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Le retour de la bouteille

avril 9, 2009 Laisser un commentaire

Ce mois-ci et le mois prochains, mon budget est plus que serré.

Il semble qu’il est presque temps de vider ma bouteille…

Je n’ai pas l’intention de me mettre à la boisson, rassurez-vous. Rien à voir non plus avec la chanson « Jolie bouteille, sacrée bouteille, Veux-tu me laisser tranquille… »

Je parle simplement de micro-épargne.

Comme indiqué dans un précédent billet, j’ai épargné quelques-centimes par-ci, par-là. Mon petit calcul de l’époque m’amenait à une épargne de 54 Euros sur un an, assez pour faire quelques petits cadeaux ou se faire un petit plaisir.

Après 9 mois de cette pratique, j’ai amassé la somme pas si ridicule d’un peu plus de 37 euros environ. Une simple règle de trois m’amène à presque 50 Euros sur un an, ce qui n’est pas très éloigné de ma cible, pas très loin d’une bouteille pleine. Un bon début pour une mini-cave, non?

C’est donc averré, en se mettant assez souvent trois fois rien de côté, on arrive bien à un petit quelque-chose.

Je vais devoir vider ma bouteille, disais-je. Il m’en restera peut-être un petit fond. Dommage, j’en aurais bien rempli une seconde…

Rien moins rien = moins que rien !
Si l'on peut trouver moins que rien, c'est que rien vaut déjà quelque chose !
On peut acheter quelque chose avec rien !
En le multipliant ! Une fois rien ... c'est rien !
Deux fois rien ... ce n'est pas beaucoup !
Mais trois fois rien !...
Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose... et pour pas cher !
-- Raymond Devos (source: Citations mathématiques)

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Planifier votre consommation de carburant

novembre 3, 2008 Laisser un commentaire

Comme dit précédemment sur ce blog, j’aime bien au début de chaque mois, savoir où j’en suis dans mon budget.

Un poste important (du moins dans mon cas) est constitué par les transports, notemment le carburant.

Plutôt que de rester dans le flou et de voir ça « à la louche », ou pire de risquer la mauvaise surprise en fin de mois, j’ai pris le parti de bâtir un « roadmap », une prévision de ma consommation.

Le document est disponible au format XLS pour excel et ODF pour Open Office. Il est distribuable et modifiable selon la licence GNU reprise dans l’onglet « Licence_txt ».

Je ferai référence à ce document dans la suite de ce billet.

Préalable : Relever ses distances.

Mes déplacements sont en général assez récurrents (trajet travail, loisirs), mais certains autres sont plus espacés dans le temps.

J’ai donc noté pour chacun de ces déplacements la distance parcourue.

En corollaire, en utilisant le coût du litre de carburant et la consommation moyenne de ma voiture, je connais aussi le coût de chaque déplacement.

Ces distances et ces coûts sont notés dans un tableau, plage I18 à M24.

Un dernier relevé important est le nombre moyen de kilomètres parcourus avec un plein (cellule J3) , ainsi que la consommation moyenne aux 100 kilomètres (cellule J4).

Planning des déplacements

En début de mois, je remplis un document « type » dans mon tableur avec une ligne par jour du mois. Pour plus de clarté, les weekends sont affichés avec un fond coloré.

A l’aide du tableau vu plus haut, je renseigne pour chaque jour le nombre de kilomètres prévus (colonne B).

Une série de formules permet d’afficher pour chaque jour le total parcouru depuis le dernier plein (colonne D).

Par ailleurs il m’est possible de « forcer » ce total (colonne C) pour une date donnée, ou de signifier que le plein a été fait en y plaçant le caractère ‘P’.

Prévoir le nombre de pleins

Si le total parcouru en colonne D dépasse le nombre de kilomètres par plein, il apparaîtra en rouge. Un plein est à prévoir le premier jour apparaissant en rouge. Y placer le caracère ‘P’ en colonne C. Recommencer chaque fois qu’un jour apparaît en rouge.

