’espérer finir par s’arrêter « naturellement ».

Ah oui, toujours pas de casque à ma taille. Je vais devoir commander ça par internet…

Choucroute ?

Je pédale dans la semoule… A me demander si prendre mes congés aussi tard est une si bonne idée, après tout. J’ai besoin d’une petite pause, sans activité de fond, me la couler douce en soirée durant une ou deux semaines, écrire un peu, gribouiller, gratter la basse…

Choucroute ? J’avais simplement envie de la caser quelque-part, et puis « Canicule, culicidae, semoule » est bien moins fun que « Canicule, culicidae, choucroute ».

En passant, un petit merci à Jean Yannes

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Un Ours dans sa Grotte

juillet 10, 2018 1 commentaire

La chaleur m’étouffe. Plus de vingt degrés et j’ai chaud, alors vingt huit ou vingt neuf comme ces dernières semaines, ou pire, trente et au-delà, je me liquéfie, mon cerveau fait de même et percole douloureusement en suivant les lois physiques et je perds presque toute velléité à faire quoi que ce soit. Avancer sur les projets électronique ? Le fer à souder va m’achever. Un projet « bois » ? Le peu que je m’agite, c’est une véritable pluie qui survient. Même rouler à vélo ne me dit rien. Trop d’air chaud, pas assez d’air tout court, pas assez d’ombre.

Les week-ends se passent à peine mieux. Je me dépêche de faire mes corvées au plus tôt, et passé dix heures, je me contente de larver dans ma grotte, un bouquin entre les mains, et une bouteille (d’eau) à portée. Au final, c’est pitoyable, un ours lycanthrope en été …

Fait remarquable tout de même, j’avance un peu dans ma pile à lire. Ce n’est pas à proprement parler une pile vu qu’elle est répartie entre la chambre et le salon, mais passons.

Books HD (8314929977)

Le « Bardo Thödol » est à peine entamé. Il faut dire que c’est un sacré pavé, de plus assez spécial, en dehors de ce que je lis habituellement, J’apprécie cet ouvrage au rythme de quelques pages à la fois. A ce train-là, il me faudra des années pour le terminer, mais le but n’est pas là, et de toute manière, j’ai un peu de temps, non? En passant, bravo aux traducteurs et traductrices. Ah oui, préface de Matthieu Ricard.

J’ai relu pour la x-ième fois « Le Grand Meaulnes » de Alain Fournier. Je trouve toujours grand plaisir à redécouvrir cette histoire d’un autre temps, non pas meilleur, mais différent. Un autre monde, d’autres usages.

Je n’ai pas de chat à la maison. Apparemment, ce sont plutôt les chats du coin qui ont des humains. Loin de se laisser approcher par leurs humains de compagnie – traduit en langage chat par « Mrrr Mow! », ce qui veut également dire « esclaves » – ils entrent et sortent à leur guise. Je ne peux donc pas appliquer les conseils de « 5 Minutes pour méditer avec son Chat« , au départ acheté pour ma fille, mais qu’elle a laissé la dernière fois qu’elle est venue chez-moi. Et non, je n’ai pas retrouvé mon enfant intérieur, contrairement à ce qu’annonce la couverture. J’aurai bientôt l’âge de raison, en âge de chat. Je devrais peut-être me presser un peu…

« Le Bonheur… dans l’Instant, tout simplement« , de Thich-Nhat Hanh est un coffret regroupant un livret d’un peu moins de cent trente pages et une flopée de courts poèmes imprimés sur des fiches cartonnées. Je ne parcours jamais le livre d’un bout à l’autre. Je préfère en lire une page ou deux au hasard, ou en fonction du moment. J’aime beaucoup les poèmes de quelques mots à quelques lignes qui accompagnent le livret. Mon préféré n’y est pas : « J’inspire, je me calme ; j’expire, je souris. » (ou comment éviter d’avoir à éliminer les témoins et de trouver un alibi).

Je viens de terminer pour la seconde fois « Further Adventures of James Joyce » de Colm Herron. Ce livre m’a été offert par mon fils à son retour d’un voyage scolaire en Irlande. C’est un petit OVNI littéraire. Je n’ai pas de problème avec la langue anglaise, mais là, j’ai, disons, un peu étendu mon vocabulaire, avec principalement des mots d’argot. Les personnages? Disons qu’on en connaît chacun un de ceux-là dans la vraie vie, mais dans ce récit, ils sont tous là. Je lirais bien « For I have Sinned » du même auteur.

Comme le météo ne permet pas de laisser un plantigrade dehors, j’ai entamé « Marée Stellaire » de David Brin. C’est un roman de de science fiction, mais encore une fois, ce sont les personnages – au sens de « character » comme disent les Grand-Bretons – qui sont intéressants, leurs psychologies respectives – les néo-dauphins, par exemple, ont trois niveaux de pensée et de langage et les perceptions du monde qui y affèrent.

