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Quelques surprises à la relecture

23 avril 2019 Laisser un commentaire

Le Camp NaNoWriMo d’Avril est pour moi une occasion d’approfondir mes persos, et de me lancer dans l’écriture de scènes alternatives à ce que j’ai fait pendant Nanovembre. Ce sont les « Tranches de Vies ». Cette année ne déroge pas à la règle.

Courant Mars, en préparation, j’ai pris l’habitude de relire pour la première fois mon nano-roman de Novembre. L’effet est toujours bizarre, un peu comme quand, des décennies plus tard ( oui, j’ai l’âge d’écrire « des décennies plus tard » ) , on relit un roman presque oublié. Impression un peu dérangeante également, car la la grosse différence avec la redécouverte d’un roman, tient à un côté « C’est moi qui l’ai fait », façon fausse pub des Nuls avec Valérie Lemercier (je vous laisse retrouver la vidéo). Cette année, c’est encore vrai, mais c’est aussi un peu l’esclafe.

Le début de mon texte est farci de mots bizarres, comme « normErnstement », « générErnt », et ainsi de suite. Après m’être bien « gratté la tête » en essayant de comprendre, j’ai percuté.

J’ai simplement eu du mal à trouver un nom pour un de mes MCs. Al est devenu Ezéchiel (un grand merci aux générateurs de noms), Zek, puisv Iz pour enfin se fixer, allez savoir comment, sur « Ernst ».

Avec autant de noms pour un même perso, j’étais certain de me perdre à la relecture – vous savez, ces moments « WTF » où on se demande ce qui a bien pu nous passer par la tête. Je devais être particulièrement fatigué ce jour-là, car pour corriger le soucis, j’ai procédé à un rapide remplacement en masse. Je n’en suis pas fier, mais on appellera ça un instant « LOL ».

J’ai également retrouvé quelques-un des mots à placer lors des NDDLE auxquelles j’ai participé, comme « compendieusement« .

Dernière surprise presque oubliée, j’ai dû décider au dernier moment du nom d’un navire. Je voulais  un « Marie-Quelque-chose » et, coup fumeux du hasard, c’est le « Marie Jeanne » qui en est sorti. Si-si !

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Panster Power !

15 janvier 2019 Laisser un commentaire

Adepte de poêles grand-bretonnes ? Nope.

Explication.

Planner,  panster, planster

Il existe au moins trois manières de gérer le challenge du NaNoWrimo.

Le planner prépare un plan détaillé de son récit, chapitre par chapitre, scène par scène. Ce travail de planification peut vite devenir assez énorme, mais a pour avantage principal que les différentes intrigues, ou « plots », ou encore arcs, sont prêts de A à Z, et qu’il ne « reste » qu’à écrire en gérant les éventuelles divergences par rapport au plan initial.

Le planster utilise une méthode intermédiaire. Le plan général et les plots sont prêts dans les grandes lignes. L’écriture demande à priori plus de travail que pour un planner, mais la feuille de route est suffisante pour en principe arriver sans trop de problème à destination.

Le panster se lance dans le challenge les mains dans les poches, avec en tête une vague idée des plots et des persos, voire quelques scènes seulement, mais rien de formalisé. Le résultat est brut de décoffrage, et le travail de correction et de réécriture est assez énorme.

Pansta Powah !

J’avais dans l’idée quelque-chose du genre « Full Metal Panster Jacket », mais ça rendait  bien mieux avant de l’écrire. Bref, vous l’avez compris, Je suis un panster invertébré invétéré. Cf. mon post sur Facebook (ne cherchez pas, je n’ai plus de compte FB), où je pestais contre ma muse qui m’avait alors lâchement abandonné en ne me laissant que quelques persos sur un post-it.

Ce que j’aime dans l’a-méthode l’approche panster, c’est la totale liberté. Un perso devient trop encombrant ? Par ici la sortie ! Il manque un rouage quelque-part ? Hop, un sub-plot supplémentaire.

