Archive

Posts Tagged ‘diy’

In vino Veritas, matériel de base pour l’électronique

novembre 13, 2018 2 commentaires

« In vino veritas » est le nom que j’ai donné à la caisse de rangement pour mon matériel de soudure.

20180106_205642_640

Y prend place tout ce dont j’ai besoin pour effectuer des soudures électroniques de qualité suffisante quand je travaille sur mes arduinos et autres pitreries.

Un petit avertissement avant de commencer. Je ne suis pas professionnel de l’électronique. Je bidouille un peu, c’est tout, et mes méthodes, mon outillage ne conviendront pas à tous. Ce que je présente ici n’est qu’un début de boîte à outils pour amateur débutant.

Fer à souder

Il s’agit d’un fer à souder avec contrôle de température. La pointe est amovible, en prévision de son remplacement, et au cas où le crayon tout entier devrait être remplacé, il est connecté au boîtier par une prise vissée.

lbdj_fer_souder.jpg

La pointe fournie avec ce fer n’a pas duré très longtemps. En cause mon apprentissage (trop chauffé, étamage « quand on a le temps »), et peut-être la qualité un peu limite du produit. La pointe actuelle tient le coup (j’ai appris de mes erreurs et mauvaises pratiques). Je l’ai achetée dans un lot de quatre.

lbdj_soldering_tips.jpg

Eponge

lbdj_eponge.jpg

J’utilise une éponge de type « vaisselle » pour un nettoyage en douceur, et pour faire baisser la température de quelques degrés. Mon fer est sensé contrôler la température, mais il arrive qu’elle prenne dix ou quinze degrés sans prévenir. Un petit coup d’éponge, et tout rentre dans l’ordre. L’éponge doit rester bien humide, et je la pose dans un ravier contenant une moitié d’eau. Entre deux séances, l’eau est vidée, et l’éponge laissée à sécher.

Eponge métal

Il s’agit d’une simple éponge métallique placée dans un verre à shoot. Elle sert à retirer de la pointe son trop-plein d’étain.

lbdj_eponge_metal.jpg

Consommables

Rien de très original. De haut en bas et de gauche à droite :

  • Tip Tinner pour étamer la pointe du fer après usage
  • Tresse à dessouder de deux ou trois millimètre
  • Etain « électricien » de 2mm , pour étamer des fils de grosse section (modélisme etc)
  • Etain de 0,5 mm, pour souder les composants sur leurs pistes.

lbdj_consommables.jpg

Pinces

Mes pinces passent plus de temps sur mon tableau que dans la caisse avec le fer à souder, mais elles l’y rejoignent si je dois emmener mon matériel hors de chez-moi.

On peut se débrouiller avec des pinces d’électricien, mais il vaut mieux investir quelques euros dans du matériel adapté. Ma seule exception est ma pince à dénuder, car son réglage par vis de blocage est suffisamment précis.

  • Pince coupante
  • Pince à bec fin
  • Pince à dénuder

lbdj_pinces.jpg

Testeur de continuité

C’est un bricolage perso assez immonde, mais que j’utilise de préférence à un multimètre. Il s’agit simplement d’une led et sa résistance alimentées par une pile neuf volts. Les deux contacts (pins HE10 de 15 mm de long) mis en contact avec deux points d’un circuit permettent de s’assurer de la continuité d’une piste, ou de la bonne isolation des deux points.

lbdj_testeur_continuite.jpg

Testeur d’alimentation

Un autre bricolage perso prévu pour moins de douze volts et très peu de courant. Je l’utilise avant d’insérer les composants « sensibles » (micro contrôleurs, 555, etc) pour vérifier que leur alimentation est correcte en posant la led au contact d’une piste sensée être alimentée et l’autre pin au contact d’une masse.

Si la led ne s’allume pas, alors il faut vérifier son travail.

lbdj_testeur_alim

Zombie et Johnny Five

Il s’agit de « troisièmes mains ». Zombie, à gauche,comporte deux pinces très utiles pour maintenir un circuit en cours d’assemblage, ou deux fils à rabouter. Johnny Five, à droite, comporte un plus une loupe de diamètre 90, pour les cas demandant une bonne précision.

lbdj_troisiemes_mains.jpg

Ce qu’il manque

J’ai là de quoi travailler sur tous mes projets en cours et à venir, mais il manque quelques équipements :

  • Un éclairage correct
  • Un filtre à fumée

Creative Commons License

Publicités
Catégories :diy Étiquettes :

Les brèves #3 : Eclairage à leds RGB (mini-projet)

juin 15, 2018 1 commentaire

Dans mon dernier article, je décidais d’un premier lot de petits projets à terminer, à savoir :

  • Une plateforme mobile (sur roulettes) pour mon rack à basses.
  • Un clavier « analogique » – si-si ! – nécessaire pour plusieurs projets à base de micro-contrôleurs.
  • Un éclairage à leds pour le plateau de mon imprimante 3D.