Les prochains ? Je relirais bien « Fugues » et « Absences » de Pauline Doudelet. Pauline, si tu me lis, merci encore pour ta prose.

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Un serveur de synchro « vite fait »

juillet 3, 2018 Laisser un commentaire

Je suis toujours en galère sur mes articles. Quelques brouillons bons à jeter, pas mal de notes, mais j’ai trop chaud. Vivement cet hiver ! Si-si !

Je pourrais me contenter d’une brève, mais ce ne serait pas un vrai billet, alors…

… alors pas de billet cette semaine ?

J’ai un petit soucis de matériel.

Auto wreck, U.S., 1923

Pour faire court, je n’ai plus de machine de synchronisation pour mes PC. Je dis synchronisation et non sauvegarde, car c’est autre-chose : en sauvegardant de temps en temps depuis le Monolithe, puis la Remington, et encore le monolithe, etc, ça devient vite le foutoir et on n’est jamais sûr d’avoir la bonne version (expérience personnelle). Une sauvegarde, ça se fait sur disquettes bandes magnétiques CD DVD disques durs externes, et ça ne sert à rien si on sauvegarde du bord3l numérique.

J’avais donc ajouté sur mon mini cluster de quoi synchroniser mes machines. Rien de bien fancy, juste un dépôt Mercurial. Ouaip ! Mercurial. Le truc le moins user friendly grand public qu’on puisse trouver. L’avantage de Mercurial, c’est qu’il ne consomme pas grand-chose en bande passante CPU et en mémoire. Mes textes, codes sources, notes, comptes et assimilés étaient donc bien à l’abri, dans leur multiples versions successives, et accessibles depuis n’importe où – dans mon cas, le Monolithe et la Remington – d’une « simple » commande unix.

Le noeud principal du mini cluster est mort. Le second ne démarrera sans doute plus, ne reste qu’une babasse assez récente – comprendre moins de six ans – en bon état général. Elle n’a besoin que d’un bon ravalement de façade et d’un ventilateur supplémentaire. Mon cluster n’est plus qu’un tore de Jophur, une tranche de cluster.

Constat #1

La bidouille, c’est le bien : on apprend des choses, de ses erreurs surtout, on réussit parfois, mais si on veut un outil sérieux, et même si on veut le faire soi-même, il faut y mettre les moyens : un peu d’argent, beaucoup de temps, et de la méthode.

Constat #2

J’en ai un peu assez de bidouiller des bouses récupérées dans les poubelles, et au final passer plus de temps à les remettre sur pieds en cannibalisant celles qui ont eu moins de chance. Je compte bien assembler un nouveau cluster – je suis indécrottable – mais sur de bonnes bases.

Constat #3

Côté synchronisation de mes bidouilles numériques, à part faire du rsync sur un disque externe, je suis à poil, et c’est tout sauf confortable.

Oui, et … donc ?

La babasse citée plus haut est assez bien fournie vu son âge relatif : processeur dual core 64 bits, 4 GO de RAM, deux disques de 250 GO plus un de 1 TO qui attend sagement son installation, Ethernet 100Mb (c’est un peu léger, mais en première approche, ça ira), et un vrai port série, au cas où. Debian 9 est déjà installé et configuré « headless », via ssh. Mercurial est également installé, pour accéder à mes précieuses données depuis mes deux machines de travail sans y remettre le souk.

La suite ?

Je n’installerai pas docker sur ce petit serveur. Je réserve ça pour plus tard, et même si je n’exclue pas d’y installer des outils plus modernes, je peux bosser en toute sécurité. Le confort viendra plus tard.

En attendant, je peux me recommencer à écluser les « en-cours ».

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Fibre, Internets et babillards

juin 26, 2018 Laisser un commentaire

La fibre arrive par chez-moi. Elle aura mis le temps. Il faut dire qu’on est, à vol d’oiseau, séparés de Lille par la distance faramineuse de …

… onze kilomètres !

Personnellement, j’appelle ça du foutage de gu3ul3, à répartir entre la région, le département, la communauté urbaine et la commune tout court qui n’ont pigé que très récemment, et j’en doute encore, le potentiel qu’un accès au très haut débit pourrait libérer. Forcément, à être dirigés à coups de vieilles copies d’idées elles mêmes très vieilles… Je m’emporte, un peu, pas mal même, la fibre existait déjà quand j’étais à la fac, il y a … vingt cinq ans !

La fibre optique, donc

Ce fameux câblage fibrage devrait enfin donner un débit correct se comptant en dizaines de méga octets par seconde, à comparer aux deux cent kilo dont je profite actuellement. Adieu les longues périodes d’attente pendant qu’une vidéo bufferise, bonjour les mises à jours système qui se déroulent en quelques minutes au lieu de quelques heures, en résumé bonjour l’internet les internets tels qu’on devrait les avoir depuis au moins dix ans.