La colonne E indique le pourcentage du réservoir qui a déjà été consommé.

Pour terminer , les colonnes F et G indiquent le nombre de jours restant avant le prochain plein, ainsi que la date calculée pour le prochain plein.

Prévoir les coûts

Connaissant ce nombre de pleins, il est maintenant très facile de calculer le montant du poste carburants dans votre budget.

Ce calcul pourra être ajouté à notre grille de calculs, en renseignant :

  • le volume moyen d’un plein
  • le prix moyen du litre de carburant.

Pour ma part, cette grille de calculs est directement intrégrée dans mon document de gestion de comptes, complétée par une autre méthode de prévision, que je détaillerai éventuellement plus tard.

Améliorations possibles

  • Affiner le paramétrage
  • Faciliter et automatiser la saisie des km prévus chaque jour, peut être via une sélection par listes
  • Intégration dans un document de suivi de compte (déjà fait, mais c’est pour le moment impubliable)
  • Faciliter le passage d’un mois à l’autre: les lignes 2 à 5 et 37 à 38 devront être modifiées manuellement pour le mois prochain.
  • Ajouter le montant du budget carburant

Conclusion (provisoire)

J’ai donc ce que je voulais : une planification assez précise de ma consommation de carburant, et une visualisation du nombre de pleins qu’il me faudra faire dans le mois.

Cette planification est suffisemment souple pour permettre une mise à jour facile au cas où les premières prévisions s’averraient trop imprécises.

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Réduire ses dépenses alimentaires en préparant ses repas à l’avance.

septembre 18, 2008 Laisser un commentaire

Vivant seul la majorité du temps, je suis peu enclin à préparer mes repas au fur et à mesure.

La raison première est que je n’aime cuisiner que pour partager. En effet je trouve qu’il est bien plus engageant de cuisiner en vue d’un repas en famille ou avec les amis.

Par ailleurs, préparer les repas un par un est très couteux en temps, en eau (ne pas oublier la vaisselle), et en énergie.

Pour pallier à cela il est bien sur possible de prendre son repas du midi dans un restaurant, celui du soir étant réduit au strict minimum.

C’est à mon sens une fausse bonne idée car on remplace une dépense par une autre plus importante, un repas, même de base, au restaurant coûtant environ une dizaine d’euros.

Une solution est de se préparer quand c’est nécessaire un plat unique pour plusieurs jours. La dépense de temps, d’énergie, et d’eau (vaisselle) est ainsi moindre que le cumul de ce qui serait dépensé en préparant un repas chaque jour.

Ainsi chaque dimanche soir, après cuisson la potée est répartie dans des plats hermétiques (un par repas) stockés au réfrigérateur. S’il en reste, stocker au congélateur pour les jours de flemmardise, ou pour les urgences

Bien sur, manger la même chose chaque jour – jusqu’à épuisement du stock – peut devenir rébarbatif, mais il suffit de varier les menus, et cela n’empêche pas, de temps en temps, de se faire un petit restaurant avec la famille ou les collègues.

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Une bouteille pour épargner avec des moyens limités.

septembre 5, 2008 1 commentaire

Dans les histoires de naufrages on lance une bouteille à la mer, espérant que le message qu’elle contient permettra de secourir les naufragés.

C’est aussi avec une bouteille qu’il est possible de réaliser une épargne.

Pourquoi une bouteille ?

Il y a … une bonne quinzaine d’années, un de mes frères collectionnait sa petite monnaie dans une bouteille de J@6k D@n1315 vide.

Au fil du temps la bouteille s’est peu à peu remplie, et le montant contenu dans bouteille s’est au final révélé non négligeable.

Cette somme a donc été amassée en épargnant à de nombreuses reprises de très petites sommes.

C’est en repensant à cela que j’ai décidé de « remplir ma bouteille »: après chaque achat, l’arrondi à l’euro supérieur est mis de côté.

Par exemple sur un achat de 45,37 euros, on pourra mettre de côté les 63 centimes manquants pour atteindre les 46 euros.

« Je règle mes achats par carte bleue », me direz-vous.