La plateforme mobile doit attendre que les sœurs Lombaires terminent leur fâcherie. Une deux semaines que ça dure, sans pouvoir conduire – heureusement, je covoit’ avec un de mes frères – sans pouvoir continuer mon petit programme cycliste, bref, il va falloir que ça cesse ! Apparemment, ça se calme un peu de ce côté-là.

Le clavier analogique peut attendre. Il lui faudra de toute manière un boîtier que je fabriquerai sur mesure. L’éclairage pour l’imprimante est donc prioritaire. Ok, j’exagère un peu, mais il faut bien commencer quelque-part.

Le but secondaire est de recycler un ruban de leds RGB, son boîtier de commande et sa télécommande, tous trois achetés sur un marché aux puces.

rgb_led_strip_640.jpg

Le boîtier de commande s’est avéré non fonctionnel. J’ai donc commencé à développer le mien, à base d’Arduino et d’UNL2803, et commandé par infra-rouge, pour recycler également la télécommande.

Mini projet ? Mouip, on repassera…

Creative Commons License

Catégories :brèves, diy Étiquettes : ,

Mini établi : aménagement de la partie haute

mai 29, 2018 Laisser un commentaire

Avec la mise en place de la partie haute, mon mini-établi est quasiment terminé. Ne restent qu’à parfaire aménagement du caisson et à ajouter la règle en bord du plateau.

L’outillage à main le plus utilisé – tourne-vis, pinces, etc – peut maintenant être positionné sur mon peg-board maison.

Les fixations

La première solution est d’acheter des fixations du commerce, mais celles-ci sont plutôt chères, et pas assez adaptables à mon goût. Plutôt que de modifier du matériel du commerce et n’avoir au final que des bricolages, j’ai préféré la méthode diy, en partant de chutes de tasseaux et de planches. La fixation au peg-board se fera à l’aide de pitons vissés.

Premier exemple

Il s’agit d’une petite étagère de vingt cinq centimètres de longueur, amenée à supporter une boîte.

Après marquage de leur emplacement, deux pitons sont vissés sur la tranche de la planchette en laissant dépasser six millimètres (l’épaisseur du peg-board). Un petit morceau de carré de pin est vissé par dessous pour améliorer l’assise contre le peg-board.

etagere_assemblage_640.jpg

Sur l’autre tranche, deux clous de soixante-dix millimètres pliés à angle droit empêcheront la boîte de glisser.

La mise en place s’effectue de biais, en insérant les deux pitons dans les trous prévus sur le peg-board, puis en faisant pivoter la planche vers le bas jusqu’à l’horizontale.

etagere_mise_en_place_640.jpg

etagere_en_place_640

Le résultat une fois l’étagère « chargée » :

etagere_chargee.jpg

La petite pièce au dessus de la boîte ? C’est mon…

« Tourne-vis » à pitons

Visser des pitons à la main, c’est vite … passons. On se retrouve assez vite avec des ampoules. J’ai beau avoir les doigts calleux – coucou la basse – quand ça chauffe, ça chauffe, et une fois les ampoules percées, on en met partout.

Je me suis donc bricolé un petit outil très pratique pour visser des pitons à la chaîne. Un petit plus : j’y ai ajouté un piton qui me permet de vérifier que les perçages sont correctement effectués sur mon peg-board maison.

tourne-pitons.jpg

Les tourne vis

Même recette de base :

  • une longueur de bois avec un renfort d’assise
  • deux pitons coté peg-board
  • quelques pitons supplémentaires en façade pour y suspendre pinces, cutters, clefs…
  • plusieurs perçages ronds pour les tourne-vis
  • quelques perçages oblongs pour les pinces à bec, et pinces coupantes.

supporte_tourne_vis_cote.jpg

A noter un biseau sensé faciliter la mise en place. C’est finalement inutile.

supporte_tourne_vis.jpg

(tiens, j’ai retrouvé mon alène à coudre le cuir !)

Embouts de vissage

Les embouts de vissage que j’utilise le plus sont regroupés sur des supports en caoutchouc. On prend la même recette que pour les tourne-vis, et on adapte.

