Éclairage à leds : Réalisation

novembre 6, 2018 Laisser un commentaire

Mon contrôleur de leds RGB en est resté à… l’état de prototype. Un prototype fonctionnel et presque autonome avec son alimentation euh… intégrée. Il fait appel à des composants pour ainsi dire standard :

  • Bloc d’alimentation secteur, 12V en sortie, et assez d’ampères.
  • Convertisseur 12 volts vers 5 et 3.3 volts
  • Un clône d’Arduino Mini (5V, 16 MHz)
  • Un circuit UNL pour contrôler de petits moteurs ou des leds en PWM

ctrl_rgb_led_prptotype.jpg

Le circuit final est réalisé sur une plaquette type stripboard, et comprend plusieurs parties.

De gauche à droite :

  • Connecteur pour le convertisseur 12V vers 5V (je n’utilise pas le 3.3V sur ce projet)
  • Connecteur pour l’Arduino Mini
  • Connecteur pour le circuit UNL
  • Trois connecteurs pour trois bandes de leds …

En haut, un « rail » d’alimentation en 12 volts pour les bandes de leds.

En bas, une ligne de masse (0V) et une ligne d’alimentation en 5V

Chaque zone est reliée soit par les bandes conductrices du stripboard, soit par des fils en point à point.

Les connecteurs

Il s’agit essentiellement de barettes HE10 femelles. Le circuit UNL a, lui, droit à un connecteur du commerce, et trois barettes HE10 mâle serviront à connecteur des bandes de LEDs RGB. L’interrupteur (en bleu) n’a finalement pas été soudé sur la plaquette.

ctrl_rgb_led_connecteurs.jpg

Les fils de jonction

La majeure partie des bandes conductrices du stripboard ont été « coupées » pour isoler les différentes zones, et surtout isoler pour l’Arduino et l’UNL les pins droites et gauches.

Par convenance, les alimentations – 12 et 5V – sont câblées en rouge, et les masses en noir. Les signaux entre l’arduino et l’UNL et entre l’Arduino et le récepteur infra-rouge utilisent d’autres couleurs.

Esthétiquement, j’ai déjà fait mieux, mais les connections sont correctes… à part un défaut que je ne verrai que plus tard.

ctrl_rgb_led_fils.jpg

Le résultat

Les différents circuits sont fixés sur leurs connecteurs :

  • L’alimentation à gauche. Son fil 12 volts, en rouge, est connecté sur le rail 12 volts en haut de la carte.
  • L’Arduino mini au centre à gauche.
  • L’UNL au centre à droite
  • Le récepteur infra-rouge sous l’UNL
  • La bande de leds sur le premier connecteur en haut à droite.

Un pont à peine visible entre les pins 2 et 15 de l’UNL m’a donné une suée. Même en forçant les niveaux à 0, le bleu des RGB restait allumé. Après avoir identifié le pont avec un testeur de continuité, j’ai dû utiliser une loupe pour l’avoir en visuel. Un coup de mèche plus tard, tout rentrait dans l’ordre

ctrl_rgb_led_résultat.jpg

Les prochaines étapes

Plusieurs choses sont à voir, ou à revoir sur ce circuit.

  • Esthétiquement, on peut faire mieux, mais cette carte doit prendre place dans un boîtier. On ne verra à terme que l’interrupteur et la LED de l’alimentation, celles de l’Arduino, le récepteur infra-rouge et les trois connecteurs pour les bandes de LEDs.
  • Une fois l’alimentation branchée, le rail 12 volts est alimenté. Apparemment, c’est sans conséquence, mais par acquis de conscience, je vais lui ajouter un interrupteur.
  • Sur le dernier connecteur, seules deux couleurs pourront être utilisées, car la pin 9 du circuit UNL sert pour l’anti-retour nécessaire si on contrôle des moteurs à courant continu. Plutôt que d’utiliser une bande RGB sur ce connecteur, je pourrais me contenter de deux bandes de leds blanches. A étudier…
  • La programmation actuelle ne prévoit que l’utilisation d’une seule bande RGB. L’évolution du code est prévue, mais reste à valider.
  • Le contrôleur à l’origine de ce projet était sensé produire des animations, comme des effets de « pulse », des flashes, etc. Les sous programmes correspondants sont en place, mais sont vides pour le moment et restent à coder.
  • En cas de panne de la télécommande – pile épuisée ou autre – le contrôleur devient inutilisable. Une interface physique (boutons, variateurs, etc) pourrait prendre le relai, mais cela fera l’objet d’un autre projet.