La « bouteille » peut rester virtuelle et il n’est pas nécessaire de collectionner la mitraille. Il suffit de déduire les sommes du solde du compte.

Pour ma part les petites pièces rouges sont réparties en fin de semaine vers les tirelires de mes enfants. Ma bouteille n’est qu’un compte virtuel dans mon document de tenue de comptes.

Un petit calcul

On peut admettre que la partie décimale du total d’un ticket de caisse est en moyenne de 50 centimes d’euros. Il manquera donc en moyenne 50 centimes pour arriver à l’euro supérieur.

En faisant les courses une fois par semaine, trois pleins de carburant par mois, et deux autres achats par mois, on arrive à 9 fois 50 centimes, soit 4 euros et 50 centimes par mois au total.

Pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous.

Pourtant, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, au bout d’un an 12 fois 4 euros 50 aboutissent à une somme de 54 euros.

Comme dans de nombreux domaines la répétition de petits efforts peut mener à un résultat étonnant.

Une micro épargne

La « bouteille » est une micro épargne.

Micro car l’effort d’épargne est faible – quelques centimes à chaque fois.

Epargne car on se constitue de cette manière un petit « bas de laine » pour les cas d’urgence, les fêtes de fin d’année, ou les achats coup de coeur.

Certes, cela ne vous permettra pas d’effectuer de gros achats, mais c’est indolore – quelques centimes à la fois – et efficace – quelques dizaines d’euros chaque année.

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Un tableau de bord pour piloter vos finances

juillet 27, 2008 Laisser un commentaire

Dans un précédent billet, j’ai indiqué qu’il est possible de cesser de subir vos finances, et d’en devenir le pilote actif.

Le but d’un tableau de bord automobile est d’afficher des indicateurs comme la vitesse en km/h, la température du moteur, la jauge de carburant, etc.

De même, le tableau de bord de nos finances nous indiquera le solde actuel en banque, le solde disponible, l’état des différents budgets, etc.

Ce tableau de bord pourra être construit en utilisant l’un des outils suivants au choix (cette liste n’est pas exhaustive) :

  • Papier, crayon et calculatrice
  • Grille de calcul (Excel, Open Office, kSpreadsheet)
  • Programme spécifique (Grisbi par exemple)

Papier, crayon et calculatrice

C’est la méthode la plus ancienne, mais aussi à mon avis c’est à la fois la plus flexible et la plus consommatrice en temps.

Chacun choisira la forme qui lui convient le plus, des feuilles volantes au cahier de comptes.

Avantages :

  • Peu de matériel nécessaire
  • lisibilité.
  • flexibilité,
  • facilité d’archivage

Désavantages :

  • Les calculs sont manuels
  • Volume de stockage non négligeable (si on stocke ses comptes évidemment)
  • consommateur de temps

Grille de calcul

Internet fourmille de grilles de calcul dans quasiment tous les domaines de la vie courante et professionnelle.

L’usage de la souris et la mise à disposition de barres d’outils permettent en effet à tout un chacun de développer sa propre solution.

La mise en page la saisie et les calculs sont facilités par la palette de formules, et d’assistants proposés.

La grille de calcul est donc un outil très valable pour la tenue de comptes.

Avantages :

  • Flexibilité
  • Grande facilité d’usage si l’on s’en tient aux fonctions de base
  • Gain de temps par automatisation des calculs

Désavantages :

  • Nécessité d’imprimer si l’on souhaite conserver une trace papier
  • Corruption possible du document; il faut effectuer des sauvegardes régulières
  • Les fonctionnalités avancées mises en place par l’utilisateur

Logiciels de comptes

Ces logiciels sont en général très bien faits et possèdent des fonctionnalités suffisemment étendues pour les besoins de chacun, avec pour certains la possibilité d’import des comptes par internet .

Grisbi, qui est un logiciel libre d’origine française, a ma préférence. Il fonctionne sous Linux et sous Windows, et convient à la tenue des comptes familiaux aussi bien que de petites associations. Je l’ai utilisé dans ses fonctions de base, en parallèle avec mon document sous Open Office.