De gauche à droite :

  • deux emplacements pour les embouts de vissage
  • un emplacement pour mon mandrin adaptable
  • un emplacement prévu pour un mini-tourne-vis

embouts

Le résultat en situation (le fil de la webcam a traversé le champ sans prévenir, et me mini tourne-vis a troqué sa place contre … celle d’une paire de ciseaux démantibulée) :

embouts_en_situation.jpg

Visseuse légère

Cette visseuse n’est pas très puissante, mais suffit largement pour des travaux légers, par exemple des perçages à petit diamètre, ou du vissage dans du bois tendre.

J’ai d’abord pensé construire une espèce de petite boite en bois, mais j’ai finalement recyclé une bouteille de produit lave-vitres coupée en deux, et provisoirement vissé les deux parties directement en haut du panneau vertical.

De droite à gauche :

  • le chargeur de la visseuse et un pistolet à colle dans le fond de la bouteille de lave-vitres
  • la visseuse rechargeable dans la partie haute de la bouteille
  • quelques consommables, dont les bâtonnets de colle (diamètre 7mm)

visseuse.jpg

Le reste

Je ne vais pas détailler chaque module. La recette de base reste la même, à ceci près que les supports verticaux reçoivent en supplément un petit pion en partie basse pour leur donner une stabilité et leur éviter de pivoter à droit ou à gauche.

  • support de rouleaux de scotch, double-face, scotch de masquage en haut, film de cuivre en bas (version brute)support_scotch.jpg
  • support pour pinceauxsupport_pinceaux.jpg
  • support pour pinces de serrage. Il s’agit d’une planchette (chute de mdf) positionnée perpendiculairement par rapport au peg-boardsupport_pinces_serrage.jpg

Le résultat final

Cette disposition n’a pas beaucoup varié depuis le dernier article. Seules deux étagères en « T » ont été ajoutées à droite et à gauche.

resultat.jpg

Encore un peu de ménage à faire, mais les outils sont à portée de main et le plan de travail est quasiment dégagé.

Ce qui reste à faire

Le système de tiroirs verticaux dans le caisson n’est pas optimum : un seul panneau est utilisé, et il est probable que les deux autres resteront vides. Je compte donc les remplacer par un caisson vertical d’environ quinze centimètres de large. Celui-ci contiendra la petite flopée de boîtes en plastique actuellement « rangées en vrac » dans une autre armoire.

Restent également à réaliser :

  • la règle en bordure du plan de travail
  • l’éclairage

Cela représente encore quelques heures de travail, mais les objectifs sont d’ores et déjà atteints :

  • je dispose d’un espace de travail confortable et mobile
  • l’outillage courant est à portée de main
  • le reste trouve place dans le caisson sous le plateau
  • c’est un peu moins le b0rd3l dans ma grotte

 

Creative Commons License

Catégories :Projet "Etabli", Uncategorized Étiquettes :

Projet Etabli, partie haute

avril 10, 2018 1 commentaire

Mon mini établi prend forme. Après le caisson, l’aménagement du caisson, il est temps de s’occuper de la partie haute. Il s’agit d’un panneau en bois où prennent place les outils, mitrailles et autres bidules les plus utilisés.

J’ai repris le principe des peg-boards, mais plutôt qu’un seul grand panneau, j’ai créé trois zones. De bas en haut :

  • une niche de 15 cm de haut pour y ranger boîtes de vis/clous/etc, la bombe de WD40, et quelques pots à mitraille
  • une large zone type peg-board. J’y reviens plus tard.
  • un renfoncement prévu pour l’installation de l’éclairage

La structure de base

J’ai assemblé un cadre en carré de pin. La charge ne devrait pas être trop importante sur le panneau, et le pin devrait suffire. Trois longueurs verticales viennent renforcer la tenue du peg-board..

haut_arriere_1.jpg

Le peg-board, justement, est constitué de deux morceaux de MDF (Médium à Densité Moyenne) vissées sur l’avant du cadre. Deux morceaux car je n’en avais aucun de la bonne dimension.

Deux panneaux supplémentaires ont depuis été vissées sur l’arrière des parties basse et haute du cadre.

haut_arriere_2.jpg

Les deux bandes de scotch n’apportent aucune réelle solidité. Le MDF utilisé, épais de 6mm est suffisamment rigide pour ne pas se déformer sous l’effort raisonnable qui lui sera demandé. Le serre-joints est juste arrivé là par hasard. 😀

Les trous du peg-boards

Un peg-board du commerce ressemble à ceci :

Pegboard

Ce type de panneau permet d’installer les outils sur des crochets mobiles en fonction des besoins.

Pourquoi ne pas avoir acheté des panneaux du commerce ? Comparé à celui de simples panneaux de MDF, le prix des peg-boards n’est pas le même, surtout si l’on choisit des panneaux en métal. Je préfère le bois, mais je n’en ai pas trouvé qui soient suffisamment rigides. Le MDF de 6mm de mon stock suffira.

