Ma Pi-Box reprend du service

10 septembre 2019 Laisser un commentaire

Mon tout premier Raspberry Pi, un modèle B, m’a longtemps servi de lecteur multimédia, branché sur la télévision. Pour le protéger un peu, je lui ai offert un boîtier, la Pi-Box.

Avec le temps, c’est devenu un peu court, en termes de puissance, et ma nouvelle box internet a pris le relais, merci la fibre. Confier mon réseau personnel à la box d’un opérateur ne me plaît pas plus que ça, mais en attendant d’avoir un vrai routeur contrôlable par mes soins, j’ai confié à cette vénérable Pi-Box la mission de prendre en compte une partie du problème.

Kesako Pi-Box ?

C’est un simple mais confortable boîtier en plastique qui abrite, outre ma Raspberry Pi, une alimentation bien propre et un hub à quatre ports USB. Les prises vidéo, son, et réseau sont reportées sur l’arrière du boîtier, tandis que la carte SD est déportée en façade.

La face arrière, de gauche à droite : l’interrupteur d’alimentation, les sorties vidéo et son au format coax, la prise HDMI, la prise d’alimentation, quatre ports USB et une prise réseau au format RJ-45.

Un voyant d’alimentation en façade complète le tout. L’un des ports USB de la Raspberry Pi est utilisé par le Hub du boîtier ; le second reste libre. Le refroidissement est entièrement passif mais je n’ai jamais constaté de surchauffe.

En « haut » du boîtier, le PCB de la Pi-Box. En centre ma Raspberry Pi modèle 1B. La majeure partie des ports est routée vers le PCB de la Pi-Box, en haut. Le lecteur de carte SD est déporté sur l’avant.

Sans être le grand vide, la place est loin d’être comptée dans ce boîtier, et il devrait être possible d’ajouter au moins un périphériques USB.

Très bien, alors que faire de ce bidule ?

Première mission : un serveur DNS

J’ai découvert il y a quelques mois le projet « Pi-Hole« . Il s’agit d’installer sur un Raspberry Pi un serveur DNS un peu spécifique. Outre remplacer le DNS de mon FAI, il permet de filtrer – entre autres – les publicités.

Les bloqueurs de publicités utilisé par les navigateurs web fonctionnent assez bien, mais certains sites les détectent et refusent d’afficher quoi que ce soit dans ces conditions. Avec Pi-Hole, le problème disparaît, et les publicités sont remplacés par des zone vides. Mieux, en indiquant à la box internet d’utiliser la Pi-Hole comme serveur DNS, ce sont toutes les machines du réseau qui en profitent.

Pi-Hole fournit d’autres services comme le DHCP, mais je ne les ai pour le moment pas encore activés.

Installation de Pi-Hole

Rien de bien compliqué, il suffit de suivre les instructions du site du projet. Celui-ci est en anglais, mais il existe des tutos en français, comme ici par exemple.

Après avoir répondu à quelques questions, l’installation se termine et il suffit de redémarrer le Raspberry pour profiter d’internet (presque) sans publicités, et les site indésirables sont automatiquement filtrés.

Sous le capot, c’est évidemment un peu moins simple, mais la configuration peut être modifiée via un navigateur internet. Petit plus, des statistiques peuvent être activées et consultées, toujours via un navigateur internet.

Première amélioration : allonger la durée de vie de la carte SD

Le système d’exploitation de la Raspberry Pi est stocké sur une carte SD. Pi-Hole tourne sur Linux, qui est assez bavard et alimente moult fichiers de logs. Dans ces conditions, une carte SD ne dure habituellement pas des années.

Une solution serait de supprimer l’écriture des logs, mais on y perdrait en fonctionnalité, par exemple pour analyser un problème système ou une intrusion. La distribution que j’utilise, Raspbian Lite, est assez légère en mémoire. On peut donc en prélever une partie pour y créer un disque virtuel sur lequel les fichiers de log seront stockés. Pour que rien ne se perde lorsque le Raspberry est éteint, les logs seront périodiquement copiés sur la carte SD. Ainsi, celle-ci finira bien par succomber, mais beaucoup plus tard.

Pour la mise en place, il suffit de suivre les tutos disponibles, comme celui-ci ou celui-là. Le second lien a ma préférence.

