Electronique, magie noire, 8bits

juin 27, 2017 Laisser un commentaire

L’électronique a toujours été pour moi un domaine mystérieux. Bien sur, je l’ai étudiée un peu au lycée, avec le peu qui figurait au programme, les circuits RLC en mode alternatif, l’effet « ampli » des transistors, les alimentations à découpage. Bien sur, j’y suis un peu revenu – de loin – quand j’ai appris l’informatique et les circuits logiques. Bien sur, je connais les principes de base, U=RI, la loi des noeuds, Ampère et son bonhomme – sacré lui ! – , Lorentz, Laplace, les circuits équivalents, etc.

Pourtant, j’ai toujours été incapable de concevoir un circuit électronique un tant soit peu utile, et vu de moi, les circuits présentés dans les revues grand public tiennent plus de la magie noire que de l’ingénierie. Chacun son domaine, c’est comme ça.

Mon « truc », sans être un génie, c’est l’informatique, et notamment la programmation, les système, le « bas » niveau, et ça ne me défrise pas plus que ça de remettre sur pieds une vieille babasse tout juste bonne pour le recyclage ou le musée, uniquement pour que ça fonctionne. Malheureusement, les vieilles machines à un prix correct se font de plus en plus rares. En passant, je trouve ignoble de vendre plusieurs centaines d’euros un « huit bits », même en bon état, même dans sa boîte uniquement parce que c’est « vintage ».

La programmation ? Les machines grand public d’aujourd’hui sont tellement rapides et dotée en mémoire et en espace de stockage, que la programmation d’une application en serait devenue presque triviale sans toutes les couches intermédiaires – API, toolkit, etc, et même créer un système d’exploitation est abordable pour l’amateur obstiné.

J’ai commencé à programmer sur calculatrices – 22 pas de programme sur la TI 57, 220 sur la casio 7000G – puis sur micro en basic, pascal, C, assembleur dans 64 puis 512 kilo octets ! Ca c’était fun. Une idée, un besoin ? Hop, un brouillon, du code, de l’optimisation et ça roulait.

C’est la faible épaisseur des couches d’abstraction qui rendait tout cela possible. Aujourd’hui , le système est si complexe et prend tellement de place qu’il est parfois difficile de voir si un programme plante à cause d’un bug ou à cause d’une classe ou d’une API un peu tatillonne ou bancale.

Pour retrouver un peu cet esprit « micro » de l’informatique, j’ai acquis et revendu ou donné plusieurs « ordinosaures », mais par manque de place je n’en conserve que deux ou trois.

J’ai ensuite découvert presque par hasard un projet d’émulation d’une machine à base de Z80 tournant sous CPM. Cette émulation fonctionne sur … Un Arduino due. On en est là ! Une simple carte à quarante boulons est capable d’émuler une machine qui coûtait un bras au début des années quatre-vingt !

Custom serial card (front)

Le Due attend sagement dans sa boîte que je prenne le temps de m’en occuper. Je l’ai déjà dit, j’adore les cartes Arduino. La Uno avec son atméga a ma préférence, de même que les ATtiny85 pour leur simplicité et leur ouverture. Comme avec les ordinateurs des années 70 et 80, on a un accès plein et entier aux fonctionnalités du micro contrôleur, la différence étant la nécessité d’utiliser un ordinateur récent pour le programmer.
Grâce à l’ATtiny ou à son grand frère l’ATmega, il ne doit pas être bien difficile de créer une pico-machine simple, extensible, et programmable simplement, une espèce de huit bits au goût du jour. Les ressources sur Internet ne manquent pas.

L’ATtiny est limité en mémoire et en « pins » d’I/O, mais ça oblige à garder des buts simples et maitrisables. Je cherche à apprendre, et non à recréer un « Coco », un IIGS ou un Speccy, alors je vais procéder par étapes, un module après l’autre. Outre une carte « CPU » des plus simples, puisque basée sur un micro-contrôleur, un fond de panier, une alimentation, un peu de « glue » et quelques entrées/sorties devraient suffire pour commencer.

D’un autre côté, l’ATtiny sait « parler » I2C, tant en maitre qu’en esclave, ce qui ouvre pas mal d’opportunités, à commencer par une horloge RTC et une petite mémoire Flash de 32ko, ainsi qu’un petit écran oled, tous trois sortis de ma boîte à rabiots.