Il y a un petit soucis tout de même. Comme rien n’est figé d’avance, mes perso font un peu ce qu’ils veulent, et reboucler tous les arcs peut devenir assez difficile.

Le panster que je suis a beau ne rien préparer d’avance, il y a bien une méthode en commençant par …

La première session d’écriture

Antique writing desk - Casa Loma

C’est à la fois le plus trivial et le plus difficile : il suffit de se lancer. Soit j’ai un début d’idée de scène de départ, soit j’ai un ou plusieurs points d’étapes pour le futur, soit je n’ai rien, ou si peu (quelques mots sur un post-it).

La base d’une histoire, ce sont les persos, alors je me débrouille pour avoir une liste de noms, de métiers, parfois quelques traits physiques. On peut se contenter d’un bâtiment, d’une cahute, d’un véhicule, d’un paysage mais il faut se lancer.

 » Kruger attend les ordres dans ses quartiers. « 

Cette première phrase posée en appelle une autre, puis une autre, et ainsi de suite. Par effet boule-de-neige, on avance une phrase à la fois. C’est mal écrit, bancal, bourré de faute ? Peu importe. L’essentiel est de terminer ce premier paragraphe et d’entamer le suivant.

« Kruger attend les ordres dans ses quartiers. Tout peut commencer sur un simple appel. L’ensemble du dispositif est prêt, les machines sont sur leurs espaces de départ, et il ne leur manque que le plein. Les derniers exercices remontent à deux jours. Chaque homme de chaque équipage est prêt. Seule l’inaction pourrait leur faire perdre en efficacité. Le prochain exercice devrait avoir lieu demain ou au pire douze heures plus tard.  »

( « Europa », 1er Novembre 2014, Minuit et quelques)

A défaut de savoir où je vais, jecommence à savoir où je suis. Du coup, je peux enchaîner. Lorsqu’on m’a demandé « Kruger : Diane ou Freddy ? « , le choix a été très vite fait – je vous laisse deviner. Dès lors, j’ai un nom, Kruger, un métier, officier de marine du Directoire, une mission encore inconnue, et le début d’un plot.

Les sessions suivantes

Après quelques paragraphes supplémentaires écrits de nuit, cette première journée d’écriture se fait en privé, seul sur mon canapé, avec un petit fond musical.

Par le suite, les sessions suivantes – deux les jours travaillés, plus les autres jours – suivent à peu près le même rituel.

Pour le NaNoWriMo, il faut écrire vite. Cinquante mille mots, ce n’est pas rien. Il faut donc éviter de perdre du temps, donc éviter de revenir sur ce qui a déjà été écrit. L’Inner Editor, ou éditeur interne, personnifie cette propension à vouloir corriger au plus vite. C’est la plaie du nanoteur, qu’il soit panster ou non. Il doit absolument être mis sous contrôle. Pour éviter les frustrations, je le laisse s’occuper du dernier paragraphe ou de la dernière phrase de la session précédente.

Une fois l’Inner Editor contenté, on peut reprendre l’exercice : une première phrase, puis une seconde et ainsi de suite. Un blocage ? Un questionnement ? Je change de scène, de perso, ou de point de vue. Les réponses viendront quand elles le voudront bien.

Enfin, j’essaie de terminer chaque session par le début d’une scène, que je compléterai lors de la session suivante, histoire de relancer le « flow« .

Mesurer sa progression

En fin de session, je note dans une grille de calculs  le nombre de mots écrits et la durée de la session. C’est un petit peu plus compliqué que cela, mais la grille calcule le nombre de mots restant à écrire pour remplir le quota du jour, le nombre total de mots que je peux alors reporter sur le site du nano, le nombre de mots restant avant d’atteindre le but des cinquante mille mots, et la date à laquelle je suis susceptible d’atteindre ce but

Avec ces mesures, j’évite le stress et la frustration. Par exemple, si je suis trop fatigué ou occupé pour écrire, mais que j’ai deux kilos mots d’avance, ma grille de calcul me montre que tout va bien.