Seconde amélioration : un bouton d’arrêt et un bouton reset

La Pi-Box comporte un interrupteur d’alimentation, mais l’utiliser sans précaution risque fort de mettre le système de fichier en vrac. La Raspberry ne prévoit rien pour l’éviter. Aussi, il va falloir ruser un peu.

Un script lancé au démarrage du système surveille l’appui sur un switch connecté sur deux broches « GPIO » du Raspberry. Là encore, de multiples tutos sont disponibles. Celui-ci fonctionne très bien. Lorsque ce switch est activé, le script lance la procédure d’arrêt propre de Linux, et lorsque le système est arrêté, on peut couper l’alimentation électrique, ou redémarrer via un bouton reset.

L’ajout d’un bouton reset est plus simple, mais demande de souder deux pins sur la carte du Raspberry Pi, et c’est la mise en contact de ces deux pins via un switch qui provoque le reset. Pas de panique pour la soudure des pins, c’est très facile et il est presque impossible de se louper. Encore un tuto ? Allez, c’est par-là.

J’ai choisi de positionner le bouton reset et le bouton d’arrêt sur la façade avant de la pi box, entre la LED d’alimentation et le port SD. Pour me faciliter les choses, j’ai installé deux boutons sur une plaquette de prototypage, et quatre pins mâles pour les relier aux GPIO et aux pins de reset via des câbles de type Dupont, mais il est également possible de recycler les boutons de façade d’un ordinateur de bureau, ce qui évite en partie d’avoir recours au fer à souder.

Les boutons d’arrêt et de reset sur leur plaquette. Juste derrière, la LED RGB et ses connecteurs.

Troisième amélioration : une LED d’activité

La Raspberry comporte des LEDs d’état, mais celles-ci ne sont plus visibles une fois la Pi-Box refermée. Il faut donc trouver un moyen de savoir si le système d’exploitation est actif ou non.

Par ailleurs, il peut arriver que la Raspberry Pi se bloque, ou qu’un programme utilise toute la bande passante du CPU. Dans ce cas, une fois la Pi-Box refermée, rien n’indique qu’il y a un problème.

Ici encore, j’en suis passé par un tuto. A l’arrivée un script un peu remanié et un petit montage. Le montage consiste à relier aux GPIO de la Raspberry trois LEDs de couleurs différentes, ou une LED RGB. Un script se charge de modifier régulièrement les couleurs allumées ou éteintes.

A l’arrêt du système, le script est automatiquement stoppé et les LEDs apparaissent alors fixes, ce qui indique qu’on peut couper l’alimentation ou appuyer sur le bouton reset.

Petit test in situ.En haut à droite la plaquette supportant les boutons de reset et d’arrêt.
Tout contre le boîtier, la LED RGB allumée plein phare apparaît blanche.

Installation en façade

Une mèche à bois, un peu d’adhésif de masquage et de colle chaude suffisent. Pour le perçage, on peut se contenter de pré-percer à l’aide d’un trombone chauffé au briquet (attention les doigts), puis élargir au diamètre voulu.

L’emplacement de la LED RGB est déjà percé à gauche. L’emplacement des deux boutons est repéré sur le ruban adhésif.
Les perçages ont été nettoyés à l’aide d’un scalpel.
La LED RGB (en avant plan, désolé pour le flou) et les boutons sont en place. Quelques fils de colle chaude restent à nettoyer.
Les fils du bouton d’arrêt et de la LED RGB sont maintenus en place par les connecteur audio et composite du Raspberry Pi.
Les fils du bouton reset passent derrière la nappe du lecteur de carte SD.
La LED RGB est fixée par un blob de colle, en attendant mieux.
La Pi-Box est refermée, prête à l’emploi… même si un petit nettoyage s’impose.
Les nombreuses ouïes d’aération permettent un refroidissement efficace malgré l’absence d’un ventilateur.

Remerciements

Un grand merci aux auteurs des très nombreux tutoriels que j’ai parcourus ou utilisés pour cette réalisation. Il n’y a rien de bien compliqué, mais ça m’a fait gagner un temps précieux.