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Linux, réseau, ssh

juin 20, 2017 Laisser un commentaire

Mes trois machines sont maintenant en réseau, et chacune sait être accédée depuis les autres. Idem depuis mon PC de travail.

Se connecter sur l’une ou l’autre demande d’y connaître un compte et de pouvoir en fournir le mot de passe via une interface chaise-clavier. Outre ajouter une couche de sécurité relative, ssh permet, sous certaines conditions, de se passer de mot de passe en utilisant le principe des clefs publiques et privées.

Pour le moment, l’aspect sécurité est secondaire en ce qui concerne mon cluster, mais je changerai certainement d’avis plus tard. Un pas à la fois.

Les manipulations sont faites depuis mon PC, et les paquets ssh-server et client sont déjà installés sur les nœuds du cluster ainsi que sur le PC

Création et copie des clefs

Rien de bien compliqué, il suffit de suivre l’un des nombreux tutoriaux disponibles sur le web, en adaptant les commandes si besoin.

1 – Créer un répertoire de travail et s’y placer

mkdir ~/src/islandscluster-ssh-key
cd ~/src/islandscluster-ssh-key

2 – Créer les clefs

ssh-keygen -f  id_rsa -q -N ""

3 – Créer le fichier des clef autorisées

cp id_rsa.pub authorized_keys

4 – Ajouter la clef publique du PC de travail

cat ~/.ssh/id_rsa.pub >> authorized_keys

5 – Copier les clefs sur le noeud island1 du cluster. Le mot de passe de user1 est demandé

scp -r . user1@island1:~/.ssh

6 – Tester la connexion

$ ssh user1@island1
The programs included with the Debian GNU/Linux system are free software;
the exact distribution terms for each program are described in the
individual files in /usr/share/doc/*/copyright.

Debian GNU/Linux comes with ABSOLUTELY NO WARRANTY, to the extent
permitted by applicable law.
Last login: Sat Mar 11 20:05:11 2017 from 192.168.0.41
user1@island1:~$

Voilà, le premier nœud est accessible sans mot de passe depuis le PC de travail.

Il reste à  réitérer la commande scp pour les deux autres nœuds du cluster, puis à tester les accès mutuels entre eux.

Un peu de sécurité : ssh et root

Il est généralement conseillé de désactiver l’accès à une machine via ssh sous le compte root. Il suffit, sous le compte root, de modifier dans le fichier /etc/ssh/sshd_config le paramètre PermitRootLogin à no :

PermitRootLogin no

puis de redémarrer le serveur sshd sur la machine :

/etc/init.d/sshd restart

Prochaine étape

La prochaine étape consiste à installer Docker sur chacun des nœuds, puis d’activer le mode swarm. Cela mérite bien un billet ad-hoc.

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Univers complexe

juin 13, 2017 1 commentaire

Cutting the Stone (detail)

– ‘lo John !
– ‘lo Sir ! Comment vas-tu bien mieux que si ça allait beaucoup moins bien ?
– Ben en réalité, pareil ! J’ai bon ?
– En fonction du spin de l’électron de troisième couche associé à celui de l’anti gluon au cœur d’une étoile naine à neutrons, 1 partout.
– à neutrons ou à protons ? Parce que ça ne change rien, ne l’oublions pas ! Et donc résultat contradictoirement non faussé !
– Après tout, pourquoi pas, en mesurant la vitesse de rotation de manière péremptoire.
– Péremptoire OU perpendiculaire, évidemment !
– Oui, évidemment  , mais parce que l’angle delta/mu est anti égal sinon ça marche moins bien
– anti-égal métaphysiquement ou sporadiquement ?
– anti égal métaphysiquement et sporadiquement, vu qu’on est dans un univers complexe étendu et que du coup le poids de la couleur devient non négligeable si on pousse l »étude jusqu’aux quarks étranges avec un charme négatif.
– Je comprends mieux ! Si on extrapole, on pourrait donc dire que, dans un sens (comme dans l’autre d’ailleurs), on n’est pas en mesure de dire que ça va ou pas (et réciproquement) puisque que, péremptoirement, l’univers complexe rend intangiblement sporadique la notion même de couleur.
Et vice et versa…

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Linux, réseau local

juin 6, 2017 Laisser un commentaire

More Spaghetti, I Say (95916146)

Mon projet de cluster avance un peu à la fois. Les marchés aux puces étant de saison, j’ai acheté à très bon prix quelques barrettes de mémoire pour gonfler deux des trois PC que je compte utiliser. Le troisième utilisant des barrettes un peu spéciales (ECC ou un truc du genre), c’est un peu plus compliqué.