Il doit bien y avoir une norme quand-à l’espacement des perforations, mais j’ai procédé à ma manière. Après moult calculs et estimations – ça m’a pris 5 secondes – j’ai fixé l’espacement des trous à 35 mm, et tracé le quadrillage. Vu la taille du panneau, ça représenterait plus de 400 trous à percer. J’ai très vite arrêté. Ce n’est pas que que je manque de courage mais… OK, j’avoue : j’ai arrêté quand je me suis rendu compte que j’ai commencé la troisième colonne sur le mauvais trait.

J’ai simplement laissé le tracé du quadrillage, et je percerai les trous au fur et à mesure des besoins, et sur le quadrillage.

La fixation du panneau sur l’établi

Je souhaitais pouvoir démonter le panneau. Le cadre a donc été vissé sur le plan de travail, et deux contre-jambes ont été ajoutées pour éviter au panneau de basculer en avant quand j’aurai installé l’éclairage.

La niche de rangement

Sous le pegboard, un panneau ferme l’arrière du cadre. Le bas du cadre est apparent. En doublant sa profondeur avec des chutes de carré de pin de même section, je dispose d’un espace suffisant sur toute la largeur de l’établi pour y disposer quelques petites choses.

niche-1.jpg

Le résultat

Ou plutôt les résultats, vu que ça a déjà changé plusieurs fois. Lors de la prise de ces deux photographies, les panneaux arrière en haut et en bas n’avaient pas encore été mis en place.

pegboard-1.jpg  pegboard-2.jpg

Le foutoir au premier plan est maintenant parti en recyclage, le fer à souder a déménagé vers sa caisse de rangement qui a elle-même trouvé sa place dans le caisson, sous le plan de travail.

La suite ?

Il y a toujours des améliorations à apporter, des petites choses à ajouter, mais la prochaine amélioration sera l’ajout d’un éclairage pour travailler au clair , et d’une bonne webcam pour prendre des photos correctes.

La webcam attendra un peu car mon arbre à brouzoufs n’a toujours pas été livré par le Liberator. Pour l’éclairage, j’hésite entre de la récupération – si je continue comme ça, je vais bientôt sortir de la déchetterie plus chargé qu’en entrant – et un éclairage à leds.

Creative Commons License

Catégories :Projet "Etabli", Uncategorized Étiquettes :

Projet Etabli : le caisson

mars 6, 2018 1 commentaire

Après avoir établi un pseudo cahier des charges pour mon futur établi, et fait la liste de tout ce qu’il devra contenir, je me suis donc retrouvé devant ça :

meuble_salon.jpg

Un vieux meuble en aggloméré avec deux étages plus un rez-de-chaussée. Le fond arrière ne tient que grâce à une bonne dose de ruban adhésif, mais le bois est en assez bon état, mis à part un accroc à droite de la planche supérieure, qui cache ici maladroitement son infâmie sous une feuille de papier (pub, calendrier ?).

La mission

Doubler le volume intérieur et la surface de travail, tout simplement. Comme j’ai perdu les schémas de principe du Tardis, il va falloir y aller à l’ancienne : bois, vis, colle, scie, mètre, huile de coude, baume du tigre.

Mesurer dix fois, couper une seule

Après mesures, les quelques planches d’OSB sauvées de la déchetterie suffisent tout juste. J’y ai découpé:

  • l’arrière du caisson : 85 x 77cm
  • le futur plan de travail : 77 x 63 cm
  • le plancher du caisson : 77 x 63 cm
  • deux « rallonges » pour les flancs : 30 x 85 cm

Lors de l’assemblage à blanc, je me suis rendu compte d’une erreur de mesure sur les flancs, et deux restes d’OSB ont été mis à contribution pour combler les quelques écarts. Comme je disais, « Mesurer dix fois, couper une seule » . Je demande les circonstances atténuantes.

La structure

Le meuble s’est vu amputé de son semblant de dos en médium, de ses deux étagères, et de ses pieds en matière plastique. Après une mise à l’équerre, les portes fermées ont été temporairement immobilisées par quelques longueurs de bois vissées à l’intérieur et le tout a été posé au sol, dos vers le haut.

Mon OSB n’est pas très épais – une douzaine de millimètres. Assembler les panneaux entre eux par collage et vissage nécessite plus de matière. J’ai donc assemblé une structure interne en carrés de pin (j’en avais un bon stock), vissée contre les chants des quatre planches du meuble. Les quatre angles ont également été renforcés par des carrés de pin, également collés et vissés.

