Tu es informaticien ? Mon PC ne va pas bien, tu ne pourrais pas… ?

octobre 9, 2018 2 commentaires

Petit extrait d’un échange avec un « ami » dont je n’ai eu aucune nouvelle depuis des années jusqu’à la semaine dernière.

« Oh mais au fait, tu travailles dans toujours l’informatique ?

– Tu sais, les informaticiens, c’est comme les avocats, il y en a de toutes sortes…

– Mon PC est hyper lent, tu ne pourrais pas y jeter un œil ? »

Et là, on sent arriver la galère. Les galères :

  • système pas à jour depuis des mois, car ça prend trop de temps
  • multiples barres d’outils et de recherche dans les navigateurs internet
  • plusieurs antivirus installés
  • pare-feu désactivé
  • pas de sauvegarde des photos, vidéos, et autres documents

Pour la famille et les amis proches, je vais faire un effort pour tenter de remplacer le matériel défectueux – j’ai parfois quelques pièces d’avance – nettoyer le système (logiciel et matériel), etc.

Pour les autres, un petit questionnaire préalable montre l’étendue des dégâts potentiels bien plus que probables :

  • les disques de restauration ont servi à autre-chose, ou aucun disque/aucune clef de restauration n’a été créée
  • aucune sauvegarde des données importantes (photos, vidéos, documents) n’a été faite depuis Hérode
  • l’ordinateur lui-même est un nid de moutons, genre « agnus vulgus detritus », qu’on trouve parfois sous les armoires
  • le système installé n’est pas « officiel » – comprendre une copie d’origine douteuse
  • certains câbles internes ont été réparés avec des dominos d’électricien, quand ce n’est pas de grossier tortillons enrobés de chatterton (ne riez pas, j’ai des photos), et des connexions sont faites en forçant littéralement du fil de hut parleur dans les prises molly…

Dans ces conditions, rien que brancher et démarrer le bousin est un risque sanitaire, électrique et potentiellement légal. Le nettoyer prendra vraisemblablement des plombes. Retrouver, sauvegarder et restaurer les données ajoutera plusieurs heures de travail supplémentaire.

Alors je refuse.

Je refuse tout d’abord parce que tout travail mérite salaire. Je n’aurais en principe rien contre l’idée de « mettre du beurre dans les épinards ». Une ou deux machines par semaine, à raison de deux billets de vingt chaque, ça peut donner envie, mais sans statut légal d’entrepreneur, c’est prendre un risque certain. Je me prends déjà un PV pour un feu rouge que je n’ai pas grillé, j’ai tendance à me trouver au mauvais moment au mauvais endroit, alors si le me lance dans le travail non déclaré, je vous laisse imaginer.

Je refuse tout simplement parce que j’ai déjà un travail qui me prend toute la semaine, et que mon temps libre est déjà fort occupé.

Je refuse aussi à cause de la question qui ne tarde pas à venir. « Tu n’aurais pas u la dernière version de tel ou tel logiciel ? « . Et oui, je bosse dans l’info, alors j’ai des prix, c’est évident. Allez demander à un gendarme s’il a des ristournes sur les PV, ou à un toubib si le pharmacien lui fait des prix sur les médicaments. Non, je n’ai pas de tarifs préférentiels sur les logiciels ou le matériel.

Stoppons là. Avant de demander à un « pote » qui s’y connaît de réparer votre PC, posez-vous les questions suivantes :

  • Le système et les logiciels installés sont-ils d’origine, ie. avec une licence officielle (souvent payante, cherchez le lien entre les deux) ?
  • L’ordinateur lui-même est-il entretenu, nettoyé, dépoussiéré ?
  • Êtes-vous prêt à payer le service comme il se doit , soit au moins quarante ou cinquante euros hors taxes pour un service de base ?
  • Avez-vous une sauvegarde intégrale de vos données importantes sur un ou plusieurs disques durs et/ou DVDs ?

Sans un oui à toutes ces questions, prendre en charge un tel chantier est une perte de temps et d’argent. En général, c’est le prix qui fait tiquer, mais si les données sont importantes, il n’y a pas à hésiter, et tout-travail-mérite-salaire.

Encore une fois, pour la famille et les amis proches, je fais ce qu’il faut, sauf évidemment pirater des logiciels , mais pour tous les autres, je refuse net, et ce n’est pas la peine d’insister. Point Barre !

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Octobre…

octobre 2, 2018 Laisser un commentaire

Déjà Octobre ! D’accord, ce n’est pas vraiment une surprise, mais que le temps passe ! Je dois vérifier, mais il me semble que l’an dernier (et les années précédentes), à la même époque, je me faisais la même réflexion.