En attendant la suite…

Novembre, c’est Nanovembre, et le NaNoWriMo prend tout mon temps libre. Ca laisse un bon mois pour laisser percoler de nouvelles idées pour améliorer ce qui peut l’être.

Creative Commons License

Publicités
Catégories :arduino Étiquettes :

Les « Pourquoi? »

octobre 30, 2018 Laisser un commentaire

Je ne parlerai pas ici du fameux « Pourquoi? » que nous servent les petits enfants. « Pourquoi le ciel est-il bleu ? ». « Pourquoi la lune elle nous suit-elle ? ». « Pourquoi on arrose le feu ? ». Un pourquoi plus profond, moins immédiat que ceux-là.

Chacun vit sa vie comme il l’entend. Plutôt, chacun vit sa vie comme on lui a fait comprendre qu’il fallait le faire. Le libre arbitre est une réalité, bien sûr, pour ce qui est du détail, mais dans l’ensemble la voie de chacun est assez balisée dans les grandes lignes : étudier, trouver un travail, se mettre en couple, de préférence avoir des enfants, acheter une maison, etc.

Ce n’est pas négatif, loin s’en faut, et tout se tient à peu près, mais dès que l’on s’éloigne un tout petit peu de la grande ligne du communément admis, un grand « Pourquoi ? » finit par arriver, un peu comme un cheveu sur la soupe ou une coquille dans l’omelette.

« Pourquoi tu t’embêtes à bricoler ce truc ? Achètes-en un, ça ira plus vite », « Pourquoi tu écris des histoires ? Il y en a plein de toutes prêtes dans les librairies », « Pourquoi tu vis seul ? Trouve-toi une petite copine! », « Pourquoi tu n’achètes pas une maison, au lieu d’en louer une ? » . Bref, dès qu’on ne fait pas « comme tout le monde », ou comme « tout le monde »  pense qu’il faut faire, cette fameuse question revient sur le devant du tableau.

Même si c’est parfois un peu « lourd », la question n’est pas si idiote ni anodine que ça. Chaque décision, chaque habitude, chaque activité a son pourquoi. Ses pourquoi. On pourrait éluder cette question sans plus s’y attarder, mais tenter d’y répondre peut nous ouvrir quelques portes. Un « pourquoi ? » ce sont aussi des « pourquoi pas ? », des « et si je faisais autrement ? », des « comment ? » Chaque réponse même partielle, et chaque nouvelle question peut en faire naître  d’autres. Pourquoi, comment, et si, … ?

Ça paraît sans fin, et ça le devient, mais des boucles, des convergences peuvent se former, et toute cette farandole de questions et réponses peut nous donner un moyen de mieux voir comment nous fonctionnons, pourquoi tout ne va pas comme l’on voudrait, ou comme on pense qu’on le voudrait. Certaines réponses d’apparence anodine pourraient s’avérer de bonnes directions pour améliorer que qui peut l’être. Une petite chose en entraînant une autre, par effet « boule de neige » tout ce processus peut devenir un formidable outil pour améliorer notre vie et la mener là où nous le souhaitons réellement, dans la mesure du raisonnable. Le tout est de définir ce qui est raisonnable. Et là, on touche à de nouvelles questions. Qu’est-ce qu’il est raisonnable d’attendre ou d’espérer, et pourquoi, comment, … ?

Creative Commons License

Catégories :zen Étiquettes :

Semaine bizarre

octobre 23, 2018 1 commentaire

Mince ! J’ai oublié de publier un article la semaine dernière. Je dors debout ou quoi ?

Il faut dire que la période est un peu bizarre, et surtout très chargée. Enfin, c’est moi qui suis chargé avec ce que je me coltine suite aux dernières inventions de ces  @<censuré>#!es  de Parques…

La petite tendinite à l’épaule est devenue une grosse tendinite du lien huméro-machin-truc. C’est aussi supportable qu’une rage de dents un soir de réveillon ou une otite en plein concert de métal. Du coup, plus de vélo, plus de travail du bois – et moi qui pensais terminer la version de base de mon bureau avant Nanovembre ! Ajouter par dessus un sommeil « façon puzzle », et aussi la quasi impossibilité de conduire au vu de la douleur et des anti-douleurs, ce qui m’étonnera toujours vu que plus ou moins « scientifiquement », ces deux derniers devraient s’annihiler façon m = E / c^2 . Reste à passer par la case radio – un mois de délai, on a le temps de douiller  – avant de recevoir une infiltration salvatrice ou deux. Et repos… Oui, c’est si évident , le repos !

