Archive

Posts Tagged ‘aéromodélisme’

Un Spitfire au format parkflyer

octobre 3, 2014 4 commentaires

Un spit au format park flyer pour vingt-cinq euros, ça ne se refuse pas. Il y a bien un peu de travail à fournir, mais j’ai tout de suite pensé que ça en vaudrait la peine, alors hop! Ni une ni deux, j’ai embarqué la Demoiselle accompagnée de son alter ego, Brutal Gégé le P47 qui sera lui, confié à mon loupiau.

L’envergure d’environ 80 centimètres facilite le stockage tandis que l’usage de mini servos allège le devis masse. Récepteur, contrôleur et batterie sont récupérés de mon SU-67 tandis que le moteur fourni dans le kit pourra être remplacé par un quelque-chose de plus puissant si nécessaire.

Il s’agit d’un kit en mousse polystyrène. L’aile est en une pièce, le fuselage en deux demi-coquilles. L’ensemble est peint aux couleurs de la RAF, le pilote et l’accastillage sont fournis.

Par facilité, j’ai choisi l’option train rentré. Les roues fournies me semblent un peu légères pour nos terrains en herbe qui ne faciliteraient pas le roulage d’un si petit modèle. Les pantalons de train et les radiateurs d’ailes fournis sont remplacés par leurs équivalent en isolant thermique de trois et six millimètres. La différence de masse peut sembler minime, mais un gramme est un gramme, et comme on verra un un peu plus loin, la peinture sera à refaire. L’un compensera l’autre.

La dérive, fixe d’origine a été rendue mobile par simple découpage au fer à souder. Le passage de la gaine de contrôle a été effectué de la même manière. Simple, efficace, mais non sans effets de bord. En effet, la chaleur s’est un peu trop diffusée, si bien que quelques centimètres carrés sous le stabilisateur ont été légèrement déformés. Rien de grave, mais l’esthétique en a pris un coup.

En parlant esthétique, justement, j’ai collé les demi coquilles du fuselage à la colle vinylique (colle à bois), et maintenu le tout en place à l’aide de scotch de masquage. Très mauvaise idée, car le scotch a emporté avec lui la peinture. Quelques pots de peinture pour maquette plastique plus tard, c’est corrigé, et la Demoiselle a retrouvé tout son charme. J’ai opté pour une application à l’éponge, seul moyen d’obtenir une couverture à peu près constante sans utiliser un aérographe.

Une dérive mobile? Il faut donc un servo supplémentaire et une gaine de commande. Pour en compliquer encore un peu les choses, ma batterie ne passe pas dans le logement prévu. Tout peut rentrer presque à l’aise dans le fuseau, mais il faut revoir l’implantation:

  • Les servos de profondeur et de direction sont vissés sur une platine collée à demeure au dessus du bord de fuite de l’aile
  • La commande de profondeur est raccourcie
  • L’emplacement de la batterie est agrandi et le support reculé d’un centimètre
  • La gaine de commande de dérive sort sur le flanc sous la dérive. Elle est collée à l’époxy rapide.
Spitfire - Réaménagement intérieur

Spitfire – Réaménagement intérieur A : Le support de batterie légèrement reculé B : L’emplacement de la batterie sur mesure C : L’emplacement d’origine du servo de profondeur D : Platine de fixation de l’aile E : Nouvel emplacement du servo de profondeur F : Servo de direction G : Gaine de commande de direction H : Platine de fixation de la gaine de direction

 

 

Le plus difficile est fait, mais il reste quelques opérations à mener :

  • Régler le neutre des servos et la longueur de la commande de dérive.
  • Isoler les cosses du moteur à l’aide de gaine thermorétractable.
  • Installer récepteur, contrôleur et batterie pour tenter d’obtenir un centrage sans plomb.
  • Figurer les canons à l’aide de tubes plastiques peints.
  • Faciliter la ventilation de l’ensemble moteur/contrôleur. Le capot d’origine est un peu trop fermé à mon goût.

J’envisage également un peu de vieillissement au niveau des échappements, canons et radiateurs d’ailes, mais ça a déjà de la gu3ule, enfin, je trouve.

