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Posts Tagged ‘Projet « Bureau »’

Une annexe pour mon bureau

7 avril 2020 1 commentaire

J’ai en projet deux annexes pour mon bureau. Pas la pièce dans la maison, évidemment, je n’ai pas la place. Il s’agit ici du meuble, le truc à quatre pieds, le burlingue qu’on expédie souvent à la va-vite en achetant chez confo-kéa-ut un machin complet mais à assembler soi-même, quand il ne s’agit pas tout simplement d’une planche en aggloméré ou en pin jetée sur deux tréteaux.

J’ai pour ma part préféré charcuter adapter une table de cuisine vouée à la déchetterie. Après réduction à soixante-dix centimètres de profondeur et renforcement de l’assise (les pieds) par des traverses à la mode DIY, j’ai simplement posé sur le plateau d’origine, un nouveau plateau en aggloméré de cent-vingt par quatre-vingt centimètres, et enfin un plateau de verre récupéré d’un vieux bureau informatique abusé par son ancien propriétaire.

L’annexe la plus importante est celle qui supportera la caisse de l’ordinateur. Celui-ci squatte pour l’heure la caisse vide d’un autre PC, mais plutôt que me lancer dans la construction d’un bidule qui réservera son lot de surprises, j’ai préféré commencer par la seconde, celle qui doit recevoir ma box internet, son alimentation et le boîtier fibre.

Avertissement préalable

J’ai évidemment commis plusieurs erreurs. La première a été d’utiliser du pin. C’est un bois plutôt léger, mais qui éclate facilement, surtout avec une scie circulaire. Une scie sauteuse est préférable et honnêtement, la circulaire me fait flipper. Je l’ai appelée « Le Monstre, c’est dire.

Oui, je nomme parfois mes outils, par exemple Carmen mon GPS et Zombie et Jonnhy Five mes « troisièmes mains » pour l’électronique.

Ma seconde erreur est une question de méthode. On mesure, on trace, on coupe, on assemble et on installe. Simple, non ?

Et bien, non. Mon burlingue est un peu de guingois, et son plateau d’origine déborde de quelques millimètres de ses pieds. Du coup, l’ajustement n’est pas très heureux, une histoire d’encastrement. C’est fonctionnel, rien de grave, ça fait le travail, mais il y a un petit décalage vertical. Pour la seconde extension, je ferai les assemblages « en l’air », directement sur place.

Le support de la box

Le but est simple : accueillir ma box internet et ses appendices posées jusque lors sur une planche posée sur une caisse carton, posée à son tour sur une chaise. C’est à tout le moins bancal, et passer le balai ou la serpillière là dessous, autant oublier. Même Charlotte, mon aspirateur cybernétique, a du mal à y accéder.

La taille visée pour le plateau est d’environ trente-cinq centimètres de large sur quatre-vingt centimètres de profondeur. Le support est constitué d’un faux plateau porté par deux planches triangulaires. Le tout est fixé sur le bureau via des « French Cleats« .

Par facilité, les assemblages de la structure sont faits à la vis auto-foireuse (toujours pré-percer avant de visser) de vingt-cinq par quatre.

Le résultat

Par soucis d’uniformité, le tout est recouvert d’une planche d’aggloméré découpée à mesure, de même couleur que le reste du plateau.

Au décalage près, je suis satisfait. Plus de chaise, de caisse carton ou de planche entre le bureau et le mur, mais un espace à peu près clean.

Les extensions de la box prendront assez vite place sous le plateau, une fois que j’aurai fabriqué des supports adaptés…

… et Charlotte peut se faufiler sans craindre de rester coincée.

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Chantier « Bureau » : enfin une avancée

16 avril 2019 2 commentaires

Il s’agit de réutiliser une petite table de cuisine en bois de 120 par 90 centimètres, promise à la déchetterie, pour en faire un bureau.

La cible est un bureau de 120 par 70 cm, avec une hauteur standard. La première étape, effectuée il y a … longtemps, a consisté à réduire la largeur du plateau de 90 à 70 cm, en enlevant une largeur de vingt centimètres en son centre. J’y suis allé à la scie circulaire. Lame neuve, c’est passé comme dans du beurre, sauf deux vis bien cachées qui se sont révélées par une gerbe d’étincelles.