Prochaines modifications

Telle qu’elle est, ma Pi-Box/Pi-Hole fonctionne très bien, mais j’envisage quelques ajouts et modifications :

  • Ajouter une horloge RTC sauvegardée pour conserver l’heure si aucune connexion internet n’est possible
  • Activer le DHCP de Pi-Hole en remplacement de celui de ma box internet
  • Ajouter un « LCD Proc » (un tuto ici), pour afficher l’état du système, en plus des LEDS d’activité.
  • Améliorer l’intégration des scripts dans systemd. Ça fonctionne tel quel, mais j’ai bidouillé sur la base des tutos utilisés, et une mise au carré s’impose.
  • Remplacer la LED RGB (je me suis trompé de type cathode/anode commune)
  • Éliminer le gros blob de colle et fixer proprement la LED RGB

Publicités
Catégories :Informatique Étiquettes : ,

Brèves #7 – Quelques changements

5 septembre 2019 Laisser un commentaire

Je devais m’y mettre depuis longtemps, mais voilà… Ce n’est pas de la procrastination, mais simplement que la réflexion durait depuis pas mal de temps. J’ai fini par trouver un terrain d’entente avec moi-même, et je me suis attelé à la tâche…

En passant, mes quelques lecteurs n’ont normalement pas été spammés de mails de mise à jour. Dans le cas contraire, je leur demande de me pardonner.

Le système de catégories et de mots clefs peuvent sembler redondants dans un blog, et j’avais tendance à les calquer l’un sur l’autre. D’un autre côté, ce blog est devenu un vrai « dump » d’articles, et en retrouver un en particulier ést devenu assez laborieux. En cause, les catégories, et leur arborescence.

En lisant certains blogs, je me suis demandé comment leurs auteurs pouvaient jongler avec autant de catégories et de mots clefs. « Mille blogs, mille recettes », dit l’adage…

Mes catégories ont été revues. Il y en a moins, et sur un seul niveau. Les mots clefs, par contre, se sont multipliés. Ces deux « dimensions » du blog sont de fait orthogonales : quelques catégories pour parcourir le blog par thèmes, et de multiples mots clefs pour les recherches.

La prochaine modification devrait être celle du thème visuel et de la page d’accueil. Bien sur, le flux RSS reste en place, et je n’ai touché ni aux abonnements, ni aux commentaires.

Catégories :Vie du blog Étiquettes :

Deux pages blanches se sont invitées

3 septembre 2019 Laisser un commentaire

Deux pages blanches dans un calepin
Deux pages blanches se sont invitées dans ma routine…

Deux pages blanches se sont invitées alors que je préparais mon agenda pour le mois. Génération spontanée ? On pourrait en écrire, du texte sur ces deux pages ! Pile entre la page de la dernière semaine d’Août et la page mensuelle de Septembre, ça ressemblerait plutôt à un acte manqué. Remarquez, elles tombent bien ces pages blanches, en plein milieu de mes congés, que j’aimerais, pour une fois, appeler des vacances.

Le bonheur est un souvenir

L’an dernier, mon escapade Bretonne, ou Pays-de-Loire-esque – je m’y perds toujours, en géographie – m’a fait le plus grand bien, mais s’est avérée trop courte, et la rentrée a vite fait de renvoyer ce bien-être temporaire au rang de souvenir agréable. A peine deux mois plus tard, j’étais rincé, vidé.

Le bonheur est un souvenir, non ? Allez, vous avez quatre heures.

Des vacances au sens primaire

Celui où la vie réelle n’est pour la plus grosse part qu’une gène dont on se débarrasse pour quelques temps. Au sens où l’on a temporairement abandonné la barre de la vie habituelle, normale, sérieuse, en laissant le poste de pilotage inoccupé, vacant.

La vie peut nous rattraper très vite, mais il y a dans cet abandon d’une partie de ce qui nous fait, de nos actes habituels, de nos pensées quotidiennes … l’opportunité non pas se saisir d’autre-chose, mais plutôt de lâcher prise. Tout peut alors reprendre sa place juste. L’instant, le lieu, l’être, l’autre, la vacuité peut-être. Trop abstrait ? Peut-être, mais peut-être aussi est-ce la bonne période pour y réfléchir et s’en emparer.

Vacances de soi…

… Et si c’était ça ? J’ai ce luxe que mes enfants sont assez âgés pour ne pas avoir besoin de moi au quotidien. Partant de là, je n’ai plus à remplir mon propre rôle. Je peux cesser d’être moi, celui du quotidien du reste de l’année.

Être autre, du moins, oser, essayer, tenter l’expérience, sortir de sa zone de confort aussi. Découvrir dans quelle direction emmener ce navire qu’on a laissé vacant et pourquoi pas, en changer, pour un autre moins encombrant, plus léger, plus maniable.