Octobre, Novembre, … Nanovembre ! C’est mon petit marronnier personnel. Non pas que je n’ai rien d’autre à dire ni à écrire, mais le sujet est plutôt facile. Encore que, en en parlant, cela devient une sorte d’engagement. Peu importe, puisque le NaNoWriMo et le Camp NaNoWriMo d’Avril sont deux rendez-vous que je ne manquerais pour (presque) rien au monde.

De nouveaux personnages, de nouvelles situations, de nouvelles prémisses, le tout se multipliant pour donner des intrigues, des fils de vies à ouvrir, dérouler, entrecroiser pour en principe tous les démêler et les refermer, en n’oubliant pas, au besoin, d’en couper certains.

Oui, il m’arrive chaque année d’occire mes persos quand c’est nécessaire pour débloquer le récit, ou plus trivialement pour pousser certains de mes protagonistes à se bouger le popotin quand leur situation devient un peu trop confortable. Ce sont les personnages qui font l’histoire, mais c’est tout autant l’histoire qui fait les personnages. Et puis, nos persos ne meurent jamais réellement. Outre qu’ils n’ont d’existence que sur le papier, leur vie n’est jamais entièrement écrite, et ils reviennent parfois au hasard d’une tranche de vie en Avril, ou sur un accès d’inspiration à un autre moment de l’année. Leur « souvenir » ressurgit parfois par l’intermédiaire d’un protagoniste d’une autre nouvelle, d’un lieu, d’un souvenir réel d’un autre personnage fictif. L’Îlot (Jules) Toussain, le navire de ligne « Le Diane » (Kruger), le « Port (H.) Gruber », Lucile (Bordier) Akashi. D’un récit à l’autre, ce sont ces vies passées qui influent parfois les vivants.

Un soucis avec mes persos est leur état civil. J’ai beau piocher noms et prénoms au hasard de mes listes, il en est quelques-uns, et non des moindres, qui se trouvent avoir des homonymes dans des romans ou films connus. Les discussions sur le chan y sont parfois pour quelque-chose. Désolé pour vous, Capitaine Kruger, vous avez une étrange ressemblance avec cette actrice à l’accent germanique aussi discret que charmant. Le Capitaine Kruger conservera son nom. Dans le cas de Hans Gruber, j’hésite. Le perso de « Die Hard » fait bien trop partie des méchants, et même si Feu Alan Rickman a su lui donner une vraie personnalité, mon perso est tout de même plus humaniste, et a pris un tour bien plus positif.

J’ai encore bien des choses à laisser décanter avant d’aborder réellement une partie de mes chantiers de réécriture : les noms d’une partie de mes persos, la fusion ou non de certains récits, le choix du temps du récit (je reste collé au présent), des « plot holes » à combler, …

Bref, bientôt Novembre, mais d’abord Octobre, où je vais tenter de me reposer autant que possible, pour éviter de commencer ce NaNoWriMo 2018 en étant dans le même état de délabrement que pendant l’édition 2017, où j’étais assez mal foutu pour me demander si je n’allais pas casser ma tocante.

Pour le reste, ce devrait être un Nanovembre intéressant avec, pourquoi pas, un univers tout neuf, du moins suffisamment isolé des précédents.

Bien entendu, mode Panster, assurément !

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Nouveau projet.

septembre 25, 2018 Laisser un commentaire

Je sais, je m’étais plus ou moins engagé à ne pas lancer de nouveau chantier tant que la liste des « en cours » ne serait pas revenue à une taille raisonnable, mais là, il s’agit de tout autre-chose.

Septembre est presque terminé. C’était la période post-congés pour certains, période de rentrée pour les plus jeunes et, pourquoi pas, une période presque idéale pour faire un bilan. Je n’aime pas les bilans, car ils laissent au mieux une impression de fin d’étape, parfois celle d’inachevé.

En ce Septembre, j’ai levé le pied sur la tenue de ce blog, ainsi que sur mes autres projets et réalisations. Je sais que maintenant, il est temps de s’y remettre, ou plutôt, temps de passer la deuxième, car rien ne s’arrête réellement jamais. La création, l’imagination sont toujours en cours, rien ne les arrête, sauf éventuellement un sommeil sans rêve.