 

Spitfire - Mise en croix

Mon atelier (en réalité ma table de cuisine). A noter la polyvalence de l’endroit : En haut à gauche (sous l’aile) quelques organes d’un PC destiné à la casse, à droite montage à base d’arduino, partout ailleurs … euh… un peu de tout

 

 

Creative Commons License

Catégories :aéromodélisme Étiquettes :

Aéromodélisme et recyclage: des guignols sur mesure

février 12, 2013 4 commentaires

En aéromodélisme, un guignol permet de transformer le mouvement linéaire d’un câble ou d’une tige de commande en un mouvement rotatif actionnant une gouverne – volet, aileron, dérive, …

Alors que la construction de mon SU-67 avançait bien, il me manquait toujours deux guignols pour actionner les gouvernes. Je devais bien en avoir quelque-part – bien rangés comme on dit – mais impossible de mettre la main dessus.

J’allais tenter d’en fabriquer en contre-plaqué quand une pile d’anciennes cartes en plastique (type télécarte) se rappela à mon souvenir en s’étalant à ma vue – et sur le sol – suite à l’ouverture intempestive d’une boîte qui trainait par là. Le hasard faisant bien les choses, ni une, ni deux, hop, c’était parti.

Conception:

Le cahier des charges est simple:

  • utilisation sur des gouvernes en dépron de 6mm
  • fixation par vis/écrous courants , avec contre-platines
  • trois positions de fixation de la commande pour choisir des débattements courts, moyens, ou longs

Après la réalisation d’un prototype en papier épais tiré de la couverture de catalogue de meubles suédois, j’ai affiné les dimensions pour obtenir ce qui suit:

Traçage de la pièce principale, et premier exemplaire

Traçage de la pièce principale, et premier exemplaire. Les dimensions sont en millimètres.

Certaines zones peuvent être supprimées, mais le gain de masse est négligeable.

Fabrication:

Après avoir reproduit deux fois le modèle avec une pointe métallique sur une carte plastique, il suffit de découper à l’aide d’un cuter, de ciseaux, d’une hache, bref avec l’outil qui convient le mieux suivant le modèle visé, la taille des mimines et la dextérité de l’opérateur et le taux de perte acceptable en matière première et/ou en phalanges.

Après découpe, il suffit de poncer légèrement le contour de chaque pièce, puis de plier les guignols à angle droit.

Deux guignols pliés et leurs contre-plaquette prêts à être percés.

Deux guignols pliés et leurs contre-platines prêts à être percés.

Les passages de vis sont d’abord pointés, puis élargis en faisant tourner une lame de scalpel jusqu’à obtenir un diamètre suffisant.

Les trous de fixation des tiges de commande sont eux aussi d’abord pointés, mais ensuite élargis avec un morceau de corde à piano de diamètre 0.7 à 1 mm chauffé au rouge.

Un jeu de deux pièces terminées, et prêtes à la pose

Un jeu de deux pièces terminées, et prêtes à la pose

Fixation sur le modèle :

La fixation se fait en vissant le guignol sur son volet.

Les contre-platines ne servent qu’à reprendre l’effort de serrage des vis pour éviter de défoncer le dépron.

Enfin, la tige de commande s’insérera dans un des trois trous suivant le débattement voulu.

Guignol fixé sur un taileron, et raccordé à une barre de commande

Guignol fixé sur un taileron, et raccordé à une barre de commande

Ici la barre de commande est constituée d’un jonc de carbone (rayon cerf-volants) et d’une corde à piano pliée en « L », collés à la cyano puis recouverts d’un morceau de gaine thermorétractable. La pièce en plastique blanc ne sert qu’à maintenir la corde à piano en place.

Quelques améliorations possibles :

  • Ne percer qu’une seule position pour la commande (gain de temps)
  • Découpe en ‘T’ de l’assise pour un meilleur équerrage du guignol
  • Peinture ou ponçage ‘à blanc » de chaque pièce

Creative Commons License

Catégories :aéromodélisme Étiquettes :

Une mallette radio RC sur mesure

décembre 6, 2012 1 commentaire

En aéromodélisme radio commandé, la logistique (transport et stockage) n’est pas à négliger. Il ne faut surtout rien oublier : carburant, batteries, radio, outils, chiffons, produit de nettoyage, démarreur, etc. Le volume à transporter, sans être d’une masse insurmontable, devient vite encombrant, et le foutoir s’accumule.