Après une semaine à ce tarif, j’ai parfois des « yeux de hamster », mais je n’ai plus l’impression d’être caramélisé sur un zinc, et les anti-inflammatoires commencent un peu à faire leurs effets. Si ça tombe, ce sera guéri avant le rendez-vous pour la radio. Allez savoir… Une autre façon de faire faire des économies à la sécu.

Bref, ce fut une semaine bizarre (retour sur le début de l’article), où j’ai dormi souvent et beaucoup, et inversement. Parfois debout, d’un sommeil quantique. La grosse différence avec le « dormir debout » des périodes d’insomnies, ce sont les rêves. Ici, il n’y en a pas. Ça ne va pas arranger mes affaires pour le prochain nano… Plus que jamais, ça risque d’être en mode « Panster » intégral. On verra bien.

Creative Commons License

Catégories :brèves Étiquettes :

Tu es informaticien ? Mon PC ne va pas bien, tu ne pourrais pas… ?

octobre 9, 2018 2 commentaires

Petit extrait d’un échange avec un « ami » dont je n’ai eu aucune nouvelle depuis des années jusqu’à la semaine dernière.

« Oh mais au fait, tu travailles dans toujours l’informatique ?

– Tu sais, les informaticiens, c’est comme les avocats, il y en a de toutes sortes…

– Mon PC est hyper lent, tu ne pourrais pas y jeter un œil ? »

Et là, on sent arriver la galère. Les galères :

  • système pas à jour depuis des mois, car ça prend trop de temps
  • multiples barres d’outils et de recherche dans les navigateurs internet
  • plusieurs antivirus installés
  • pare-feu désactivé
  • pas de sauvegarde des photos, vidéos, et autres documents

Pour la famille et les amis proches, je vais faire un effort pour tenter de remplacer le matériel défectueux – j’ai parfois quelques pièces d’avance – nettoyer le système (logiciel et matériel), etc.

Pour les autres, un petit questionnaire préalable montre l’étendue des dégâts potentiels bien plus que probables :

  • les disques de restauration ont servi à autre-chose, ou aucun disque/aucune clef de restauration n’a été créée
  • aucune sauvegarde des données importantes (photos, vidéos, documents) n’a été faite depuis Hérode
  • l’ordinateur lui-même est un nid de moutons, genre « agnus vulgus detritus », qu’on trouve parfois sous les armoires
  • le système installé n’est pas « officiel » – comprendre une copie d’origine douteuse
  • certains câbles internes ont été réparés avec des dominos d’électricien, quand ce n’est pas de grossier tortillons enrobés de chatterton (ne riez pas, j’ai des photos), et des connexions sont faites en forçant littéralement du fil de hut parleur dans les prises molly…

Dans ces conditions, rien que brancher et démarrer le bousin est un risque sanitaire, électrique et potentiellement légal. Le nettoyer prendra vraisemblablement des plombes. Retrouver, sauvegarder et restaurer les données ajoutera plusieurs heures de travail supplémentaire.

Alors je refuse.

Je refuse tout d’abord parce que tout travail mérite salaire. Je n’aurais en principe rien contre l’idée de « mettre du beurre dans les épinards ». Une ou deux machines par semaine, à raison de deux billets de vingt chaque, ça peut donner envie, mais sans statut légal d’entrepreneur, c’est prendre un risque certain. Je me prends déjà un PV pour un feu rouge que je n’ai pas grillé, j’ai tendance à me trouver au mauvais moment au mauvais endroit, alors si le me lance dans le travail non déclaré, je vous laisse imaginer.

Je refuse tout simplement parce que j’ai déjà un travail qui me prend toute la semaine, et que mon temps libre est déjà fort occupé.

Je refuse aussi à cause de la question qui ne tarde pas à venir. « Tu n’aurais pas u la dernière version de tel ou tel logiciel ? « . Et oui, je bosse dans l’info, alors j’ai des prix, c’est évident. Allez demander à un gendarme s’il a des ristournes sur les PV, ou à un toubib si le pharmacien lui fait des prix sur les médicaments. Non, je n’ai pas de tarifs préférentiels sur les logiciels ou le matériel.

Stoppons là. Avant de demander à un « pote » qui s’y connaît de réparer votre PC, posez-vous les questions suivantes :

  • Le système et les logiciels installés sont-ils d’origine, ie. avec une licence officielle (souvent payante, cherchez le lien entre les deux) ?
  • L’ordinateur lui-même est-il entretenu, nettoyé, dépoussiéré ?
  • Êtes-vous prêt à payer le service comme il se doit , soit au moins quarante ou cinquante euros hors taxes pour un service de base ?
  • Avez-vous une sauvegarde intégrale de vos données importantes sur un ou plusieurs disques durs et/ou DVDs ?