Les premières réalisations sur ma liste sont évidemment les « petits » projets, comme mon contrôleur de leds RGB ou le clavier « one pin ». Le reste s’enquillera au fur et à mesure des « à faire » terminés, et les différentes étapes de plus gros projets comme le bureau  s’intercaleront. Des inattendus se sont également invités sur ma liste, déjà longue comme le bras : enduits, peintures, réparations à apporter à mon logement avant que le mauvais temps ne s’installe réellement.

Justement, en parlant logement, mon propriétaire demande à récupérer sa maison. La législation le lui permet, même si le bail a été reconduit tacitement en Juin dernier, avec un délai de prévenance de six mois. Il me laisse plus ou moins un ans ; c’est plus que correct.

Mon plus gros projet pour les douze mois à venir est donc de trouver un nouveau logement. Dommage, j’aimais bien cette maison malgré ses défauts. Il faut dire qu’elle est bien située, hors de vue depuis la rue, et à portée de plusieurs itinéraires de promenade à pieds ou à vélo. Le loyer est également correct, bien loin du racket pratiqué sur le parc de logements privés.

Je crains fort qu’il ne faille mettre beaucoup plus d’argent dans le loyer après ce prochain déménagement. Acheter ? Les simulations que j’ai faites montrent qu’il me manquerait plusieurs centaines d’euros chaque mois pour garder un peu d’eau sous la quille, et je ne souhaite pas n’avoir que des nouilles pour tout repas pendant vingt à vingt-cinq ans.

Ce sera donc une location, une petite maison avec un garage et un petit jardin, non pas articulée autour d’une cuisine de luxe ou d’un salon vaste et confortable, mais plutôt autour d’une vaste zone où mener à bien mes projets présents et à venir. En somme, une espèce d’atelier comprenant une petite partie habitable.

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Carmen à la Plage

septembre 11, 2018 Laisser un commentaire

Pour la première fois depuis des années, mes loupiaux n’ont pas passé leurs congés chez-moi. A dix-sept et vingt-deux ans, ce ne sont plus vraiment des loupiaux même si, comme pour tous les parents …

Bref, j’avais trois semaines à occuper sans que qui que ce soit n’ait besoin de moi. Pas de planning – même léger – imposé par les repas, les courses, les lessives. Là dessus, j’avais vraiment besoin d’une pause, pour me « requinquer », comme on dit chez-nous. Je suis donc parti seul pour une petite semaine de vacances, avec pour seul programme, hormis le trajet aller et retour, farniente, balades à vélo, quelques siestes attrapées ici et là par surprise, et pas mal de temps à ne rien faire d’autre que de profiter du moment..

Le vélo démonté dans le coffre de la Logan, une valise et un sac à dos sur le siège arrière, quelques en-cas dans une petite glacière, j’ai pris la route pour une petite dizaine d’heures pauses comprises, accompagné par Carmen. Avec son accent improbable, Carmen est la compagne de voyage idéale pour de longs trajets.

Idéale car discrète : les longues portions d’autoroutes se déroulent en silence, et elle ne se manifeste que lorsqu’il faut changer de voie ou de direction. Elle est alors beaucoup plus volubile, obstinée parfois, n’hésite pas à se répéter, parfois alors que j’ai déjà effectué le changement de cap indiqué. Rien ne sert de s’agacer contre elle, c’est sa nature. Elle sait où je veux aller, et tient par dessus tout à ce que j’y parvienne, même si je décide de faire un petit détour touristique. C’est le « presque » de « presque idéale ».

 » Prenez la prochaine sortie.
– Mais Carmen, tu me fais quoi, là, je veux contourner Rouen,
pas passer par le centre-ville..
– Au prochain embranchement, tournez à droite.
– … et depuis le temps qu’on se connaît, tu pourrait me tutoyer,
tu ne crois pas ?)
– Tournez à droite. »

Difficile de lutter contre un GPS.

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Une compagnie presque discrète

août 14, 2018 1 commentaire

Mon quartier est un « coin à chats ». Entre les champs, le canal, les jardins ouvriers et le parc Mosaïc, ils ont largement la place pour y vivre leurs vies sans manquer de nourriture. Avec les naissances, la population se renouvelle assez vite, et seuls les chats « domestiques » vivent là à plein temps. On ne les remarque presque plus, même si certains font quelques dégâts de temps à autre.

Cette année, ce sont deux jeunes de l’an dernier qui ont fait de mon « chez-moi » leur « chez-eux ». Je les retrouve sous mon auvent chaque matin et chaque soir, et je suppose qu’ils font leurs siestes au milieu de mes cultures. Là où il y a des chats, il y a moins de souris, un peu comme les araignées avec les mouches et les moustiques. En outre, leur présence dissuade le vieux mâle du coin, un rouquin balafré, de venir faire ses besoins dans mes bacs.