Bref, je mesure, et la grille me rassure.

Les notes et le Camp NaNoWriMo

Je prends beaucoup de notes au fur et à mesure de l’écriture, généralement sur papier libre ou dans mon carnet, parfois dans un document ou un dossier à part de mon texte. Ça me permet d’enrichir la connaissance que j’ai de mes persos et des lieux qu’ils parcourent.

Le Camp NaNoWriMo d’Avril est une bonne occasion d’approfondir les choses. J’y ressors mes notes et écris quelques « Tranches de Vies » de mes persos. C’est aussi le moment d’écrire des scènes manquantes, ou des scènes alternatives, parfois des micro nouvelles.

Un test

Une année, j’ai tenté d’être planner. J’ai fait un plan très détaillé, chapitre par chapitre, scène par scène. Tout était prêt ; il ne restait qu’à écrire. J’ai apprécié écrire ce plan, mais quel « fun » resterait-il dans l’écriture ? Presque aucune découverte de mes persos, aucune surprise à en attendre…

Bref, j’ai trouvé ça flippant.

Oui, j’ai réellement flippé ! J’ai benné mon plan tout beau, tout propre dix minutes avant le début du nano. J’ai repris quelques persos et nanoté en mode panster. Ça a été magique !

Le résultat

On peut dire que ça me réussit, vu que j’ai validé chacun des NaNoWriMo auxquels j’ai participé, et lorsque je peux écrire « That’s all, Folks », chaque sub-plot, chaque arc est clos, l’histoire est terminée, même si parfois une suite ou des spin offs sont possibles.

Par exemple, mon tout premier nano « Page Blanche » pesait 62 463 mots, et celui de 2014, « Europa » en pesait 84569 et a donné lieu à un spinoff maintenant en cours de correction.

Pour conclure

Je dis souvent que je n’écris pas des romans, mais que je me raconte des histoires. Découvrir mes persos, leurs buts, leur atermoiements, leurs envies cachées ou leurs ambitions assumées, découvrir leurs aventures en même temps qu’eux, voilà mon carburant. Je ne conçoit pas mon écriture autrement.

Qu’on ne s’y trompe pas, la méthode Panster n’est pas une méthode de fainéant. Tout le travail de préparation, les fiches, les plans, etc sont remplacés par un travail supplémentaire lors de la réécriture. Il y a beaucoup à réécrire et à corriger, des arcs à redresser, des scènes à couper, d’autres à ajouter. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

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Nanowrimo 2018, jour 30

30 novembre 2018 Laisser un commentaire

L’édition deux mille dix huit du NaNoWriMo s’achève ce soir.

Mon histoire est terminée, mis à part quelques petits plots holes, tous les arcs sont refermés, presque toutes les questions on reçu des réponses, bref, c’est terminé.

J’ai le luxe de pouvoir prendre du temps pour écrire en novembre ; atteindre les cinquante mille mots n’est donc problème, même si j’ai toujours un gros doute au moment de commencer. Allergie aux plans, mode Full Metal Panster, etc. Heureusement, mes persos tirent leurs fils au fur et à mesure de ce qui leur tombe dessus. Ils se trompent, prennent de mauvaises décisions, ce ne sont que des humains de papier, après tout, mais ils font avancer le bousin.

Il y a plusieurs choses à retirer de cette année.

L’écriture d’abord

Mon nanowrimo 2018, c’est

  • 137 sessions d’écriture pour une durée totale de 21h et 18 minutes
  • plus de 87 300 mots au total (les 50k ont été atteints dès le 17 du mois)
  • un peu plus de 2900 mots par jour, soit un moyenne d’environ 4000 mots par heure o_O

L’histoire de cette année n’a toujours pas de titre, mais ça va venir. J’y ai envoyé moins de persos que d’habitude, l’essentiel des événements tournant autour de Moss, Mara et Ernst, sans oublier le vrai personnage principal, le navire « Stephen Hyll » que je traîne dans mes récits depuis plusieurs années. Moins d’action, plus d’états d’âmes, une violence non voulue mais parfois nécessaire, sans qu’il n’y ait de véritable boucherie.