Avec l’aéromodélisme électrique, plus besoin de se balader avec un bidon de carburant, plus besoin de nettoyer le modèle après le vol, plus besoin non plus de protéger la banquette arrière de la voiture ou le coffre contre les écoulements de carburant ou d’huile. Exit le socket de démarrage, son câble et sa batterie; exit le démarreur et sa (grosse) batterie douze volts.  On se sent tout de suite plus léger.

Il faut par contre veiller à bien protéger les batteries de propulsion, ne pas oublier le chargeur, les câbles de charge et d’équilibrage, quelques outils, cutters, un peu de scotch ou de blenderm, etc. Bref, pas forcément moins de choses à balader, et le fouillis menace toujours.

J’utilise depuis longtemps maintenant une mallette achetée en soldes pour emmener tout de fatras, ainsi que ma radio. Une fois fermée, rien ne dépasse, c’est propre, nickel, tout va bien…

… jusqu’à l’ouverture suivante. Et oui, même si la radio est soigneusement calée dans sa mousse, tout le reste se balade joyeusement à chaque déplacement, et le fouillis revient au grand galop.

Bien entendu, il devrait être possible d’acheter directement une malette avec des séparations intérieures modulables, mais le coût n’en est sûrement pas négligeable, et d’autre part c’est bien moins amusant, alors pourquoi s’embêter à acheter un produit du commerce quand on peut le faire soi-même?

Une première réalisation à base de mousse dure récupérée dans des emballages informatiques a bien amélioré les choses. Cependant, le volume disponible a été bien trop restreint, et le chargeur et ses accessoires laissent à peine la place pour deux batteries de propulsion. J’ai donc pris mon courage à deux mains, ressorti des chutes de carton ondulé et de dépron 3mm, du scotch d’emballage, une bonne règle métallique et un scalpel.

Une fois les mesures prises, l’emplacement de la radio est isolé par une épaisseur de carton doublée de dépron. L’espace correspondant du couvercle de la mallette est fermé par une épaisseur de mousse pour protéger les manettes. Il reste assez de place derrière la feuille de mousse pour y caler quelques papier, modes d’emploi, le chèque de la cotisation. Là encore, une bande de carton doublé de dépron sépare cette partie du reste du couvercle.

Reste à compartimenter la partie droite:

Mallette radio, espace principal

A gauche l’émetteur et sa pince pour le tableau de fréquence
Juste à côté, toujours dans la mousse : une pince multi-outils et un ou deux fusibles dix ampères pour l’équilibreur
A droite compartiment « nord » : Chargeur, équilibreur, adaptateur de prises d’équilibrage, cordon secteur du chargeur, quelques câbles
A droite compartiment « sud » : un rouleau de scotch et le chargeur de la radio, mais il reste pas mal de place

La feuille de mousse protège les manettes de l’émetteur, mais abrite également quelques notices. Il suffit de la couper légèrement trop grande pour qu’elle reste à sa place:

Mallette radio, espace "notices"

A gauche, la mousse cache la notice de la radio, de l’équilibreur et du chargeur.
A droite quelques rangements supplémentaires

Le compartiment supérieur droit doit être fermé, à moins d’accepter à chaque ouverture, de ramasser tout ce qu’on y mettra. Vu sa profondeur plus faible – 45 mm contre 75 pour le bas, je n’y mettrai que quelques tournevis, sylos, marqueurs, etc. Les tournevis seront simplement plantés dans un bloc de mousse rigide fixé en bas du compartiment.

Le volet de fermeture est tiré d’une (grande) chute de dépron coupée à mesure, et articulée par du scotch. Simple, efficace, (presque) propre. Il est dimensionné pour fermer légèrement en en force, ce qui évite d’avoir à poser un dispositif de fermeture.