Pour rappel, mon but premier est de découvrir et utiliser Docker, et notamment Docker Swarm.

Y arriver n’est pas très compliqué, si j’en crois les documentations disponibles.

Commençons par le début : l’installation du système et la connexion en réseau. Les pratiques varient en fonction de l’historique de chacun, mais ce qui suit (à part la photo)  fonctionne chez-moi.

 

Installation du système

Chacun des ordinateurs du futur cluster doit avoir son système d’exploitation. J’ai choisi Debian Stable. Un écran, un clavier, une clef USB d’installation (merci unetbootin) et on commence par le premier PC.

L’installation est relativement rapide, pour peu qu’on ait une connexion internet rapide. Ici, avec 200 kbps en pointe, il vaut mieux être patient.

Je n’ai installé que le système de base, plus quelques paquets bien utiles, comme gvim, ssh-client et ssh-server.

PC suivant… et PC suivant.

Après quelques tests, on peut passer à la suite.

Mise en réseau avec adresses IP fixes

Par défaut, mon routeur attribue aux ordinateurs des adresses en 192.168.0.* . C’est bien pratique en usage classique (bureautique, développement ou jeu), mais beaucoup moins pour des serveur où on aime bien savoir qui (quelle machine) est où (sur quelle adresse IP).

Un serveur DNS ou un bail DHCP très long sont deux solutions, mais je préfère fixer les choses. Mes trois machines auront pour adresses IP 192.168.0.11 à 13. J’ai donc configuré mon routeur pour que la plage d’adresses de 192.168.0.11 à 20 me soit réservée.

Reste à assigner un nom et une adresse IP à chaque machine. D’habitude, mes machines portent le nom d’une ville, mais là j’ai fait au plus court : island1, 2, et 3 .

Reste à modifier les fichier /etc/network/interfaces comme suit :

# This file describes the network interfaces available on your system
# and how to activate them. For more information, see interfaces(5).

source /etc/network/interfaces.d/*

# The loopback network interface
auto lo
iface lo inet loopback

# The primary network interface
auto eth0
iface eth0 inet static
address 192.168.10.11
netmask 255.255.255.0
gateway 192.168.1.1

La ligne « address » doit être modifiée sur chaque machine : 192.168.0.11 sur la machine island1, 192.168.0.12 sur island 2 et ainsi de suite.

Chacune des machine du futur cluster devant connaître les autres, le ficheir /etc/hosts doit contenir les lignes suivantes :

192.168.0.11 island1
192.168.0.12 island2
192.168.0.13 island3

Un petit reboot ou /etc/init.D/networking restart plus loin, la partie réseau proprement dite est terminée.

On peut tester que chaque machine sait parler aux autres, par exemple avec la commande ping suivie de l’adresse IP ou du nom d’une des autres machines.

Un peu de sécurité électrique

Mes trois machines sont alimentées via une multiprise qui ne servira qu’à ça. Même si leur consommation électrique est raisonnable, il est hors de question d’y brancher un fer à repasser ou un four à micro-ondes ou même une lampe de bureau. L’idéal serait une multiprise dotée d’un disjoncteur intégré. On n’est jamais trop prudent.

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Mon premier shield Arduino

mai 30, 2017 Laisser un commentaire

J’ai acheté ma premiere carte Arduino il y a … longtemps maintenant. Je l’utilise surtout pour des petits montages rapides et recyclables : voltmètre ou ohm-mètre basse résolution, bruiteurs, lucioles. L’AT-Mega est un peu surdimensionné alors qu’un « simple » ATtiny85 suffirait bien souvent, avec ses 8 petites pattes, à comparer aux 28 de son grand frère.

Vient alors le premier soucis : une carte arduino Uno permet de programmer son propre microcontrôleur, et d’y faire tourner une application. Un ATtiny85 sans moyen de le programmer, c’est un micro-presse-papier ou encore une agrafe high-tech.

Évidemment, les solutions existent :

  • boîtier de programmation du commerce
  • arduino comme programmateur à l’aide d’une plaque d’essais
  • arduino et shield de programmation pour ATtiny

La troisième solution a ma préférence, et des sites comme Make, Dangerous Prototypes, Hack-a-day, ou encore instructables donnent toutes les informations nécessaires.