Changer de cap plus facilement, plus souvent, se poser discrètement, ni vu ni connu, suivant l’envie ou le besoin. Un petit esquif, réel ou figuré, avec peu de place pour le superflu, mais énormément plus pour l’essentiel. L’émerveillement, l’instant, les rencontres, les amis …

Deux pages blanches se sont invitées dans ma routine

De quoi en écrire, du texte, qu’il ait un sens, ou non …

Deux pages blanches plus très blanches
… Et je me suis laissé prendre.

Catégories :Ecrire Étiquettes :

Comparatif : Zim v/s One Note

27 août 2019 Laisser un commentaire

Je ne suis pas fan des produits made « in Redmond », comme on disait autrefois. Chez-moi, c’est de l’Unix et rien d’autre. Au travail cependant, c’est Windows qui mène la danse, et je n’ai pas le choix.

Pour mes prises de notes, j’ai conservé une copie de Zim , mais tôt ou tard, je risque de devoir m’en passer, et donc de migrer vers One Note. Pour ne pas rester scotché le jour où ça arrivera, j’ai décidé de tester le produit, et de l’utiliser au jour le jour en lieu et place de Zim.

Premier écueil, l’organisation des notes. Ça n’a presque rien à voir, et je ne parle même pas des raccourcis clavier et des menus.

Zim Desktop

Zim est pour ce que j’en sais un logiciel libre et open source. C’est à la fois un outliner, un wiki, un gestionnaire de tâches, un générateur de site web, et j’en oublie certainement.

Les notes sont saisies et affichées dans des pages contenant du texte et des graphiques. Une page peut contenir des sous pages sur plusieurs niveaux, et l’arborescence est affichée dans un panneau sur la gauche de la fenêtre.

Les possibilités de formatage du texte sont assez limitées, mais largement suffisantes pour un usage au quotidien.

De multiples plugins et outils externes étendent les possibilités de base de l’outil. Par exemple, un plugin permet d’intégrer des diagrammes via l’outil Graphviz, d’autres donnent accès à l’outil de gestion de versions (versionning) installé sur la machine.

Gros important pour les nanoteurs : un compteur de mots est intégré dans le menu « Outils ».

Pour les paranos dans mon genre, le plugin de versionning est un gros plus, de même que le format utilisé pour stocker les notes. Même si Zim le cache bien sous son interface à la WYSIWYG, tout à part les graphiques est stocké dans des fichiers texte au format markdown. Si un fichier est corrompu, seule la page ou le graphisme concerné sera perdu.

Les points forts : logiciel libre, format de données ouvert, souplesse, présence de plugins et simplicité.

Les points faibles : interface un peu vieillotte, quelques rares plantages, heureusement sans perte de données.

One note

One note est un logiciel propriétaire. Son interface, à quelques gros détails près, est plutôt agréable à utiliser. C’est un gestionnaire de notes pur jus, avec une organisation assez rigide en blocs-notes, sections et pages. Il existe également la possibilité de créer des sous-pages, mais j’en trouve la mise en œuvre peu pratique.

Les possibilités de formatage du texte sont beaucoup plus étendues que celles de Zim, trop même, mais chacun peut y trouver son compte, à condition de s’y retrouver dans les différents bandeaux d’outils. C’est du WYSIWYG à la mode Microsoftienne. Perso, je trouve que ça fait un peu bloatware : trop de fonctionnalités dont la plupart ne me sont pas utiles.

Je n’ai pas trouvé de système de plugins, mais One Note s’interface très bien avec Outlook, par exemple pour y créer des tâches, et pour envoyer des notes par mail. Je n’ai pas exploré ces aspects de l’outil. Plus tard, peut-être.

Le format des données est à priori propriétaire, mais je peux me tromper. Le gros hic pour moi est que si le fichier d’un bloc-notes est corrompu ou perdu, c’est le bloc-notes entier qu’il faudra restaurer. Dans ces conditions, et parce qu’un outil de versionning est à mon sens mal adapté à des fichiers de type binaire, il vaut mieux prendre les devants et effectuer des sauvegardes fréquentes de ses fichiers.

Les points forts : bonne intégration aux produits Microsoft, interface soignée à quelques détails près.

Les points faibles : logiciel propriétaire, format propriétaire, le système de post-its dans les pages, le système de bandeaux d’outils, les outils de formatage trop nombreux.

