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Posts Tagged ‘Jardinage’

Cultures et orteils de trolls

7 août 2018 Laisser un commentaire

L’été est bien avancé, les cultures aussi. La plupart des blés de la région ont déjà été moissonnés, une partie des légumineuses a été récoltée, les tomates donnent à plein. Le feuillage de mes plants de pommes de terre commence à sécher malgré un arrosage mesuré mais régulier. Les petits fruits verts de la taille de gros raisins commencent à tomber au sol. Je vais laisser retomber les « verts », ou « fannes » comme on les appelle par ici, pour une récolte d’ici quelques semaines. J’espère obtenir plus que les trois kilos de l’an dernier, ce qui était une performance pour un premier vrai essai.

Une autre de mes cultures en bacs est celle des piments. Je crois que ce sont des piments basques, mais je n’en suis plus très sur. Ce qui est certains, c’est qu’ils poussent très bien malgré tous les avertissement qu’on m’a donnés. « Ce sont des hybrides, les fleurs seront stériles » ou encore « Pourquoi tu t’embêtes à semer ? Achète des plants, tu gagneras du temps ! »

Mouip. Apparemment, mes semences ne savent pas ce que les mots « stérile » et « hybride » veulent dire, puisque année après année, je sème les graines de la récolte précédente. Année après année, j’ai tellement de piments que je ne peux pas tout consommer, même en produisant de l’huile pimentée, en déshydratant les fruits pour faire mes sauces pendant l’hiver. Ce qui est certain également, c’est qu’ils ne ressemblent à rien, sauf peut-être à des orteils de trolls. Enfin, j’imagine…

En parlant d’huile pimentée, la recette est simple : mettre des gants en latex – la capsaïcine ne pardonne pas – puis placer un bouquet garni dans une bouteille, une ou deux gousses d’ail, quelques morceaux de tomate déshydratée, et des piments entiers ou coupés en tranches d’un centimètre d’épaisseur, avec ou sans les graines, puis remplir la bouteille avec de l’huile – colza, olive, ou autre suivant les goûts. En quelques semaines au frais et à l’abri de la lumière, l’huile se colore et prend le goût des piments et du bouquet garni.

Quelques gouttes sur une pizza, deux cuillers à soupe dans une marinade, ça change tout.

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Herbes folles

3 août 2018 Laisser un commentaire

Le jardin en bacs continue d’occuper ma courette. Outre les pommes de terre dont les plants sont issus de la maigre récolte de l’an dernier, du cerfeuil et un nouveau « pied » de lavande sont venus remplacer les haricots grimpants.

J’ai préféré oublier ces derniers, cette année. J’aime beaucoup l’ombrage qu’ils apportent, mais les bacs que j’utilisais ne sont pas assez profonds pour que des haricots s’y trouvent à l’aise. Je pense soit acheter un bac en bois de dimensions correctes lors des soldes de braderie ou d’hiver, soit en construire un moi-même. Ce sont les circonstances qui en décideront.

Le nouveau pied de lavande n’a pas été acheté en magasin. Il s’agit simplement de semailles accidentelles dans le pot voisin du pied d’origine. Ce fut la belle surprise de l’automne dernier, quand j’ai mis à l’abri mes persistantes pour l’hiver.

Le cerfeuil servira pour la cuisine, branche après branche pour préserver le pied, mais il est probable qu’il ne survive pas aux moules-frites de Septembre.

La seconde surprise est venue au printemps, quand j’ai « séparé » mes pieds de menthe et de mélisse. Il y avait tellement de surjets que les pots de menthes et de mélisse se sont multipliés, et occupent une bonne partie du pied de mon mur. A ce rythme, il y en aura probablement trop au printemps prochain, de quoi en donner à toute la famille. La citronnelle en est au même point, à un détail près : les pieds de l’an dernier n’ont pas survécu à l’hiver, mais leurs très nombreuses graines sont tombées en terre, et ont germé et poussé dès la fin de l’hiver.

La dernière surprise est venue du portillon d’entrée. J’y ai déjà vu de l’herbe à vaches, de l’ortie, et même de la ciboulette, alors que je ne suis jamais parvenu à la cultiver en pots. Ici, cette année ….

… un pied de menthe, certes bien attaqué par les parasites, mais bien vif.

Et là, juste à côté, caché sous une petite touffe d’herbe …

… un nouveau pied de lavande.

Comme quoi, l’asphalte et le béton ont beau faire, la nature a toujours raison.

Et nous, saurions-nous redevenir des herbes folles ?

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Question de méthode…

31 mai 2016 4 commentaires

Étiqueter, prendre des notes, c’est une des bases de l’informatique. Question de méthode, d’organisation, et ça devrait s’appliquer à peu près partout : la cuisine, l’électronique, le jardinage aussi. Peut-être. Sûrement… Sauf que… Je n’ai pas été fort, sur ce coup-là.

Pas clair ? Je reprends. Le muguet, c’est un peu comme les ordures, la menthe et les crottes de chat : avec de la patience, du temps et des chats, ça pousse tout seul. Encore qu’il vaut mieux éviter qu’un chat vienne semer dans la menthe : Chat 1 – Menthe 0.  Sait-on jamais, j’aurai peut-être un arbre à chats. Comment ça, rien à voir ?

Tous les ans, un brin de muguet sort de terre dans une de mes potées. Un, et un seul, sans jamais une petite clochette pour me remercier de l’accueillir dans mon chez-moi, et ce n’est pas faute d’en prendre soin. Tout le monde, à part peut-être les TJ, ces parasites bien connus qui se proposent de sauver les gens en leur faisant lire un livre d’histoires alors qu’ils feraient mieux de déguerpir sous peine d’avoir, eux, réellement besoin d’une assistance médicale d’urgence, tout le monde ou presque, disais-je, pourrait confirmer que je sais me montrer accueillant. Bref, cet unique brin annuel, j’en prends soin. Pas trop de lumière, terre convenable, humidité itou, mais rien.

Cette année, il a mis du temps  a sortir, et ne s’est manifesté que bien après mes semis d’avril. Les semis, justement : bien respecter les période de mise en terre, l’humidité, la température, etc, et étiqueter au fur et a mesure avec un petit morceau d’ardoise ou de carton épais.

C’est la que ça a dû partir de travers. Une fois les mains dans la terre, on remet les étiquettes à plus tard. Un peu comme la feuille d’impôts quand on vient de passer à table. Au final, tout va, je suis un (tousse gentiment) master of seeding :

  • basilic OK,
  • persil citronné OK,
  • piments doux OK,
  • fleurs de juin (j’en reparlerai peut-être plus tard de celles-là)  OK,
  • etc OK,
  • radis (merci la serre passive) OK mais …

… Euh, c’est quoi ce truc au milieu des radis ? (moment de solitude intense)

D’accord. Mon pied de muguet unique et annuel se porte a merveille, et comme d’habitude, aucune fleur.

Dommage , ça m’aurait un peu distrait, car vu la toxicité du muguet, je préfère me passer de radis au menu avant quelques semaines.

En passant, les radis poussent très bien, et assez haut si on leur laisse le temps,même en compagnie de muguet. D’ailleurs de loin, le muguet cache bien son jeu.

muguet

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