Sans un oui à toutes ces questions, prendre en charge un tel chantier est une perte de temps et d’argent. En général, c’est le prix qui fait tiquer, mais si les données sont importantes, il n’y a pas à hésiter, et tout-travail-mérite-salaire.

Encore une fois, pour la famille et les amis proches, je fais ce qu’il faut, sauf évidemment pirater des logiciels , mais pour tous les autres, je refuse net, et ce n’est pas la peine d’insister. Point Barre !

Creative Commons License

Catégories :billets d'humeur, Uncategorized Étiquettes :

Octobre…

octobre 2, 2018 Laisser un commentaire

Déjà Octobre ! D’accord, ce n’est pas vraiment une surprise, mais que le temps passe ! Je dois vérifier, mais il me semble que l’an dernier (et les années précédentes), à la même époque, je me faisais la même réflexion.

Octobre, Novembre, … Nanovembre ! C’est mon petit marronnier personnel. Non pas que je n’ai rien d’autre à dire ni à écrire, mais le sujet est plutôt facile. Encore que, en en parlant, cela devient une sorte d’engagement. Peu importe, puisque le NaNoWriMo et le Camp NaNoWriMo d’Avril sont deux rendez-vous que je ne manquerais pour (presque) rien au monde.

De nouveaux personnages, de nouvelles situations, de nouvelles prémisses, le tout se multipliant pour donner des intrigues, des fils de vies à ouvrir, dérouler, entrecroiser pour en principe tous les démêler et les refermer, en n’oubliant pas, au besoin, d’en couper certains.

Oui, il m’arrive chaque année d’occire mes persos quand c’est nécessaire pour débloquer le récit, ou plus trivialement pour pousser certains de mes protagonistes à se bouger le popotin quand leur situation devient un peu trop confortable. Ce sont les personnages qui font l’histoire, mais c’est tout autant l’histoire qui fait les personnages. Et puis, nos persos ne meurent jamais réellement. Outre qu’ils n’ont d’existence que sur le papier, leur vie n’est jamais entièrement écrite, et ils reviennent parfois au hasard d’une tranche de vie en Avril, ou sur un accès d’inspiration à un autre moment de l’année. Leur « souvenir » ressurgit parfois par l’intermédiaire d’un protagoniste d’une autre nouvelle, d’un lieu, d’un souvenir réel d’un autre personnage fictif. L’Îlot (Jules) Toussain, le navire de ligne « Le Diane » (Kruger), le « Port (H.) Gruber », Lucile (Bordier) Akashi. D’un récit à l’autre, ce sont ces vies passées qui influent parfois les vivants.

Un soucis avec mes persos est leur état civil. J’ai beau piocher noms et prénoms au hasard de mes listes, il en est quelques-uns, et non des moindres, qui se trouvent avoir des homonymes dans des romans ou films connus. Les discussions sur le chan y sont parfois pour quelque-chose. Désolé pour vous, Capitaine Kruger, vous avez une étrange ressemblance avec cette actrice à l’accent germanique aussi discret que charmant. Le Capitaine Kruger conservera son nom. Dans le cas de Hans Gruber, j’hésite. Le perso de « Die Hard » fait bien trop partie des méchants, et même si Feu Alan Rickman a su lui donner une vraie personnalité, mon perso est tout de même plus humaniste, et a pris un tour bien plus positif.

J’ai encore bien des choses à laisser décanter avant d’aborder réellement une partie de mes chantiers de réécriture : les noms d’une partie de mes persos, la fusion ou non de certains récits, le choix du temps du récit (je reste collé au présent), des « plot holes » à combler, …

Bref, bientôt Novembre, mais d’abord Octobre, où je vais tenter de me reposer autant que possible, pour éviter de commencer ce NaNoWriMo 2018 en étant dans le même état de délabrement que pendant l’édition 2017, où j’étais assez mal foutu pour me demander si je n’allais pas casser ma tocante.

Pour le reste, ce devrait être un Nanovembre intéressant avec, pourquoi pas, un univers tout neuf, du moins suffisamment isolé des précédents.

Bien entendu, mode Panster, assurément !

Creative Commons License

Catégories :nanowrimo, Uncategorized Étiquettes :

Nouveau projet.

septembre 25, 2018 Laisser un commentaire

Je sais, je m’étais plus ou moins engagé à ne pas lancer de nouveau chantier tant que la liste des « en cours » ne serait pas revenue à une taille raisonnable, mais là, il s’agit de tout autre-chose.

