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Comparatif : Zim v/s One Note

27 août 2019 Laisser un commentaire

Je ne suis pas fan des produits made « in Redmond », comme on disait autrefois. Chez-moi, c’est de l’Unix et rien d’autre. Au travail cependant, c’est Windows qui mène la danse, et je n’ai pas le choix.

Pour mes prises de notes, j’ai conservé une copie de Zim , mais tôt ou tard, je risque de devoir m’en passer, et donc de migrer vers One Note. Pour ne pas rester scotché le jour où ça arrivera, j’ai décidé de tester le produit, et de l’utiliser au jour le jour en lieu et place de Zim.

Premier écueil, l’organisation des notes. Ça n’a presque rien à voir, et je ne parle même pas des raccourcis clavier et des menus.

Zim Desktop

Zim est pour ce que j’en sais un logiciel libre et open source. C’est à la fois un outliner, un wiki, un gestionnaire de tâches, un générateur de site web, et j’en oublie certainement.

Les notes sont saisies et affichées dans des pages contenant du texte et des graphiques. Une page peut contenir des sous pages sur plusieurs niveaux, et l’arborescence est affichée dans un panneau sur la gauche de la fenêtre.

Les possibilités de formatage du texte sont assez limitées, mais largement suffisantes pour un usage au quotidien.

De multiples plugins et outils externes étendent les possibilités de base de l’outil. Par exemple, un plugin permet d’intégrer des diagrammes via l’outil Graphviz, d’autres donnent accès à l’outil de gestion de versions (versionning) installé sur la machine.

Gros important pour les nanoteurs : un compteur de mots est intégré dans le menu « Outils ».

Pour les paranos dans mon genre, le plugin de versionning est un gros plus, de même que le format utilisé pour stocker les notes. Même si Zim le cache bien sous son interface à la WYSIWYG, tout à part les graphiques est stocké dans des fichiers texte au format markdown. Si un fichier est corrompu, seule la page ou le graphisme concerné sera perdu.

Les points forts : logiciel libre, format de données ouvert, souplesse, présence de plugins et simplicité.

Les points faibles : interface un peu vieillotte, quelques rares plantages, heureusement sans perte de données.

One note

One note est un logiciel propriétaire. Son interface, à quelques gros détails près, est plutôt agréable à utiliser. C’est un gestionnaire de notes pur jus, avec une organisation assez rigide en blocs-notes, sections et pages. Il existe également la possibilité de créer des sous-pages, mais j’en trouve la mise en œuvre peu pratique.

Les possibilités de formatage du texte sont beaucoup plus étendues que celles de Zim, trop même, mais chacun peut y trouver son compte, à condition de s’y retrouver dans les différents bandeaux d’outils. C’est du WYSIWYG à la mode Microsoftienne. Perso, je trouve que ça fait un peu bloatware : trop de fonctionnalités dont la plupart ne me sont pas utiles.

Je n’ai pas trouvé de système de plugins, mais One Note s’interface très bien avec Outlook, par exemple pour y créer des tâches, et pour envoyer des notes par mail. Je n’ai pas exploré ces aspects de l’outil. Plus tard, peut-être.

Le format des données est à priori propriétaire, mais je peux me tromper. Le gros hic pour moi est que si le fichier d’un bloc-notes est corrompu ou perdu, c’est le bloc-notes entier qu’il faudra restaurer. Dans ces conditions, et parce qu’un outil de versionning est à mon sens mal adapté à des fichiers de type binaire, il vaut mieux prendre les devants et effectuer des sauvegardes fréquentes de ses fichiers.

Les points forts : bonne intégration aux produits Microsoft, interface soignée à quelques détails près.

Les points faibles : logiciel propriétaire, format propriétaire, le système de post-its dans les pages, le système de bandeaux d’outils, les outils de formatage trop nombreux.

Pour conclure

J’ai commencé à utiliser One Note en prévision du jour où Zim deviendrait persona non grata au travail, et je me fais peu à peu à ses différences avec Zim. Ca ne me plaît pas de l’avouer, mais c’est un bon outil.

Pour autant, est-ce que je vais continuer à l’utiliser ? Au travail, oui, mais ça en restera là. Pour le reste, je vais continuer à utiliser Zim, qui colle plus au genre d’outils que j’affectionne : simple à aborder, multi plateformes, extensible, open source.