Just do it !

Ok, juste faisons-le ! Y’a qu’à. En théorie, du moins.

En réalité, ça n’est pas allé sans mal.

Prototype #1 : le premier prototype fonctionnait quand il voulait, et l’ATtiny était reconnu… une fois sur trois ou quatre. Plutôt que de galérer plus longtemps, je suis passé au second prototype.

Prototype #2 : quelques corrections d’erreurs plus tard, ça ne fonctionnait toujours pas. J’ai ajouté les leds d’affichage après coup. Visuellement, la vérue est dégueu, mais au moins je suis certain que le shield est reconnu par l’arduino au vu de l’activité des leds . J’ai appris une bonne leçon à cette occasion :

Leçon #1 : un microcontrôleur DIL (ici un ATtiny85 avec ses 2 fois 4 pattes) s’installe sur un connecteur DIL. Un connecteur à base de barrette femelle sécable n’est pas prévu pour ça ! Obtenir un contact fiable dans ces conditions tient presque du miracle.

Après avoir adapté ledit connecteur DIL, ça se passe beaucoup mieux, même si l’ensemble ressemble très fortement à un bricolage fait sur un coin de table (c’est le cas).

Prototype #3 :  j’ai tout de suite intégré les trois leds d’état, une zone de tests, et deux boutons reset – un pour l’arduino vu que le sien était hors d’atteinte, l’autre pour l’ATtiny.

Leçon #2 : au plus simple, au mieux. Le fameux KISS. Euh, le fameux principe KISS, disais-je. Un shield, une fonction. Les deux boutons reset sont de trop, la barrette de tests itou.

Leçon #3 : utiliser des repères physiques pour connecter le shield sur l’arduino. J’ai voulu économiser un pin et une soudure, et ça m’a mis dedans : une masse connectée sur une alim, le reset du shield sur le 3.3V de l’arduino… bref, seules les leds fonctionnaient, et décaler les pins se faisait plus vite que de compter jusque trois. Pas de fumée, pas d’odeur de plastique fondu, je suis passé assez près.

Prototype #4 : Ce n’est pas que ça coûte cher, mais ça commence à y ressembler. On ressort le calepin et on recommence de zéro.

Le cahier des charges est simple :

  • tenir sur une carte de type stripboard (ou veroboard, suivant les fournisseurs) de  20 points de large (la largeur de la carte arduino) par 20 points de long, pour laisser un accès au bouton reset de l’arduino
  • utiliser un minimum de composants, et réduire le nombre de ponts/straps
  • la connexion à l’ATtiny, ou à la carte qui l’utilise, passe par une barrette sécable de 8 points. Je sais, c’est contraire à ce que j’ai écrit plus haut. J’y reviens bientôt.
  • permettre une utilisation en 5V comme en 3.3V
  • afficher le bon fonctionnement du bidule, via trois leds
  • simplifier la connectique
  • utiliser des repères physiques pour éliminer les erreur de connexion
  • connexion standard : Arduino 13, 12, 11 sur ATtiny 7, 6, 5 ; arduino 10 sur ATtiny 1 ; masse arduino sur masse ATtiny 4; Arduino 5V (ou 3.3V) sur ATtiny 8, arduino 9, 8, 7 chacun vers sa led précédée de sa résistance 330 Ohm, les leds dirigées vers la masse de l’arduino. Ah, oui, ne pas oublier le condo polarisé entre la masse et le reset de l’arduino. Je crois que c’est tout.

Le résultat final est presque conforme. En tout cas, c’est presque propre. Ne manque que l’étiquette sur la barrette centrale ainsi que celle sur le sélecteur de tension.

Côté soudures

shield_verso

Les ruptures de pistes ont été exécutées en tournant doucement un forêt pour métaux de diamètre 2.5mm. Pas besoin d’y aller comme un brutos, la couche métallique est très fine. Les soudures ont été faite au fil de diamètre 0.5mm. Je remercie au passage mon ophtalmo et mon opticien.

Côté composants

attiny_shield

Un strap (pont) aurait pu être évité, mais c’est très bien comme ça. Vu leur diamètre, les leds verte et rouge sont légèrement inclinées.