Mallette radio, encore du rangement

Quelques tournevis plantés dans un bloc de mousse dure
Un espace inoccupé ici, mais devant contenir les batteries de propulsion

Voilà, après à peine une heure de travail j’ai une mallette fonctionnelle, propre et pratique pour transporter en toute sécurité ce qui m’est nécessaire sur le terrain.

 Mallette Vue Générale

Rangement rationnel, pratique et (presque) propre

Depuis l’aménagement a un peu varié:

  • Le chargeur de la radio est passé sur la partie gauche, libérant de la place pour un cutter, un tube de colle contact, etc.
  • Le compartiment des tournevis est maintenant moins large, et accueille quelques scalpels
  • L’espace batteries (vide sur la photo) a été scindé en deux:
    • Une partie basse contenant les batteries
    • Une partie haute contenant ce qui n’a pas trouvé place ailleurs

Bien sur ce n’est pas parfait. Par exemple, la mousse enveloppant l’émetteur a bien vieilli et devra être remplacée, et les batteries sont stockées dans leur carton d’emballage d’origine, ce qui ne donnerait rien de bon en cas de détérioration soudaine et brutale (comprendre: gonflement, dégazage et feu à bord).

J’ai une seconde mallette, plus petite et beaucoup moins épaisse, mais garnie intérieurement d’un isolant, qui pourra servir pour transporter en sécurité les batteries. En cas de feu, et à condition bien sur d’intervenir à temps, il me suffirait d’éloigner (traduction: « balancer le plus loin possible ») cette mallette pour limiter les dégâts. Bien sur ça ferait un bidule supplémentaire à trimbaler, mais j’ai déjà ma petite idée pour régler ça.

Creative Commons License

Catégories :aéromodélisme Étiquettes :

Un chargeur RC efficace: Swallow AC/DC et équilibreur LB6-C

septembre 11, 2012 Laisser un commentaire

Lorsque j’ai décidé de convertir mon Wilga radio-commandé en l’électrique il m’a fallu choisir un chargeur moderne.

Les accumulateurs Li-Po (Lithium ion polymère) doivent être parfaitement équilibrés, c’est à dire que tous les éléments d’un pack doivent avoir reçu la même quantité d’énergie, et avoir la même tension, sous peine de réduire rapidement et drastiquement la capacité du pack entier. Il va donc sans dire qu’un équilibreur est absolument nécessaire.

Vu mes faibles moyens, surtout à l’époque (en 2006), j’ai choisi un chargeur Swallow 2 AC/DC couplé à un équilibreur externe LB6-C, le tout pour la moitié du prix d’un chargeur/équilibreur intégré.

Le Swallow permet de charger depuis le secteur (AC) ou depuis une batterie de voiture (DC).
L’équilibreur peut s’utiliser seul pour équilibrer les élément d’une batterie, ou connecté au Swallow pour une charge équilibrée. La connexion s’effectue par un câble type RC, et permet un dialogue entre le chargeur et l’équilibreur, le premier commandant la charge en fonction des mesures que le second lui envoie.

chargeur_equilibreur_ensemble

L’équilibreur (en bas à droite) est connecté d’un côté au chargeur (en haut à gauche) par deux câbles de charges et le fil de communication, de l’autre à la batterie (en haut à droite) par deux câbles de charge et des fils de mesure. La plaquette d’adaptation multi-formats (au mileu à droite) permet de connecter des batteries de deux à six éléments

Les menus sont clairs et simples à utiliser, avec quatre boutons pour la navigation. Il suffit de sélectionner le type d’accumulateurs (NiCad, NiMH, Pb, Li-ion ou Li-po), la capacité en mAh, le courant de charge, la fonction (charge, décharge, ou cycle décharge/recharge), puis de valider pour lancer la prodécure.