Assemblage des panneaux

L’ensemble enfin rigidifié, je suis passé à la suite, après voir débloqué les portes.

L’OSB de récupération étant ce qu’il est, j’ai choisi le plus présentable pour le plan de travail, mais un défaut apparu après découpe m’a obligé de lui retirer trois centimètres de largeur. Je le comblerai plus tard par un tasseau d’une quizaine de milliètres dépaisseur, coupé à dimension. Ce tasseau empêchera crayons, vis et autres trucs roulants de s’échapper.

Les panneaux inférieur et supérieur du caisson sont collés (colle à bois) sur ceux du meuble, et un bon paquet de vis confortent l’ensemble. Ça ne doit plus bouger par la suite !

Le dos a ensuite été collé et vissé en place avant de recevoir un encadrement supplémentaire. Je pensais devoir ajouter des renforts en diagonale, mais ça ne sera peut-être pas nécessaire.

caisson_dos_320.jpg

Après séchage, c’est au tour des flancs d’être fixés à demeure. Je laisse deviner… Oui, colle et vis.

caisson_flanc_320.jpg

A noter la découpe en haut à droite du panneau en OSB, pour ne pas avoir à découper le meuble d’origine, et… la belle rustine en bas. En situation de travail, ça ne se voit pas, et vu l’ajustement, l’ensemble reste solide.

Pour un peu de mobilité

Pour faciliter le nettoyage du sol, et pour pouvoir travailler dehors lorsqu’il fait beau (ma définition de « il fait beau », c’est quand il fait plus de quinze degrés et qu’il ne pleut pas), le caisson doit être monté sur roulettes :

  • deux roues de 4 cm avec frein à l’avant
  • deux roues de 4cm également, mais sans frein à l’arrière.

Les roues ont été montées sur des chutes d’OSB elles-mêmes vissées sous le caisson en prenant quelques longueurs de bois en sandwich. Ce montage un peu bizarre permet de porter le plan de travail à la bonne hauteur, histoire de ne pas se tuer le dos à chaque utilisation.

Aménagement intérieur

J’ai choisi de diviser l’intérieur du caisson en 2/3, 1/3. Le tiers inférieur est assez haut pour laisser passer la caisse de ma scie sauteuse. Les deux anciennes étagères du meuble forment le plancher de la partie haute du caisson, et reposent sur deux carrés de bois vissées à l’intérieur des flancs. J’ai choisi de ne pas les coller, au cas où je choisirais plus tard de revoir la distribution des espaces.

caisson_interieur_320.jpg

En partie basse,

  • une caisse à outils des plus classiques,
  • la mallette de la visseuse posée verticalement devant la caisse de la scie sauteuse,
  • une cartouche de silicone

En partie haute :

  • à gauche, un prototype de « tiroir » vertical, le début d’un second. En tout, trois sont prévus
  • à droite, un caisson coulissant, prévu pour contenir un bon stock de consommable, mais temporairement squatté par … des bocaux, une cartouche de silicone, un pot de colle, etc
  • au centre, la perceuse sous une caisse de vin , puis en arrière une mini perceuse dans sa caisse, et un … fût de bière vide, conservé en vue d’un autre projet. Je dois encore trouver un endroit pratique pour le saumon.

Le résultat

Le caisson réside maintenant à son emplacement. A gauche le réfrigérateur, à droite, le mur donnant sur la cave.

caisson_fermé_320.jpg

A noter que :

  • le foutoir a déjà envahi le plan de travail
  • une bonne peinture générale ne serait pas de trop
  • ça passe tout juste !

Conclusion provisoire

Ce caisson est déjà utilisable comme mini établi, une fois le plan de travail vidé de ses occupants. Vu l’espace de stockage intérieur, au moins deux des objectifs initiaux sont atteints. Le système de tiroirs verticaux n’est pas encore au point, mais l’idée est à creuser.

La prochaine étape est la réalisation d’un système de rangement pour les outils les plus utilisés, au dessus du plan de travail.

Creative Commons License

Catégories :Projet "Etabli" Étiquettes :

Modder une table de salon

février 20, 2018 Laisser un commentaire

Ça y est, ma table de salon est mobile ! Pas d’électronique, pas de radio-commande, rien, mais revenons au problème de départ : ma grotte ressemble plus à un Tandy Shop mal tenu qu’à un logement. J’y travaille un peu à la fois. Le projet « Établi » y participe.

Alors, cette table de salon ?