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Mon utilisation de Zim pour le NaNoWriMo

11 avril 2017 Laisser un commentaire

Comme dit dans mon billet Zim Desktop, entre éditeur de texte et outliner, j’utilise maintenant Zim pour écrire mes textes. Le Camp Nanowrimo en cours confirme que c’est un bon outil d’écriture. Bien sûr, il n’est pas à cent pour cent orienté écriture comme par exemple scrivener mais avec un peu de méthode, il permet de créer un premier jet sans trop se casser la tête. En effet, tout est accessible depuis l’arborescence des pages.

Je n’utilise que deux niveaux de pages :

  • Les dossiers. Ils regroupent les documents par thèmes
  • Les documents. Ce sont mes chapitres, fiches persos, etc

Le dossier « persos »

Chaque document de ce dossier contient une « fiche perso ». Pour chaque personnage je note, outre l’identité, l’âge et une description générale, tout ce qui le définit dans le cadre du texte en cours d’écriture. Son passé, ses manies, ses craintes, et une description succinte de son rôle dans les arcs du roman.

Le dossier « ships »

Tous mes nanos, sauf le premier, sont de la science fiction. Sci-Fi ou SF pour les intimes. Le déplacements à longue distance se font par ce que d’autres appellent « vaisseaux spatiaux », mais que j’appelle des navires. C’est moins science-fictionnesque, mais ça reflète mieux ma vision « industrielle », où la marine a un rôle central et structurel dans l’expansion humaine.

Chaque navire a sa propre fiche, presque comme un personnage, où je note tout ce qui est utile – ou pas – dans le récit. Nom propre, immatriculation, taille, génération, etc.

Le dossier « Systèmes »

Mes récits prennent place dans le cadre d’un essaimage humain vers d’autres systèmes. Le problème de la propulsion est apparu assez tôt, mais une fois résolu d’une manière ou d’une autre, l’expansion a bel et bien eu lieu, de proche en proche. Les dates d’abordage, d’installation, les noms, les climats, reliefs, gravité, etc sont ajoutés au fur et à mesure des besoins.

Le dossier « Villes »

Il s’agit de la description des installations humaines prenant part aux différents arcs du récit. Je leur ai choisi des noms de cités plus ou moins réalistes : Thulée, Lutèce, Lapyuta, Europe, Brest, suivant leur emplacement ou leur utilité principale.

Le dossier « Plots »

Chacun des arcs, ou « plots » y est détaillé. Les personnages qui y participent, où, comment , dans quel but.

En exception au principe de séparation « Dossiers/Documents » ce dossier porte également mes remarques, questions, idées à propos des différents plots, les « A faire plus tard », les « nota bene », les recherches à effectuer.

Le dossier « texte »

Chaque document de ce dossier contient une unité d’écriture. Ça peut être un chapitre, le texte d’une journée lors d’un nanowrimo, des notes.

Pour rappel, le nommage des documents est important, vu que Zim les liste par ordre alphabétique. Mes documents portent donc le numéro du jour où le texte a été écrit.

D’autres dossiers ?

Tous ces dossiers ont été créés en fonction des besoins. Leurs noms et leurs contenus risquent fort d’évoluer. D’autres pourraient apparaître. Par exemple, la réécriture de « L’Arracheuse d’Âmes » et de « Blocus » ne pourra pas vraiment coller à ces dossiers car le cadre « géographique » est beaucoup plus restreint, avec l’essentiel de l’action se passant sur « l’Îlot » première installation humaine hors de la biosphère terrestre, et sur la région lilloise.

Pour conclure …

L’important n’est pas tant le découpage en dossiers que de regrouper les informations nécessaires sur le déroulement des arcs du récit.

A l’extrême, « Qui », « Quoi », et « Où », et « Texte » sont peut-être les seuls dossiers vraiment nécessaires.

… gros foutoir en vue !

Le texte est découpé par journées d’écriture, mais en fin de correction, il « vaut mieux » avoir des chapitres, et là, ça se complique. En passant de l’un – les journées d’écriture – à l’autre – les chapitres – des passages sont supprimés, déplacés, étendus, éclatés.

Gros foutoir en vue !