En mode charge avec équilibrage le Swallow peut afficher la tension globale aux bornes de la batterie, ainsi que le nombre de mAh envoyés dans la batterie, ou au choix la tension élément par élément.

affichage_global

Ce mode affiche l’opération en cours (charge ou décharge), le temps écoulé en minutes et secondes, le nombre de cycles, la capacité voulue pour la batterie, ainsi que la tension globale

Affichage_par_elements

Ce mode affiche la tension en volts de chacun des éléments de la batterie

J’ai aimé:

  • l’utilisation possible sur secteur en plus du classique 12V
  • le prix, raisonnable … pour l’époque car de nos jours un chargeur/équilibreur intégré de bonne qualité coûte environ 80 Euros
  • l’affichage visuel (par diodes) de l’équilibrage des éléménts
  • la simplicité d’utilisation du chargeur
  • la protection de l’équilibreur par un fusible 10A type automobile
  • la documentation en français.

J’ai moins aimé:

  •  aucun adapteur n’est fourni pour connecter la prise d’équilibrage des accus sur l’équilibreur
  •  la disposition de la prise de contrôle sur le chargeur, du côté opposé aux prises de charges. Heureusement, le câble fourni est suffisamment long
  •  l’aspect un peu fouillis en utilisation sur le terrain.

Pour conclure:

Je pense avoir fait un bon choix. C’est un bon produit, certes dépassé au regard des produits d’aujourd’hui, mais simple et fiable.

Creative Commons License

Catégories :aéromodélisme Étiquettes :

SU-67 – Premiers combats

septembre 7, 2012 2 commentaires

Ce weekend dernier particulièrement ensoleillé a été mis à profit pour les derniers tests des SU-67 MkII et III. Voir les présentations dans l’article « Pour se retourner la crèpe en toute sécurité: un … non deux SU-67 dépron »

Le Mk III de David vole finalement très bien, une fois l’hélice montée dans le bon sens. Bon, on rit un coup, mais on ne se moque pas, et pour cause : c’est maintenant un vrai jet, avec des trajectoires tendues à souhait, et une satellisation (presque) accessible. Le sifflement du contrôleur ajoute à l’effet Jet.
Quant-à moi, et bien je n’ai pas pu m’empêcher de me prendre un câble électrique dans le vol précédent le combat. On ne se refait pas, voilà tout. L’aile droite est déchirée depuis le bord d’attaque presque jusqu’au longeron. Un, deux, trois, quatre coups de scotch d’emballage plus tard et c’est prêt à repartir. La dérive gauche a pris un peu de jeu, mais ça devrait aller.

La première joute a été plus ou moins improvisée une fois les deux modèles en l’air.

A notre gauche le Mk II de votre serviteur:

  • plus ou moins 350 à 400 g de concentré de dépron
  • Moteur 1200 kV monté d’une hélice type APC 8×4 pouces, pour une puissance évaluée à plus ou moins 85 Watts (plutôt moins que plus)
  • Contrôleur BEC de 25 Ampères
  • Batterie LiPo trois éléments 1300 mAh
  • Emetteur et récepteur Sanwa 41 MHz

A notre droite le Mk III de David

  • plus ou moins 450 g de concentré de batteries (deux pour être précis)
  • Moteur 1800 kV monté d’une 7×6 pouces, donnant environ 200 Watts
  • Contrôleur non BEC de 40 Ampères!
  • Batterie LiPo trois éléments 1200 mAh pour la propulsion, plus quatre éléments NiMh pour la réception
  • Emetteur Sanwa 41 MHz et récepteur Corona à synthèse de fréquence

Le Mk III à peine lancé prend immédiatement sa vitesse de mise en orbite, tandis que le Mk II joue à la tortue. Le Mk III a l’avantage de la vitesse, à opposer à toute mon expérience du pilotage … non rien.

Les prises de vitesses et les remises en altitude de mon opposant sont faramineuses. Je n’ai quasiment aucune chance de ce côté-là. Le vent étant perpendiculaire à l’axe de vol, je n’ai au final qu’un parc flyer. De plus la dérive gauche oscille dans le vent suite à un passage (trop) près d’un câble qui passait par là. Les seuls évitements en cas de tentative de couverture sont le demi-tour sur place (demi-tonneau, demi boucle), le tonneau (entrainant une perte d’environ un mètre d’altitude à chaque tour), ou un mitaclé des deux.

Une fois les watts évacués, l’atterrissage se fait sans encombre.