Elle fait très bien son travail de table de salon : j’y entasse revues, bouquins, télécommande, calepins, un peu d’électronique, etc. Ça, c’est la partie émergée de l’iceberg. Les neuf dixièmes sont en dessous du niveau de la mer plateau : quelques carcasses d’ordinateurs, des bouquins, diverses mallettes, une TI 92, et un écran plat. Je crois que c’est tout.

Les ennuis commencent ici, par la case ménage. Quand je nettoie mon antre, avant de bouger la table, il faut commencer par déplacer tout l’écosystème de l’étage inférieur. Bien entendu, il faut ensuite tout remettre en place ! (en place, en place, sort of…)

La solution la plus évidente serait de ranger tout ce bazar, sauf que, … pas de place pour le moment, et puis la nature ayant horreur du vide, l’espace rendu vacant risque de se remplir très vite.

Ma solution : un plateau roulant

Le plateau roulant résout deux problèmes :

  1. Je n’ai pas à lever la table pour la déplacer. Mes lombaires disent merci.
  2. En déplaçant la table, je déplace le foutoir.

Le plateau doit sera constitué d’un « fond » encadré par dessus et par dessous. Le cadre supérieur permettra de caler les quatre pieds. Enfin, la face inférieure recevra deux renforts, toujours en carré de pin.

La mobilité sera assurée par six roues de diamètre 4cm sans frein.

Les matériaux

Le plateau de la table mesure 120 par 75 cm, mais 117 par 72 cm au niveau des pieds.

Je dispose de trois planches de pin/sapin de 30 x 160 cm, et d’un bon stock de carré de pin de 17x17mm.

L’assemblage se fera à la colle à bois et sera renforcé par des vis auto-foreuses. Auto foreuses, certes, mais ça qui ne dispense pas de pré-percer (le pin s’éclate très vite).

Construction

Les trois planches sont solidarisées entre elles et sur mon établi pliant avant d’être coupées à la scie circulaire à 117 cm de long, et 24 cm de large (24×3=72, cqfd).

Le cadre supérieur est fixé à la colle à bois et vissé par dessous le plateau. Ainsi, les vis ne sont pas visibles une fois le plateau terminé. Le cadre est encoché aux quatre coins pour caler les pieds de la table. Une fois sec, retourner l’ensemble et installer le cadre inférieur et les deux renforts centraux, toujours avec le duo gagnant colle à bois / vis.

Pour terminer, les supports des roues sont collés sous le plateau.

plateau_assemblé_320.jpg

 

Sapin + colle à bois + soleil = problème !

L’assemblage n’est pas parfait. Il y a des différences d’alignement, c’est carré, brut d’assemblage, mais le problème n’est pas là. Avec de l’huile de coude et une bonne séance de ponçage, on peut améliorer l’aspect général.

Ce plateau a été réalisé cet été, sous un auvent, mais en plein cagnard. Pendant le séchage de la colle, l’un des coins a été exposé au soleil et s’est gondolé d’un gros centimètre. Plutôt que dévisser, décoller, nettoyer et recommencer l’ensemble, j’ai légèrement dévissé le coin mal fait, séparé le coin du cadre inférieur, injecté de la colle, resserré les vis et remis le tout à sécher sous contrainte, avec l’aide de quelques kilos de fonte de levage.

Mise en forme

Ce plateau est « carré » de partout, les coins ne suivent pas l’arrondi des pieds, le bois est brut, bref même si c’était prévu, c’est moche.

J’ai donc poncé la tranche du plateau à la ponceuse vibrante.  Une fois la tranche uniforme, rectiligne et bien plane, j’ai poncé les deux faces du plateau. Enfin, tous les angles visibles ont été arrondis, toujours à la ponceuse vibrante.

plateau_mis_en_forme.jpg

Vernis ou lasure ?

Peu importe. Mon bidon de cinq litres de lasure en gel est loin d’être vide. J’en ai appliqué cinq couches, avec ponçage à l’abrasif fin avant chaque couche. C’est beaucoup d’efforts, mais le résultat est à la hauteur, avec un aspect très légèrement brillant.

plateau_après_lasure.jpg

Le résultat

Une fois les roues fixées sous le plateau, un peu d’autoflagellation s’impose. Le résultat est plaisant, mais présente plusieurs défauts :

  • Quelques vis ajoutées pour dé-gondoler le plateau sont toujours visibles. Je compte les masquer avec un mastic que je n’ai toujours pas acheté, six mois après.
  • Les coins sont arrondis, mais quelques morceaux de bois ont été éjectés lors du ponçage. Le pin est facile à travailler, mais c’est un bois assez fragile, qui marque vite et s’éclate très facilement.
  • Les pieds de la table sont calés mais sans plus, et il y a un peu de jeu. C’est à peu près invisible, mais pour moi c’est aussi visible que le nez au milieu de la figure.
  • La lasure était sensée être de la même teinte que le bois. En réalité, elle est quasiment incolore. Je pense re poncer avant d’appliquer plusieurs couches de lazure de la même teinte que la table. A voir l’été prochain.