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Zim Desktop, entre éditeur de texte et outliner

17 janvier 2017 3 commentaires

Depuis ma première participation au NaNoWriMo, j’ai écrit mes textes avec gedit, ou pluma, qui est le même produit avec un autre nom, allez comprendre. Bref, gedit a tout pour plaire :

  • simple, sans fioriture
  • extensible et utilisable pour programmer (mise en évidence de la syntaxe)
  • possède un compteur de mots, de paragraphes, de caractères
  • multi-documents, avec l’usage d’onglets
  • léger en mémoire
  • très réactif
  • son mode « sans distraction » permet de se concentrer sur le texte, sans risquer d’être dérangé par une autre application.

Bref, c’est presque la panacée.

Presque ? L’usage de multiples documents – plusieurs dizaines dans mon cas – simultanément me posait problème :

  • plusieurs documents à ouvrir
  • navigation facile mais pas optimale entre les différents onglet

C’est tout ce que j’ai à lui reprocher, mais c’est assez pour que j’aie eu envie de tester autre-chose. Comme j’utilise Zim depuis une bonne année pour gérer mes notes, et au vu de ses possibilités, le choix a été très vite fait :

  • outliner : les pages peuvent être organisées en arborescence, très pratique pour organiser ses notes
  • wiki : des liens peuvent être établis entre les pages.
  • interface avec mercurial pour gérer les versions des pages
  • Un compteur de mots

Le choix a donc été très vite fait.

Présentation générale

La fenêtre d’un « document » Zim, ou bloc-notes ressemble à ceci :

zim_desktop

Outre les barres de menu, d’outils et de statut, la fenêtre principale est séparée en deux parties redimentionables :

  • l’arborescence des pages à gauche,
  • la page courante à droite

La page en cours d’affichage est surmontée de « breadcrumps » listant les dernières pages accédées. Cliquer sur l’un d’eux affiche la page correspondante.

Utilisation

Un « document » Zim s’appelle un bloc-notes, et l’on peut en créer plusieurs. Par exemple, j’en ai créé un pour mon blog, et un autre pour le NaNoWriMo 2016, et j’en créerai un autre encore pour corriger « L’arracheuse d’Âmes »,
Un bloc-notes contient un ensemble de pages et de sous-pages que l’on peut organiser comme on le souhaite. Pour un roman, on pourra créer une page par chapitre, et une sous-page par scène. Pour NaNovembre 2016, j’ai simplement commencé par créer une page par jour.
Attention lors du nommage des pages, car Zim les trie par ordre alphabétique. Si on veut forcer un ordre particulier, on pourra préfixer les noms des pages, par exemple avec un numéro.
Une fois une page sélectionnée dans l’index, ou créée, on peut y taper son texte au kilomètre. Les mises en forme de base (titres, gras italique, souligné, etc) sont disponibles, et on peut insérer des images, des liens vers d’autres pages, des urls, …
C’est l’usage de base, entre traitement de texte et outliner.

Un petit détail qui compte : il y a également une version Windows (mes PC persos tournent sous Linux) identique à la version Linux, ainsi qu’une version pour Mac OS, mais ne ne l’ai jamais utilisée (no apple at home).

Sous le capot

Un bloc note est un répertoire où les pages sont stockées sous forme de fichiers texte, et les pièces jointes sont stockées dans des sous répertoires. Il est donc facile de stocker les versions successives d’un bloc-notes dans un gestionnaire de versions, comme mercurial. Ca peut paraître un peu geek, mais c’est très pratique à l’usage, surtout avec le plugin « Gestion de versions ».

Les plugins, justement, couvrent une bonne partie des besoins périphériques à la création de texte : journal, liste de tâches, carte des liens, diagramme, mode sans distraction, etc.
Un peu à part, les « Outils personnalisés » permettent de lancer un programme ou un outil externe sur le texte d’une page.
Pour les plus courageux, Zim est écrit en Python, ainsi que ses plugins.

Conclusion provisoire

Zim allie à mon sens le meilleur d’un traitement de texte basique, d’un outliner et d’un wiki, et ses fonctions de base peuvent être étendues, avec un peu de travail.

Comme déjà dit, je l’ai utilisé pour mon NaNoWriMo 2016, et une fois les commandes de base assimilées, l’écriture est aussi fluide qu’avec gedit, avec des fonctions plus étendues disponibles de la préparation jusqu’à la correction du texte.

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