Dès lors, les possibilités s’étendent presque à l’infini, à l’inverse mathématique du temps de réponse de ces nets enfin modernisés !

Reste une question.

Que va-t-on en faire ?

Que faire d’un accès internet au débit surmultiplié, dopé à la fibre ?On pourrait se contenter de faire ce que l’on fait déjà, en plus rapide, bien sur. Télévision haute définition pour ceux que ça intéresse, musique, réseaux sociaux, vidéos de chats, musique de m3rd3 façon Mouv (oui, je règle un peu mes comptes ce soir, et non je n’ai toujours pas digéré l’affaire), musique un peu plus musicale aussi, sites de vidéos, sites et chaînes scientifiques, culturels, philosophiques, bricolage, informatique, bref chacun sa nerditude. C’est bien un ‘n’ ; Nerditude, dans le sens positif du terme.

Si je résume, on pourra continuer à consommer du net comme maintenant, mais plus rapidement, grâce à cette fameuse fibre !

Mais attendez…

C’est ça, internet ?

Actuellement, j’ai donc deux cent kilos en pointe en descente, et une quinzaine en montée… Et oui, parce qu’internet, ce sont des données que l’on fait descendre vers nos ordinateurs, nos tablettes, nos téléphones et nos télévisions, sans oublier les consoles de jeux, mais les Internets, ce sont également des données que l’on envoie sur le réseau : courrier électronique, les vidéos et photos de vacances que l’on stocke sans retenue ou presque chez les GG, FB, TW, PI, AMZ et consorts.

Avec un débit décuplé, nous continuerons à confier nos données à des tiers pas vraiment de toute confiance, mais privateurs, censeurs, parfois moralistes mais toujours mercantiles.

La surveillance aussi ira plus vite, et un observateur pourra examiner nos échanges sans que nous ne nous en rendions compte. Non pas que l’on nous surveille nous en particulier, moi, vous, mon voisin, mais c’est une surveillance plus globale et généralisée, appuyée par la concentration des fournisseurs de services internet grand public, les fameux GG, FB, TW, PI, AMZ et par les failles des systèmes et des matériels actuels. Je conseille au passage la lecture de « 21 degrés de liberté », une série d’articles traduits par Framalang et publiés sur le Framablog.

En principe, Internet, c’est …

… décentralisé. En principe, chaque machine, smartphone, tablette, etc connectée au réseau peut participer activement au réseau Internet. A l’inverse ce que nous avons accepté par défaut et surtout par méconnaissance et par facilité, chaque machine connectée peut se proposer comme diffuseurs de contenus, comme un rouage de l’ensemble. Ce n’est pas un détournement ou un piratage du système ; c’est ce qui était prévu dès les premières années des Internets. C’est le système actuel qui est un dévoiement et un piratage des internets, car chaque machine connectée au réseau peut devenir un nœud actif du réseau, et fournir un serveur de pages web, de courrier, de blog, de contenus multimédias.

Participer aux Internets

Tout le monde n’en a pas l’envie, ou le temps, ou les connaissances nécessaires. Peut-être. Ou pas, car il existe des systèmes simples pour prendre part à ces Internets décentralisés, publics et réellement profitables à tous. La Brique Internet en est un exemple. Bien sûr, il y a un peu de documentation à lire, quelques manipulations à effectuer, mais rien d’impossible avec une bonne interface chaise-clavier et un peu d’aide lorsque c’est nécessaire. Pas besoin d’un bac plus douze en informatique.

Framasoft propose une bonne petite flopée de services internet (web, wiki, pad, tableurs, etc) qu’elle héberge, mais que l’on peut héberger soi-même sur une petite machine pas trop ancienne connectée au net.

Au final, on ne reste pas simple consommateur, mais on participe à l’ensemble.

Et moi là dedans ?

En attendant la fibre, prévue en principe pour la fin d’année, je m’entraîne, j’apprends la partie technique qui m’échappe encore, en parallèle à mes « petits » projets. Oui, je sais, ça traîne, encore, mais mon minicluster est dans le sac, suite au décès du nœud maître et à la panne d’un second nœud ; un cluster à un nœud, bref, ça fait un projet remis à plus tard, et un autre pour le remplacer.

En attendant d’avoir la connexion qu’il faut et la machine qu’il faut, je pense m’essayer à l’Internet 0.2 . Zéro point Deux. Les BBS, ça parle à certains et certaines ?

Koala Country BBS Main Menu

Ça peut paraître limité par rapport aux techniques « modernes », mais ça fonctionne toujours, ça peut tourner par exemple sur un Raspberry Pi sans trop chauffer.

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