Pour conclure

J’ai commencé à utiliser One Note en prévision du jour où Zim deviendrait persona non grata au travail, et je me fais peu à peu à ses différences avec Zim. Ca ne me plaît pas de l’avouer, mais c’est un bon outil.

Pour autant, est-ce que je vais continuer à l’utiliser ? Au travail, oui, mais ça en restera là. Pour le reste, je vais continuer à utiliser Zim, qui colle plus au genre d’outils que j’affectionne : simple à aborder, multi plateformes, extensible, open source.

Catégories :Informatique Étiquettes : ,

Un gros chantier : « L’Arracheuse d’Âmes »

20 août 2019 Laisser un commentaire

J’ai enfin entrepris de retravailler deux de mes nano-nouvelles, « L’Arracheuse d’Âmes » et « Blocus », écrites en 2011 et 2012. Enfin, écrites… il faut voir. Les cinquante mille mots ont bel et bien été dépassés, mais à la relecture, ce n’est pas fameux. Le travail sera plus une réécriture qu’une correction, mais une chose à la fois.

Deux nouvelles ?

Ces deux nouvelles se déroulent sur une seule et même période de temps, avec trois points d’adhérence. Les fusionner, ou du moins les traiter en parallèle est vite devenu une évidence, d’autant plus qu’elles jettent les bases de nouvelles ultérieures.

Un plan ?

Depuis mon premier NaNoWriMo, j’écris en mode panster. Pas de plan, pas de préparation avant d’entamer l’écriture. Ça me permet de découvrir mes personnages et mes plots au fur et à mesure, ce que je trouve bien plus intéressant que d’écrire en suivant un plan, scène par scène. Par contre, tout n’est pas au carré, à commencer par les chronologies que je vais devoir accorder, et pour cela il me faut un plan une espèce de chronogramme. Ok, appelons-ça un plan. Pour le moment, j’ai noté les scènes et leur enchaînement. On peut dire que c’est… touffu, mais oui, je vais le faire, ce plan.

Show, don’t tell

Pour le moment, le texte est un vrai brouillon, mais avec du travail, ça va s’éclaircir. Il y a un adage qui dit « Show, don’t tell » , ou  » Montrer, et non dire ». Bon, j’ai fait tout le contraire. Lors de Nanovembre, même si ça s’atténue avec le temps, j’ai toujours peur de ne pas avoir le temps de terminer avant la fin du challenge, alors j’ai simplement écrit des passages entiers de description de mon univers tel que je le concevais alors : politique locale et globale, économie, justice, et ainsi de suite. En volume, c’est une peu plus que peanut, et chacun de ces passages tombe comme un cheveu dans la soupe.

Et maintenant … ?

Il reste de très gros « détails » à régler, dont ce fameux plan, et entériner ou non la fusion des deux nouvelles. Sur ce point, j’ai souvent changé d’avis, dans un sens comme dans l’autre. Du coup…

Allez, on verra bien.

Catégories :Ecrire Étiquettes :

Pico-puter : Etat des lieux

13 août 2019 Laisser un commentaire

Cheap 8 Mk I

Il y a pas mal de temps, j’ai commencé à développer une espèce de pico-ordinateur à base d’ATtiny 85, avec un clavier réduit, une horloge, une petite mémoire flash , et un écran oled, le tout connecté via un bus à huit lignes — les huit de l’ATtiny 85 – et supportant le protocole I2C.

En tout, la RAM de l’ATtiny 85 se monte à 512 octets, plus 8ko pour la mémoire programme, un peu d’eeprom. Même avec les 4 ko de flash à côté de l’horloge RTC, ça fait réellement très peu. Je me suis inspiré de Chip 8, que l’on peut considérer comme l’émulation d’un ordinateur simple programmable directement en code machine.

De Chip 8, j’ai retiré tout ce qui a trait au graphisme, au son, réduit la mémoire à 256 octets, contre 4ko pour mon modèle, et réduit la taille des instructions à un octet. C’est encore plus léger, on pourrait dire « cheap », d’où le nom de « Cheap 8 » que j’ai retenu pour cette… hum… architecture.

Keep It Simple, Stupid !

Par contre, je me suis un peu emballé et ai créé toute une cathédrale d’appels au « matériel » dont un système de stockage primitif mais consommateur en espace programme. S’en est suivi une phase de debug laborieuse, et l’impression la certitude d’avoir fait trop complexe. Autre écueil, je n’ai prévu aucun moyen d’entrer du code dans ce pico-puter, et il faut ajouter un programme ad-hoc inclus dans le code source de « Cheap 8 ».