Septembre est presque terminé. C’était la période post-congés pour certains, période de rentrée pour les plus jeunes et, pourquoi pas, une période presque idéale pour faire un bilan. Je n’aime pas les bilans, car ils laissent au mieux une impression de fin d’étape, parfois celle d’inachevé.

En ce Septembre, j’ai levé le pied sur la tenue de ce blog, ainsi que sur mes autres projets et réalisations. Je sais que maintenant, il est temps de s’y remettre, ou plutôt, temps de passer la deuxième, car rien ne s’arrête réellement jamais. La création, l’imagination sont toujours en cours, rien ne les arrête, sauf éventuellement un sommeil sans rêve.

Les premières réalisations sur ma liste sont évidemment les « petits » projets, comme mon contrôleur de leds RGB ou le clavier « one pin ». Le reste s’enquillera au fur et à mesure des « à faire » terminés, et les différentes étapes de plus gros projets comme le bureau  s’intercaleront. Des inattendus se sont également invités sur ma liste, déjà longue comme le bras : enduits, peintures, réparations à apporter à mon logement avant que le mauvais temps ne s’installe réellement.

Justement, en parlant logement, mon propriétaire demande à récupérer sa maison. La législation le lui permet, même si le bail a été reconduit tacitement en Juin dernier, avec un délai de prévenance de six mois. Il me laisse plus ou moins un ans ; c’est plus que correct.

Mon plus gros projet pour les douze mois à venir est donc de trouver un nouveau logement. Dommage, j’aimais bien cette maison malgré ses défauts. Il faut dire qu’elle est bien située, hors de vue depuis la rue, et à portée de plusieurs itinéraires de promenade à pieds ou à vélo. Le loyer est également correct, bien loin du racket pratiqué sur le parc de logements privés.

Je crains fort qu’il ne faille mettre beaucoup plus d’argent dans le loyer après ce prochain déménagement. Acheter ? Les simulations que j’ai faites montrent qu’il me manquerait plusieurs centaines d’euros chaque mois pour garder un peu d’eau sous la quille, et je ne souhaite pas n’avoir que des nouilles pour tout repas pendant vingt à vingt-cinq ans.

Ce sera donc une location, une petite maison avec un garage et un petit jardin, non pas articulée autour d’une cuisine de luxe ou d’un salon vaste et confortable, mais plutôt autour d’une vaste zone où mener à bien mes projets présents et à venir. En somme, une espèce d’atelier comprenant une petite partie habitable.

Creative Commons License

Catégories :life Étiquettes :

Carmen à la Plage

septembre 11, 2018 Laisser un commentaire

Pour la première fois depuis des années, mes loupiaux n’ont pas passé leurs congés chez-moi. A dix-sept et vingt-deux ans, ce ne sont plus vraiment des loupiaux même si, comme pour tous les parents …

Bref, j’avais trois semaines à occuper sans que qui que ce soit n’ait besoin de moi. Pas de planning – même léger – imposé par les repas, les courses, les lessives. Là dessus, j’avais vraiment besoin d’une pause, pour me « requinquer », comme on dit chez-nous. Je suis donc parti seul pour une petite semaine de vacances, avec pour seul programme, hormis le trajet aller et retour, farniente, balades à vélo, quelques siestes attrapées ici et là par surprise, et pas mal de temps à ne rien faire d’autre que de profiter du moment..

Le vélo démonté dans le coffre de la Logan, une valise et un sac à dos sur le siège arrière, quelques en-cas dans une petite glacière, j’ai pris la route pour une petite dizaine d’heures pauses comprises, accompagné par Carmen. Avec son accent improbable, Carmen est la compagne de voyage idéale pour de longs trajets.

Idéale car discrète : les longues portions d’autoroutes se déroulent en silence, et elle ne se manifeste que lorsqu’il faut changer de voie ou de direction. Elle est alors beaucoup plus volubile, obstinée parfois, n’hésite pas à se répéter, parfois alors que j’ai déjà effectué le changement de cap indiqué. Rien ne sert de s’agacer contre elle, c’est sa nature. Elle sait où je veux aller, et tient par dessus tout à ce que j’y parvienne, même si je décide de faire un petit détour touristique. C’est le « presque » de « presque idéale ».

 » Prenez la prochaine sortie.
– Mais Carmen, tu me fais quoi, là, je veux contourner Rouen,
pas passer par le centre-ville..
– Au prochain embranchement, tournez à droite.
– … et depuis le temps qu’on se connaît, tu pourrait me tutoyer,
tu ne crois pas ?)
– Tournez à droite. »

Difficile de lutter contre un GPS.

Creative Commons License

Catégories :zen Étiquettes :
%d blogueurs aiment cette page :