Repères physiques

Les pins analogiques de l’arduino (à droite) ne sont pas utilisés. Côté alimentation, l’alignement se fait sur le pin de droite (non utilisé et non routé sur le shield).

shield_reperes.jpg

Côté signaux, le pin 7 (à gauche) doit être plié d’une demi-piste pour respecter l’alignement côté arduino. Les pins 8 à 13 peuvent rester d’équerre.

shield_reperes_2.jpg

Petit bonus

Les prototypes 2, 3 et 4. Attention,  on peut rire, mais on ne se moque pas !

shield_prototypes.jpg

De haut en bas et de droite à gauche :

  • Prototype #2 avec son adaptateur DIL. Moche mais fonctionnel. Le tube plastique blanc empêche de déformer les leds ajoutées après coup lors des manipulations.
  • Prototype #3. Complètement buggé. Le mieux qu’on puisse en tirer est un feu tricolore et un bouton reset !
  • Prototype #4. Simple et presque clair. On touche bientôt au Zen.
  • Un proto d’adaptateur, maintenant sans utilité.
  • Un porte-clefs FOSDEM. C’est une monocarte à base d’ATtiny85. Peu pratique mais sympa.

Connecter un attiny sur le shield

La barrete du shield ne sert qu’à connecter la carte qui utilise l’ATtiny. Ce dernier est soit directement soudé, soit fixé sur un connecteur DIL.

Attention, pour simplifier le « routage », l’ordre des pins est inversé sur le connecteur du shield : le #1 est à droite, et le 8 à gauche.

Et maintenant ?

J’ai une petite poignée d’ATtiny85 d’avance, de quoi me fabriquer quelques amusements. Le prochain comprendra :

  • une alimentation par jack et USB
  • un affichage sur I2C
  • une horloge RTC sur I2C
  • quelques entrées sorties encore à décider (buzzer, microphone, boutons, …)

 

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Pas de billet cette semaine…


J’essaie de produire un billet chaque semaine, en général publié le mardi matin à sept heures pétantes pile. Enfin, ça c’est quand je parviens à rester plus ou moins régulier et pas trop sur-occupé. J’avoue que je triche un peu, avec parfois un ou deux billets d’avance et préprogrammés dans WordPress.

Cette semaine, rien. Aucun brouillon presque prêt. Aucun brouillon tout court. Pas trop l’envie non plus.

Paperball 2

Il faut dire que…

Sâle époque ! Pas personnellement, vu que tout suit son cours, avec son lot de surprises bonnes ou moins bonnes. Ce sont les événements récents en France et ailleurs qui me pèsent, et la remontée même relative des températures – désolé, j’adore le froid, malgré les factures de chauffage – n’aident pas à supporter l’air du temps.

L’air du temps, ce sont les élections et leurs lots de déceptions, l’écœurement au vu du comportement de ceux qui prétendent nous gouverner, et dont on attendrait un minimum de probité et de responsabilité. L’entêtement des uns et des autres , les soi-disant démocrates qui se rallient à la lie politicarde. Les invectives entre les pro-vote-blanc, les pro-abstention, les pro-barrage-aux-bas-du front…

Sâle époque ! Préparez-vous, car ces cinq prochaines années, voire plus, on va en ch13r des ronds de chapeaux, des horloges comtoises et des coucous suisses !

Dans cinquante ans, ce début de siècle apparaîtra dans les livres d’histoire comme une période bizarre, entre un grand n’importe-quoi, une régression généralisée et, je l’espère, finalement une prise de conscience et une reprise en main du pays – et de l’Europe – par les citoyens.

En attendant, ne nous laissons pas abattre. Les temps sont difficiles, mais tant qu’il y a de la vie… Hors de question de capituler, alors continuons nos petites vies et nos petits projets non pas comme si de rien n’était, mais plutôt comme un magistral doigt d’honneur à tout ce m3rdier et à ceux qui l’ont créé.

Par chez-moi donc, en cours dans le désordre :