Ces deux chats sont sociabilisés et prennent un « non !  » dit un peu fort pour ce qu’il est. Nous avons passé un marché, une espèce de bail sans durée ni numéraire : ils peuvent squatter tant qu’ils voudront, à condition qu’ils continuent à se comporter correctement, ce qui est le cas. Tout le monde y gagne.

S’ils se laissent approcher, ils refusent tout contact et préfèrent filer dès leur enveloppe de sécurité franchie.

Parfois ils entrent dans la maison, comme deux observateurs un peu curieux mais discrets.

La bicolore va plus loin : elle entre et sort comme ça lui chante, et il n’est pas rare de la voir prendre la pause en bas de l’escalier ou près de l’entrée et, une fois sure qu’on l’a remarquée, repartir sans mot dire. C’est à se demander qui habite chez qui…

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Oh, des nuages !

août 10, 2018 Laisser un commentaire

Je fais moins de photos depuis quelques temps. Je veux dire, « de photos intéressantes ». Quand il fait beau, et que la lumière est plaisante, je profite de quelques minutes de libres avant de partir travailler pour tenter de capturer quelque-chose « d’à peu près inhabituel », rarement avec succès. Il faut dire qu’à cette heure-là, à part les chats, deux ou trois pigeons et un couple de pies, il ne passe, ile ne se passe pas grand-chose par chez-moi.

Ce mardi, le soleil levant était pile dans l’axe du chemin qui mène à la rue, et la lumière illuminait quelques petits orbes nuageux. La vue était assez plaisante, assez pour une photographie qui rend finalement assez mal. On a beau dire, un téléphone ne fait pas un bon appareil photo (et l’inverse est encore plus vrai).

La vue n’a duré que quelques minutes, jusqu’à ce que la lumière change à nouveau.

Changement de point de vue, ou plutôt orientation plein Ouest et plein azimut du « pseudo objectif téléphonique », et là une vue à couper le souffle, un peu comme celle qu’a eue Virgil Brigman au fond de sa fosse.

Mouip, bizarre, cet aérosol de monoxyde de di-hydrogène… C’est assez « Zen » …

… mais ce n’est qu’un nuage.

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Cultures et orteils de trolls

août 7, 2018 Laisser un commentaire

L’été est bien avancé, les cultures aussi. La plupart des blés de la région ont déjà été moissonnés, une partie des légumineuses a été récoltée, les tomates donnent à plein. Le feuillage de mes plants de pommes de terre commence à sécher malgré un arrosage mesuré mais régulier. Les petits fruits verts de la taille de gros raisins commencent à tomber au sol. Je vais laisser retomber les « verts », ou « fannes » comme on les appelle par ici, pour une récolte d’ici quelques semaines. J’espère obtenir plus que les trois kilos de l’an dernier, ce qui était une performance pour un premier vrai essai.

Une autre de mes cultures en bacs est celle des piments. Je crois que ce sont des piments basques, mais je n’en suis plus très sur. Ce qui est certains, c’est qu’ils poussent très bien malgré tous les avertissement qu’on m’a donnés. « Ce sont des hybrides, les fleurs seront stériles » ou encore « Pourquoi tu t’embêtes à semer ? Achète des plants, tu gagneras du temps ! »

Mouip. Apparemment, mes semences ne savent pas ce que les mots « stérile » et « hybride » veulent dire, puisque année après année, je sème les graines de la récolte précédente. Année après année, j’ai tellement de piments que je ne peux pas tout consommer, même en produisant de l’huile pimentée, en déshydratant les fruits pour faire mes sauces pendant l’hiver. Ce qui est certain également, c’est qu’ils ne ressemblent à rien, sauf peut-être à des orteils de trolls. Enfin, j’imagine…

En parlant d’huile pimentée, la recette est simple : mettre des gants en latex – la capsaïcine ne pardonne pas – puis placer un bouquet garni dans une bouteille, une ou deux gousses d’ail, quelques morceaux de tomate déshydratée, et des piments entiers ou coupés en tranches d’un centimètre d’épaisseur, avec ou sans les graines, puis remplir la bouteille avec de l’huile – colza, olive, ou autre suivant les goûts. En quelques semaines au frais et à l’abri de la lumière, l’huile se colore et prend le goût des piments et du bouquet garni.

Quelques gouttes sur une pizza, deux cuillers à soupe dans une marinade, ça change tout.

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