Les corrections vont prendre du temps, même si je pourrai m’aider de mes notes prises au fur et à mesure, mais c’est normal, me concernant, vu que je laisse toujours reposer mes textes très longtemps avant de m’y remettre. D’où mon challenge principal qui est de « terminer cette bondieuserie d’histoire avant la fin du mois ». En passant, je me suis surpris à de nombreuses reprises à reformuler ou rechercher une meilleure formulation pour certaines phrases, mais je vais y remédier, vu que je n’ai pas envie de finir planster ou pire encore.

Sur le plan personnel

Je suis un ours. Gentil, enfin, je crois, sympa, ouvert, mais  parfois abrupt, et profondément asocial, introverti, privé. Ça ne m’empêche pas de socialiser, mais je choisis mes relations. En passant, Titi et Steph, si vous me lisez, on doit toujours se faire un resto depuis la dernière nouvelle année.

En particulier, j’adore les writeins, même si au fond je n’y écris jamais beaucoup, et les petites soirées nano au resto. Cette année un problème de tendinite récalcitrante m’a empêché de conduire et donc de me rendre aux événements du nano Lillois. Ce n’est que partie remise. Avril, c’est bientôt, non ?

Le nanowrimo Français

Attention, je vais faire mon ronchonchon : un constat, et un souhait.

Le nano français c’est quatre régions. QUATRE ! Avec plusieurs fils de discussions assez communs sur chacun : présentations, questions du jour, les 10k, les 20k, les événements, la ML day… Des nanoteurs qu’on connait depuis notre tout premier mais répartis sur les quatre régions
Quatre régions pour … 1571 + 1031 + 135 + 401 = 3138 participants cette année.

Du coup, si on est inscrit sur plusieurs régions, et je ne pense pas être le seul dans ce cas-là, on se présente plusieurs fois, on répond à plusieurs questions du jour chaque jour, on répond à un fil ici, un autre là, ah mince je me suis trompé de forum, et ce sujet que j’ai vu l’autre jour, mais c’était où ? Sur quelle région se trouve tel nanoteur/telle nanotrice ? Ah non c’est pas Lille, c’est Paris. Euh non, Auvergne en fait. Et pourquoi un fil de discussion commencé sur Lille ne pourrait-il pas continuer sur Auvergne/etc ?

Même constat pour les messageries instantanées. Un chan IRC, et moults chans sur Discord. On peut dire que l’interface IRC du chan historique n’est pas top de la modernité, mais elle est efficace. Mais soit, Discord c’est joli, tout beau, on peut mettre le son, des vidéos… Donc X canaux de discussions instantanées. Pas très pratique de tout suivre en même temps qu’on écrit, ou entre deux ww par exemple.

Quand j’ai commencé à nanoter, il n’y avait qu’une seule région, et ça fonctionnait très bien, même si on ne peut pas toujours contenter tout le monde. Un forum français, un chan officiel, voilà, tout le monde se connectait sur le chan (aujourd’hui pourquoi pas sur discord) , et hop, conversations dans tous les sens et quand on souhaitait un échange au calme, il suffisait d’ouvrir une nouvelle conférence/un nouveau chat room juste le temps de…

Mon souhait pour le prochain nanowrimo ?

Avec la multiplication des chans et des régions, je trouve qu’on a perdu cet espace commun d’échange et d’émulation. Je pense que l’on devrait en revenir à une seule région pour la France, avec un collège de plusieurs co-ML, pourquoi pas les actuelles, et un seul forum France comprenant et les sujets généraux (présentations, etc) et les sujets plus locaux ou spécifiques.

Voilà, c’était ma petite ronchonnerie – je suis un ours, souvenez-vous, bonne pâte mais râleur sur les bords.