  • Mon potager en bacs. J’ai pris un peu de retard, mais je me rattraperai le coup ce week-end. Ma serre peine à pallier à la fraîcheur de ce début mai.
  • Un atelier « à géométrie variable ». La première étape sera la modification d’un vieux meuble en aggloméré, dont je vais augmenter la profondeur à 70 cm, et que je vais monter sur roulettes. Un rangement vertical me permettra d’y optimiser la place disponible, façon pegboards
  • Un bureau. Je rédige ce billet sur un clavier posé au bord d’un meuble de cuisine. J’ai besoin d’un vrai bureau, pour être à l’aise lors de mes devs persos, de mes corrections, des divers événements nanotesques, ou tout simplement pour faire les comptes. Le design est en cours, et ça prend forme, peu à peu.
  • Un mini cluster. Eh oui, c’est du geek pur jus. J’en ai déjà parlé ici, et j’y reviendrai plus tard. Étape par étape, je progresse. C’est technique, loin d’être insurmontable, et ça va évoluer dans le temps.
  • Plusieurs petits projets à base d’attiny85, atmega et apparentés. Maintenant que j’y vois clair, je peux ressortir le fer à souder sans risquer de me greffer bien malgré moi résistances, condos et autres diodes. Le trans-human-punk, très peu pour moi !
  • Travailler la basse. Je suis toujours un neuneu en solfège, mais l’important, c’est le groove de prendre plaisir à jouer. Et non, pas de « slap-da-bass », je joue aux doigts avec parfois quelques petites choses au médiator.
  • L’aéromodélisme. J’ai un peu mis cette occupation de côté trop longtemps. Je suis en manque de poussière de balsa, en manque de vol, et j’ai les pouces qui démangent.
  • Une bonne remise en forme, à vélo, hors routes. Je galère, et c’était prévu, mais je devrais avoir le niveau et la forme à temps pour les congés d’été. En passant, si quelqu’un connaît un magasin autour de Lille qui propose des casques en taille 64… Mouip, j’avais déjà le même problème au « Club Militaire-Armée ».
  • Ecouter de la bonne musique. Je suis assez hétéroclite de ce côté-là, et il y a de quoi se faire de très longues playlists. Ce soir, c’est PJ Harvey, Portishead , The Cure. Suivront peut-être Emilie Simon et Jethro Tull

Voilà, de « Sâle époque ! » à un morceau de liste d’occupations, je crois que ça s’appelle positiver.

« Pas de Billet cette Semaine…  » Comment dire…

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Stop Publicité !

avril 25, 2017 1 commentaire

J’avance assez bien sur mon projet de mini cluster basé sur Docker, que je documente au fur et à mesure. Ce n’est pas encore assez rédigé pour publier ici, mais j’y travaillerai après le Camp NaNoWriMo d’Avril. Comme je veux approfondir le sujet au de là de « c’est bien, ça marche, sujet suivant », j’ai quelques questions en suspens, comme :

  • Quelle solution de supervision et d’alerting en cas de problème ?
  • Quid des traitements batch ? Quel orchestrateur pour ce type d’environnement?

Bref, c’est Camp NaNoWriMo, j’ai repris le sport, j’ai un travail à plein temps, je n’ai pas trop le temps en ce moment. Par contre, je suis prêt à prendre du temps pour régler un problème récurrent : la publicité papier.

Il est arrivé plusieurs fois que mon courrier ne puisse pas être livré à cause du bourrage de ma boîte aux lettres par des prospectus en tous genres. Je n’ai pas demandé à recevoir cette publicité, et elle finit invariablement à la poubelle. En volume, ça représente les trois quarts de mes déchets papier/carton. Le jour où on nous taxera les poubelles au poids au kilo…

J’ai collé il y a longtemps une étiquette ‘Stop Pub », mais avec la pluie, le soleil – si-si, il y en a dans le Nord-Pas de Calais <div mode= »geste de main droite façon jedi »>les Hauts de France n’existent pas</ > – ce n’était plus visible. En attendant mieux, direction glou-glou ou un équivalent, pour rechercher un logo lisible et impression sur papier A4 pour en avoir quelques-uns en réserve. On ressort ensuite le mat, histoire ne pas ravager la table basse à peine désemblavée, un scalpel, du scotch transparent – en principe, c’est mieux – de l’adhésif double-face, un peu d’huile de coude et c’est parti.

La mise en place est assez aisée

  1. Fixer le double-face, film protecteur contre le mat à l’aide de deux (hum) petites bandes de scotch.
  2. Y coller les étiquettes
  3. Recouvrir d’une épaisseur de scotch transparent.

Reste à découper au scalpel en se guidant au pifomètre analogique binoculaire , ou à défaut à l’aide d’une règle métallique.

Le résultat

En haut à gauche trois étiquettes prêtes à l’emploi et quelques réserves au cas où…

Il suffit de nettoyer et dégraisser la surface de la boîte aux lettres, de retirer le film protecteur du double-face, et de coller en place à peu près d’équerre.

On verra bien si  les distributeurs de publicité jouent le jeu.

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