Ma tirelire est un outil simple sur pda de type palm. Je l’ai utilisé une année durant sans problème aucun, avant de me défaire de mon pda.

Avantages :

  • fonctionnalités avancées relativement abordables
  • support plus ou moins avancé de la langue et des normes comptables françaises
  • En général interface avec les outils de comptes en ligne des banques

Désavantages:

  • Courbe d’apprentissage plus longue
  • Fonctionalités non extensibles facilement
  • Nécessité d’imprimer si l’on souhaite conserver une trace papier
  • Corruption possible du document

A l’heure du choix

Le plus simple est de commencer par la méthode papier ou tableur. On en profite alors pour mettre en place ses automatismes et ses préférences, ainsi que pour évaluer les autres solutions disponibles.

J’ai pour ma part pris la voie moyenne, en l’utilisation d’une feuille de calcul sous Open office, pour le moment au format propriétaire (honte à moi) de Excel

Pour un temps d’apprentissage minimal, ma tenue de comptes est simple mais précise tout en restant suffisemment flexible et adaptable.

Pour conclure

L’important est de choisir l’outil qui conviendra le mieux à vos besoins. Cela dépend :

  • de vos compétences en calcul et en informatique pratique
  • du temps dont vous disposez pour l’apprentissage,
  • des fonctionnalités que vous souhaitez souhaitées.

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Piloter ses finances

juillet 19, 2008 Laisser un commentaire

Piloter ses finances demande de tenir ses comptes régulièrement.

Cela peut sembler simple: noter les dépenses, le ou les salaires, les prestations sociales pour ceux qui y ont droit, les remboursements de frais de santé, etc.

Bien entendu, une pratique de base reste de s’abstenir de prendre des risques, c’est-à-dire sauf situation particulière, d’éviter de dépenser l’argent qu’on n’a pas, et de rester raisonnable sur les dépenses et les emprunts.

Pourtant, s’en tenir là peut nous amener à quelques surprises, allant du flou artistique complet à des découverts non prévus.

Depuis que je tiens mes comptes régulièrement, l’expérience m’a appris quelques petites astuces qui m’ont permis, sauf en de rares occasions, de me maintenir à flot.

La phase la plus délicate est le démarrage, ou le redémarrage du suivi des comptes, car il faut retrouver et pointer les relevés de comptes et ce que j’appelle les preuves de paiement, c’est à dire, entre autres :

  • les souches de chéquiers,
  • les reçus de cartes bleues,
  • les documents de prélèvements automatiques

Par la suite, il suffit d’une mise à jour régulière, par exemple une ou deux fois par semaine.

Pour que cette mise à jour se déroule vite et sans problème il suffit de :

  • noter sur chaque chèque utilisé date, objet et montant du paiement
  • conserver toutes les preuves de paiement,
  • attendre l’encaissement réel des entrées d’argent pour les prendre en compte (un « tiens » vaut deux « tu l’auras »).

Etant un peu flêmard pour les corvées, j’ai pris le parti pour être sur d’être à jour de :

  • créer chaque mois et mettre à jour régulièrement un document pour le suivi des comptes,
  • mettre à jour ce document à chaque dépense, sans attendre que le paiement soit débité,
  • pointer régulièrement les relevés de comptes, les preuves de paiement et le document de comptes.

Une dernière recommandation :

  • poser un budget prévisionnel en début de mois,
  • poser un échéancier pour chaque paiement étalé dans le temps.
  • noter chaque paiement différé

L’avantage de cette régularité est multiple :

  • La situation financière est claire et limpide avec un solde explicite.
  • Les mises en réserve pour les dépenses prévisibles (impôts, charges, énergie) peuvent être planifiées.
  • Le stress de fin de mois est presque totalement supprimé, en ajustant les budgets qui peuvent l’être au fur et à mesure de l’évolution du solde restant.

Ainsi, au lieu de subir vos finances, vous en devenez le pilote.

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