Lors du second vol, le Mk III arrivant un peu trop vite, David peut à peine éviter la collision. Son aile gauche passe entre mes dérives et se fait déchiqueter par l’hélice. Par chance, le Mk II vole toujours, amputé de sa dérive malade. Coupure des gaz, puis je me pose en plané pendant que David contrôle un atterrissage de fortune malgré un morceau d’aile perdu et un aileron jouant les aérofreins au bout de la tige de commande qui le retient encore

Etat des lieux: Le Mk II a perdu une dérive, et le volet gauche est en partie décollé (je ne m’en rendrai compte qu’après un dernier vol). Le Mk III est dans un état plus sérieux: une bonne partie de l’aile a été déchiquetée par l’hélice. Les deux modèles sont réparables, et revoleront à la première occasion qui se présentera.

Je profite des mAh qui me restent pour faire un dernier vol. L’aileron en partie décollé donne du roulis mais ça vole assez bien en trimant à contre, et malgré la disparition d’une des deux dérives. A la limite, je continuerais bien à m’en passer…

premier_combat

Creative Commons License

Catégories :aéromodélisme Étiquettes :

Pour se retourner la crèpe en toute sécurité: un … non deux SU-67 dépron

août 31, 2012 3 commentaires

Mon exemplaire du SU 67, construit en suivant le plan encarté de la revue RC Pilot a bel et bien volé. Merci à Lionel Bernardin pour son inventivité.

Construction

Une fois trouvés la bonne colle (cyano spécial dépron, epoxy pour le couple moteur, et colle chaude pour les servos), mais surtout un bon cutter ou mieux encore, un scalpel, c’est l’histoire de quelques petites heures, en suivant le plan et l’article.

Les guignols sont faits « maison » en partant d’un morceau de télécarte. Les tiges de commandes, toujours en suivant l’article, sont faites de corde à piano collée à la cyano sur un jonc carbone. Le collage acier/carbone n’est pas des meilleurs (une cap glissée dans un tube carbone de diamètre intérieur 1 mm aurait été préférable), mais avec un peu de gaine thermo rétractable c’est suffisamment solide.

L’équipement est dans la gamme premier prix: Récepteur Sanwa d’il y a 10 ans, AQ Lipo 3S 1250 mAh, deux servos 9g Hitec (bleus), moteur Diamond 1200 KV (prévoir au moins 1400KV, comme annoncé dans l’article) et son contrôleur 25 ampères de même marque.

Attention, l’emplacement des servos n’est pas indiqué sur le plan, mais on s’en sort en suivant les photos de l’article.

AQ, contrôleur et récepteur sont fixés au velcro adhésif, les servos sont fixés à la colle chaude, et le moteur est vissé sur son couple, lui-même collé en place à l’epoxy 5 minutes. La surface de collage du couple moteur est augmentée en ajoutant des blocs faits de chutes de dépron.

La « décoration » – façon vâche militaire – est faite à la peinture pour maquettes plastiques. J’ai voulu faire simple, l’important pour moi étant de bien distinguer le dessus du dessous même à bonne distance, mais rien n’empêche de faire une déco plus réaliste, de type camouflage, ou « Tigers Meet ».

Premier constat: ça vole, oui mais…

Les quelques premiers vols ont été laborieux, principalement à cause de l’AQ lipo 2S, ce qui a donné une propulsion pour le moins anémiée: après la prise d’une petite dizaine de mètres d’altitude, impossible de monter plus haut, et le vol se termine après 30 à 40 secondes. Le couple induit à gauche est faramineux, et il faut contrer ailerons à droite toute pour voler droit.

En passant, deux appontages sur le chemin de terre montrent qu’il faut vraiment protéger la face inférieure du modèle, avec du scotch armé ou peut-être en doublant avec une feuille de coroplast pas trop épaisse. Au vol suivant, le nez s’est cassé. Cette première séance d’essais s’est donc abrégée sur un demi échec, mais quand même une bonne dose de franche rigolade. Avec le recul, et au vu de la photo, je me dis qu’il aurait volé même sans l’avant du fuselage.