Au final, je suis quand-même très satisfait du résultat. Ce plateau sur roues remplit totalement sa mission, avec un petit plus : comme les roulettes ne sont pas visibles, ça donne un effet de lévitation assez sympa.

plateau_in_situ.jpg

 

Creative Commons License

Catégories :diy Étiquettes :

Projet Etabli : mon équipement

février 13, 2018 Laisser un commentaire

Quel bel atelier ! Dégauchisseuse, scie sur table, défonceuse, des murs entiers de pegboards généreusement dotés en outils de tous genre, un stock de bois pour des mois, des étagères entières de consommables… Et cette odeur si particulière du bois !

La découpe est impeccable. C’est beau comme un camion rouge un soir d’incendie. Je raccroche le saumon sur le mur et …

20120522-DSC00286-2 (7258107438)

 

… « Et là, c’est le drame ! » Le réveil sonne, on n’est pas en week-end, il faut vraiment se lever. J’obtempère, éteins la sonnerie, me lève et BANG ! Un bon coup de tête dans la mansarde ! Ou plutôt l’inverse. L’étage est mansardé à tel point que les chambres ne devraient pas compter comme pièces habitables, et au rez-de-chaussée (mpf ! La chaussée est à trente ou cinquante mètres ! ) le plafond culmine à deux mètres dix.

Mon logement est petit, mais me suffit en tant que logement. A quelques détails près, je l’adore. Par contre, pas de place pour un atelier, et qui dit pas pas d’atelier, dit pas de dégauchisseuse, pas de scie sur table, pas de stationnaire, etc. Je dois me contenter de l’ordinaire et d’un stock limité.

Des choix s’imposent, mais comme j’adore travailler le bois, j’ai dû investir, petit à petit un peu d’argent, et encore plus de temps à rechercher les meilleurs occasions et le meilleur rapport qualité/prix.

Les prix, justement

Éclusons tout de suite les lieux communs :

  • Oui, ça coûte
  • Oui, on peut trouver du très bon outillage à presque pas cher
  • Inversement, il se vend des daubes extrêmes payables en échange d’un rein

Ma première perceuse m’a coûté l’équivalent de vingt euros, et à duré une bonne quinzaine d’années. Celle de mon père a duré vingt ans de plus, mais le prix était bien plus élevé. Il ne l’a remplacée que parce qu’on ne sait plus à qui il l’a prêtée.

D’un autre côté, je ne mettrais pas plusieurs centaines d’euros pour une perceuse, même équipée d’un E2PZ miniaturisé 😛

Comme dans beaucoup d’autres domaines, on peut casser sa tirelire, vendre sa voiture et acheter le top du top. C’est rapide, mais dispendieux, et souvent surdimensionné voire totalement inutile. Je ne compte pas construire une armoire normande ni – special hint pour Pauline – une horloge comtoise  ( et oui, j’ai enfin lu quelques-uns de tes romans ). Il me faut donc de l’abordable, du basique mais efficace, avec un prix correct.

Pour un outil électrique ou portatif, ce sera quelques dizaines d’euros, et pour le reste, et bien ça dépasse dépend. Un saumon, c’est quelques euros, un jeu de tourne-vis idem, etc. Par contre certaines pièces doivent tenir dans le temps sans se dégrader, par exemple les douilles pour une clef à cliquet. Dans ce cas, je n’hésite pas à mettre le prix pour avoir la bonne qualité, en restant raisonnable.

Le tout mis bout à bout peut très vite représenter quelques centaines d’euros, mais je n’ai pas tout acheté d’un coup, et je n’ai tout simplement pas tout acheté. J’ai commencé par emprunter ce qui me manquait, puis je me suis équipé petit à petit, au fil des années, soit en achetant, soit en récupérant.

N’hésitez surtout pas à faire plusieurs magasins et grandes surfaces spécialisées, et à parcourir leurs sites internet, sans oublier les vide-greniers et les ressourceries. Et si une bonne  occasion se présente pour quelque-chose d’absolument nécessaire pour plusieurs projets, ponctionnez votre bouteille et foncez !

Outillage électrique

C’est le plus gros poste de dépense, mais il faut être intraitable sur la qualité et la sécurité. Surtout la sécurité. Une scie circulaire qui perd sa lame,c’est rarissime, mais ça se termine rarement bien.