Réparation des pieds

Les pieds ont subi quelques dommages lors de la première vie de la table. Le chien, quarante kilos, pas moins, se calait entre deux pieds pour faire sa sieste en attendant les restes des repas.

Bois éclaté, le chanfrein est à refaire

Les pieds sont vissés au plateau via deux inserts en place sur un chanfrein, et c’est là que le bois a cédé. J’ai dû refaire sur deux pieds le chanfrein sur l’angle opposé, puis percé et vissé les inserts à l’aide d’une clef BTR. Pour l’un des inserts, je suis tombé sur un os un nœud, et le perçage a été laborieux. Bois dur contre vieille mèche, ça résiste bien.

Nouveau chanfrein découpé épaisseur après épaisseur

Inserts en place

Rigidifier l’assise

Une fois réassemblées par collage/vissage, les deux parties du plateau ont attendu leurs pieds plusieurs mois.

Pourquoi autant d’attente ? Pour plus de solidité, j’ai décidé d’ajouter trois traverses aux pieds : une sur l’arrière, et une de chaque côté, fixées aux pieds par tenons et mortaises.

Les traverses sont obtenues en contre collant quatre carrés en pin de 32mm de côté coupés à la bonne longueur. Le collage se fait à la colle à bois, et le tout est maintenu en place une douzaine d’heures par des pinces.

Montant latéral en cours de séchage

En principe, et par facilité, on coupe généralement les tenons à la scie sur table, avec finition au ciseau à bois, et les mortaises à la défonceuse. Je n’ai ni l’une ni l’autre, et de toute manière, je n’ai pas assez de place pour une scie sur table. J’en suis donc revenu à une technique de base. Les tenons sont entaillés à la scie à main puis coupés et ajustés au ciseau à bois. Les mortaises sont délimitées aux quatre coins à la perceuse, puis découpés au ciseau à bois.

Le montant du haut attend un ponçage ; celui du bas est en cours de découpe.

Ça m’a pris des heures, sur plusieurs journées, mais je suis arrivé au bout.

Allez, debout !

Le bureau est enfin sur ses pieds, et les traverses ont bien rigidifié l’ensemble. Celles-ci ont été boulonnées dans les pieds en attendant une fixation plus classique pour un bureau en bois.

Un premier essai montre que le plateau est un poil trop haut, une première, me concernant vu qu’en général c’est l’inverse. Le chantier n’est pas terminé, loin s’en faut, et rendre la hauteur du plateau réglable fait partie du cahier des charges d’origine.

Le pied arrière gauche tient en place par un boulon (solution provisoire)

Pied avant droit

Quelques leçons

Utiliser des ciseaux à bois n’est pas immédiat. Il faut prendre son temps, mais être très directif et prudent. Ça coupe du bois comme du beurre, alors imaginez un doigt ou une main.En corollaire, toujours découper en poussant la lame, jamais en la ramenant vers soi.

Réaliser des tenons au ciseau à bois, ça prend du temps et de l’énergie. Temps fois énergie égale travail. Je ne fuis pas le travail, mais autant utiliser le bon outillage. Si je devais réitérer, j’investirais dans une défonceuse. C’est de toute manière un outil classique et très pratique pour pas mal de choses pour creuser des mortaises évidemment, mais aussi pour encastrer une matière dans une autre, par exemple un plateau de verre dans le plateau du bureau. Ça tombe bien, j’ai un beau plateau en verre trempé, hé-hé.

La suite ?

  • Ajouter un berceau latéral pour le PC « desktop »
  • Ajouter des roues pour un déplacement facile, escamotables si possibles
  • Rendre le plateau réglable en hauteur
  • Insérer le plateau de verre
  • Aménager le dessous du plateau, où plusieurs niches pourraient prendre place

Il y a encore du travail à abattre, d’abord et surtout de la conception, mais le bureau avance, un peu à la fois.

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