Il aurait pu voler tel quel

Pour se rassurer, le plané est plus que correct, avec un léger cabrage juste avant de toucher l’océan d’herbes hautes du terrain.

En conclusion de cette première séance, le 2S est à proscrire. 3S impératifs, avec une capacité de 1000 à 1500 mAh. Un tel AQ devrait peser autant que mon 2200 en 2S. Un grand merci au passage à David, qui a bien voulu lancer le bidule, histoire d’éviter la mise en vrac dans les premiers mètres.

Vent soutenu: vol dynamique

Avec une nouvelle batterie 3 éléments Lipo et sous un vent soutenu, la seconde séance d’essais a été plus productive. Ca pousse tout de suite mieux au lancer.

Le couple à gauche se fait maintenant à peine sentir. Vent en face ça grimpe, ça grimpe… à perte de vue si l’on veut, et je dois continuellement pousser au manche pour rester en palier. Après quelques tours de piste pour le prendre en main, une bourrasque lors d’une descente vent arrière le fait plonger dans les blés sans que je puisse le contrôler. Cinq minutes de recherches, permettent de le retrouver. Pas de dégâts heureusement. Sur l’instant je n’ai pas compris ce qui s’est passé. Après plusieurs vols il apparaît qu’en descente et une fois le fuselage à la verticale, le vent arrière l’empêche de se remettre à plat.

La batterie est un peu avancée pour parfaire le centrage, mais ce foutu velcro est pénible à vouloir la garder pour lui tout seul. Au final je pense qu’il vaudrait mieux la  caler au travers du fuselage plutôt que sur le côté.

Le lancer suivant se passe beaucoup mieux, mais profondeur au neutre, le bestiau s’obstine à vouloir aller toujours plus haut, et il faut trimer au maximum à piquer pour obtenir un beau pallier – vent debout ou vent arrière.

L’hélice en 8×4 limite un peu la vitesse vent de face. Je pense qu’une 8×6 ou 7×6 serait idéale, avec un moteur plus pêchu, mais c’est déjà agréable. Une fois réglé, le vol est superbe, et on tente quelques photos, mais cadrer un si petit modèle n’est pas aisé, surtout plein radada et vent arrière.

Vent debout, gaz à fond, la dépronnerie avance à la vitesse d’un Toon Flyer sortant d’hibernation. Vent arrière ça ressemble effectivement presque à un jet. Le tonneau passe en 1 seconde environ, et les demi-tour sur la tranche sont à se tasser sur le siège. Attention au voile noir!

Le demi tour peut aussi se faire quasiment sur place, en effectuant un demi tonneau suivi d’une demi-boucle. L’aile reforcée d’un jonc carbone de 3mm encaisse sans broncher. C’est à réserver pour la remise face au vent, car il est incapable de passer la demi-boucle une fois vent arrière, le vent semblant pousser l’aile en position verticale comme dit plus haut.

Les virages classiques se font sans problème mais demandent à être pilotés sous peine d’être chahuté. Enfin, l’altitude peut se piloter aux gaz pour descendre lentement en restant bien à plat, ou à la profondeur pour obtenir un beau piqué.

Vent faible à nul: un parc flyer.

Par vent faible à nul, le bidule est transformé: adieu le jet (lent, mais jet quand-même) , bonjour le modèle de début, presque à se faire doubler par une poularde en marche arrière. Pour faciliter la prise d’altitude, le neutre de la profondeur est laissé relevé de 4mm. Une fois l’altitude de sécurité atteinte, trimer à piquer pour obtenir un vol en palier sans avoir à pousser au manche. J’ai également programmé 20% d’exponentiel aux ailerons, ce qui permet de contrôler en douceur les atterrissages parachutés sur une pente de 45 à 70 degrés. Le décrochage est apparemment impossible, car gaz coupés le bidule se comporte comme une pibros: le nez se lève un peu et l’avion s’enfonce gentiment sans prendre de vitesse.

Le tonneau passe beaucoup plus lentement mais chute pas mal; attention à bien garder de l’eau sous la quille. Le vol dos tient en poussant bien; rien de changé de ce côté-là. La baisse des gaz s’accompagne d’une perte d’altitude. Une fois la batterie vidée de ses électrons, il suffit de repasser face au vent, et de laisser parachuter, jusqu’à toucher le sol à très faible vitesse.