Je n’ai finalement jamais utilisé le bidule, mais rien n’est perdu. Le code de « Cheap 8 Mk I » est stocké dans mon dépôt mercurial perso, et il va me servir de base pour son successeur « Cheap 8 Mk II », qui devrait être beaucoup plus fun.

Cheap 8 Mk II

Cheap 8 MK II reprendra la base de son prédécesseur : une ALU à pile, 256 octets de mémoire programme et données, et quelques entrées/sorties. Pour l’utilisabilité, je me suis inspiré un peu de l’Altair, et beaucoup plus du « Digirule 2 » : quelques switches, une poignée de LEDs, et quelques artifices permettent d’examiner la mémoire, et de saisir un programme et de l’exécuter. Avec un Attiny85, les LEDs seront figurées sur l’écran OLED connecté en I2C, histoire d’économiser quelques-unes des pins au nombre déjà plus que compté. Je pourrais utiliser des LEDs avec quelques composants de type 74*595, mais ça ajouterait un peu de complexité.

Je conserve l’ATtiny 85 comme cible, mais pour des raisons pratiques, le développement se fera sur un Arduino UNO en gardant en mémoire les limites de l’ATtiny. La base du code actuelle prévoit déjà une bonne modularité, avec des fonctionnalités activées par quelques directives lors de la compilation, et ce principe sera reconduit.

La prochaine étape

La conception est quasiment terminée, à quelques détails près. J’ai une petite liasse de feuillets au format A5 contenant l’essentiel du projet. La prochaine étape est l’assemblage des switches. Suivra la partie codage.

Dernier détail, le Digirule est en open hardware, alors pourquoi ne pas faire de même ?

Catégories :Arduino & Co Étiquettes : ,

« L’Ordre des Mères » : ça avance

6 août 2019 Laisser un commentaire

Je n’y ai pas retouché depuis des semaines, cf. mon billet précédent, mais ça y est, ma nouvelle « L’Ordre des Mères » est presque prête.

Enfin … prête, il faut voir. Nettoyage, élagage, réécriture, comme pour « Page Blanche », comme tous mes one-shots, mais j’hésite toujours. Pétard non, je n’hésite pas, je flippe ! La diffusion de « Page Blanche » est restée confidentielle, sur un blog privé partagé avec quelques amis puis sur un forum assez calme, et même si les retours en sont encourageants, je flippe rien qu’à l’idée de la diffuser plus largement. Alors, une nouvelle encore toute fraîche…

Revenons-en au début de ce bidule. Presque au début, après « Page Blanche », était « L’Arracheuse d’Âmes », puis « Blocus ». En passant, j’ai repris la préparation de la réécriture de ces deux-là, méthode papier/crayons/post-its et adhésif avant d’entamer le tapuscrit. Ces deux premiers opus ont été suivis d’autres nanotages dans le même univers S-F des « Chroniques de l’Arc » – oui, il fallait bien lui trouver un nom, à ce machin que je développe depuis des années. « L’OdM » n’en est qu’un simple spin off… Aucune science fiction là dedans, à part un petit peu pour le premier chapitre, mais il faut bien poser les choses, ici au sens propre.

« L’OdM’ est comme un meuble entre ses deux premières couches de cire, où les gros défauts ne vont pas tarder à apparaître. Je les vois déjà ces défauts, et peut-être que d’autres pires encore deviendront visibles.

Finalement, je suis peut-être trop près de mon ouvrage. J’en connais les coins et les recoins, les passages qui m’ont demandé le plus d’efforts, ceux qui auraient pu me faire lâcher l’affaire, ceux qui me donnent envie de me cacher la tête dans un sac…

Il va pourtant bien falloir le libérer, ce texte…

… Reste à trouver la bonne forme pour le faire. Je tiens assez à ce que ça se fasse ici, sur ce blog, à moins que je ne réactive « Dr John and Mr Butch3r », blog privé, ouvert à quelques amis proches pour y livrer mon texte chapitre par chapitre, et en recueillir directement un retour. Mais bof… Gérer un second blog ne me tente pas plus que ça…

Ça risque donc fort de se passer ici, mais ça va demander quelques aménagements…

Catégories :Ecrire Étiquettes :
%d blogueurs aiment cette page :