Pour le moment, j’ai et j’utilise :

  • une scie sauteuse ancienne mais en bon état (c’est un emprunt à moyen terme)
  • une ponceuse vibrante (également empruntée)
  • une scie circulaire neuve
  • une perceuse

Sur ma wish list :

  • un guide de coupe pour la scie circulaire
  • une ponceuse à ruban
  • une défonceuse
  • un bon aspirateur type « bidon »/cyclone

Côté consommables :

  • des lames de scie sauteuse de plusieurs largeurs de coupe, suivant la dureté des différents bois que j’utilise. J’ai également quelques lames pour métal « en tirant » (la lame coupe vers le haut et non vers le bas). Ces lames pour métal sont très utiles pour couper proprement des lames de parquet.
  • des bandes de toile abrasive de différents grains pour la ponceuse. Au début, j’achetais des lots contenant plusieurs grains de papier, mais je préfère maintenant acheter uniquement les grains dont je me sers.
  • un jeu de forêts à bois, et un jeu à métaux pour la perceuse.

Pour l’alimentation, j’utilise une rallonge électrique de bonne section, et longue de cinq mètres, par contre aucune multiprise, même avec interrupteur. Un outil non utilisé est systématiquement débranché.

Outillage « électro-portatif »

Ces appareils là ne sont généralement pas plus portatifs que leurs équivalents en 220V, mais ils permettent de s’affranchir de la rallonge électrique… tant que leur batterie n’est pas épuisée.

Dans ce domaine, je me suis limité à :

  • une visseuse/dé-visseuse au format classique (autre emprunt)
  • une visseuse/dévisseuse offerte en caisse par une enseigne de bricolage

La seconde n’est pas très puissante, loin s’en faut, mais elle dépanne lorsque sa grande sœur doit retourner en charge.

Les embouts fournis avec une visseuse sont en général tout juste passables. J’ai donc acheté un lot d’embouts assez complet – torx, allen, plats, cruciformes, etc dans les tailles les plus courantes – et de qualité plus que correcte pour une quinzaine d’euros.

Les outils « à main »

Avec le temps, j’ai à peu près le nécessaire :

  • un jeu de tourne-vis type « Phillips » et plats
  • des clef Allen (hexagonales) et Torx (« en étoile ») de 1,5 à 10 millimètres
  • une clef à cliquet et ses douilles de 4 à 14 mm, plus une rallonge
  • un tournevis pour embouts, car parfois, la visseuse ne passe tout simplement pas
  • un saumon
  • une équerre métallique 90/30/60° à talon
  • un réglet métallique de 50 cm
  • un jeu de pinceaux pour lasurer et peindre
  • une pince multiprise et quelques multi-fonctions genre l3ath3rm@n mais sans la marque.
  • une pince coupante, une à long bec, une pince à dénuder
  • quelques serre-joints et autres pinces de serrage
  • un cutter de tapissier à lames rétractables (sécurité, sécurité)
  • une pseudo scie à métaux (juste un manche, en fait), et quelques lames

Sur ma whish list :

  • un brutal
  • des serre-joints grand format

Les consommables

  • vis à bois de plusieurs longueurs. Je vais finir par les acheter au kilo.
  • pitons à visser
  • gants en silicone
  • colle vinylique (colle blanche) – un bon collage vaut parfois mille vis
  • colle cyanoacrylate pour certains assemblages temporaires
  • calepins pour les notes
  • crayons pour tracer (ça s’use très vite sur du bois)
  • colliers type rilsan

Mes prochaines acquisitions, pour un minimum de protection

  • des lunettes de protection
  • un masque filtrant (contre les sciures et autres poussières)
  • un casque anti bruit

J’en oublie très certainement

Le rangement

Voilà pour l’essentiel. Côté rangement ça ne demande pas des dizaines de mètres carrés au sol et sur les murs.

Une grande caisse à roulette avec un couvercle suffira à stocker l’ensemble. Ou une cave. Ou une déchetterie, tant qu’on y est, car un outil stocké et non accessible simplement ne sera pas utilisé.

Bien sûr, tout le monde n’a pas la place évoquée au début de cet article – généralement, le réveil-matin ne tarde pas à sonner – et il faut s’adapter.

Pour ma pomme, j’ai donc choisi de me construire un mini établi, où plus un outil sera utilisé, plus il sera rendu accessible, et inversement. Tout ce que j’ai listé plus haut devra y trouver sa place.

C’est à la fois plus simple et plus compliqué qu’il n’y parait, mais procédons par étapes.

D’abord le caisson… (la suite bientôt)

 

Creative Commons License

Catégories :diy, Projet "Etabli" Étiquettes :
%d blogueurs aiment cette page :