Pour résumer

Ce SU-67 Mk II (je réserve le M I à l’auteur du plan) est un régal une fois réglé et en connaissant ses limites. Il est peu sous motorisé suite à une erreur lors de l’achat du moteur (1200 KV au lieu de 1400 comme préconisé dans l’article); c’est donc un vrai park flyer par temps calme. Par gros temps, il devient par contre une vraie carne croisée bourrique et donne des coups de cul dès qu’on lui laisse un peu de mou dans les virages mais je l’adore comme ça.

Un autre exemplaire (Mk III) a fait son premier vol. Handicapé par un contrôleur non BEC, donc nécessitant une alimentation séparée pour la réception, soit 60 à 80 grammes de masse supplémentaire, mais surtout équipé d’un radiateur fort joli mais à mon avis surtout fort lourd, le vol a été assez chaud. Le prochain essai se fera avec le contrôleur de mon Wilga (en cours de réfection) qui inclut un BEC.

Mon fils a terminé le sien (on est bien loin de l’avion rouge), mais le planning serré de ce dernier jour de vacances n’a pas laissé de temps pour le tester. La motorisation prévue est un 1600 KV couplé à une hélice 7×6. Le récepteur en un 2.4 GHz, est plus récent mais surtout quatre fois plus léger que mon Sanwa.

Les décorations sont aussi différentes que possible en vue de probables combats tournoyants et autres poursuites…

… non, en réalité je ne suis pas du tout doué pour la déco mais chut !

Creative Commons License

Catégories :aéromodélisme Étiquettes :

Chantier de Mai : l’aile volante Fiu

mai 22, 2011 Laisser un commentaire

Ceux qui ont goûté à l’aéro modélisme décrochent rarement. On arrête peut-être un temps, mais l’envie vous revient tôt ou tard en pleine figure, et là impossible de s’abstenir.

Cela faisait longtemps que ça me démangeait, j’ai replongé: Je suis un pilote très moyen, mais  j’adore contruire, tant qu’il faut tracer, couper, ajuster, coller, poncer, vérifier. C’est peut-être dû à l’odeur de la colle vinylique, à celle de la poussière de balsa, à l’acte de création parfois…

J’ai pourtant ce qu’il faut pour voler : mon Kouek, un trainer de 1,1m d’envergure prend la poussière (honte à moi), et mon Wilga n’a plus besoin que d’un pack d’accus en 3 ou 4S pour être fin prêt.

J’ai craqué et commencé deux chantiers, en attendant même un troisième. Seule la place disponible me limite.

J’ai tout d’abord commencé par une Fiu, petite aile volante créée par Laurent Berlivet, présentée sur le site Jivaro Models. Il reste à poncer et assembler l’aile, puis entoiler et enfin installer l’équipement radio. Mon récepteur standard  devrait rentrer au chause-pied, mais c’est jouable.

20110320_005

La bestiaule ne mesurera que 75 cm environ; ça tient en entier sur le chantier :

Chantier Fiu

Est venu ensuite un Pérégrine SU-67 en dépron d’après un plan de  Lionel Bernardin paru dans RC-Pilot n° 77 . La construction avance bien; reste à trouver le financement pour l’équipement radio et la motorisation.Une vidéo par l’auteur du plan, et un article complet par l’auteur.

Une photo du bestiau pendant le sèchage :
SU-67 Sèchage en cours

J’ai parlé d’un troisième modèle. Il s’agit d’un Air’go, petite dépronnerie d’un mètre découverte dans un numéro « Spécial Dépron »de mémoire  RCM paru entre 2002 et 2004 . L’original est en deux axes direction/profondeur, profil creux et moteur type 280 réducté, mais je souhaite le traiter en deux axes ailerons/profondeur, avec un profil plan convexe et une motorisation brushless économique (budget très serré).

D’autres nouvelles bientôt…

Creative Commons License

Catégories :aéromodélisme Étiquettes :
%d blogueurs aiment cette page :