La fête n’est pas gâchée pour autant, car…

Pour terminer ce billet

J’ai pris autant de plaisir que les années précédentes à voir évoluer mes persos dans le merdier sans nom où je les ai précipités. Moss, par exemple, de post ado en mauvaise santé est devenue quelqu’un de la trempe d’une Lucile Akashi (cf « Scars », écrit lors du nano 2017), en plus instinctive, moins formatée, mais aussi beaucoup plus secouée par les événements dans ses certitudes et son éthique. Un perso que j’aurai plaisir à réutiliser par exemple pour une « Tranche de Vie » lors du camp nano d’Avril.

Pour conclure, c’était un très bon nano 2018.

Mes remerciements aux ML pour leur animation et leur soutien envers les participants. Vous faites un travail formidable.

Félicitations également à tous les participants, qu’ils soient quinquagintamilliaverbistes ou non.

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Astrolabe, sabre, moss, maraude

20 novembre 2018 Laisser un commentaire

Je sais, cet article sera publié Mardi matin, mais ce Lundi soir, c’est relâche. J’ai moins écrit en ce NanoWriMo 2018, encore qu’il faudrait que je vérifie mes stats pour confirmer, mais le rythme est un peu plus lent que l’an dernier. Et oui, les NanoWriMo se suivent et ne se ressemblent pas toujours…

J’ai besoin de laisser percoler les idées pour la suite immédiate, pour amener une fin que j’espère favorable à mes persos principaux.

L’an dernier, j’ai écrit la suite et la fin de l’année précédente, toujours en mode panster, on ne se refait pas. Cette année par contre…

… Mouip, ma « muse », vu qu’il faut bien personnifier quelque peu, s’est encore foutue de ma tronchure…

Comme j’ai écrit sur un des forums français :

Panster depuis mon tout premier nanovembre, je me dépatouille avec ce que ma muse m’a jeté sur un post-it : Astrolabe, sabre, Moss, maraude. Elle n’en est pas à son coup d’essai la diablesse !

« Moss » ? o_O

J’ai renoncé à essayer de comprendre.

Du coup :

Ernst et Mara, un couple de navigateurs gagnent leur vie dans le transport maritime, à bord de l’Astrolabe (je sais, c’est pas glorieux) , un petit cargo discret. Leurs cargaisons ne sont pas forcément au carré avec les lois, mais leur réputation n’est plus à faire.

Leur fille Moss revient vivre à bord après avoir arrêté ses études.

S’y sont ajoutés depuis une livraison de dernière minute, un sabre (fallait bien le caser un jour) offert à Moss par un ancien officier de marine, la conversion par Moss d’une chaloupe en go-fast, un client un peu trop curieux, un départ prochain en maraude pour récupérer des navire à la dérive et … et la suite ne devrait pas tarder à s’écrire.

Ah oui, j’oubliais, le tout en mode Sci-Fi

D’autres persos sont venus dans la mêlée, comme Harper, Hess, Barlow, et une petite foule d’anonymes. Certains ont déjà soufflé leur chandelle et les autres en ont « pris plein la paillasse ». J’aime mes persos, mais il faut bien les pousser si on veut qu’ils avancent.

J’écris en mode Sci-Fi, mais ce n’est qu’un « skin » pour mes histoires. En passant, je suis persuadé que l’espace est fait pour des marins, voire des sous-mariniers, et non des pilotes de chasse. Le transport de biens et de personnes se fait à bord de navires, quel que soit l’environnement qu’ils ont à traverser pour aller d’un monde à l’autre. J’ai très peu abordé l’aspect technique de ces machines et de leurs moyens de propulsion, mais je tente d’utiliser un vocabulaire issu du monde maritime quand ça convient. Je ne serais d’ailleurs pas contre une réécriture en mode pseudo historique – passer d’un extrême à l’autre, c’est tellement – a-hem ! – tellement évident !

En attendant, mon univers est toujours celui que j’ai commencé à créer dans « Blocus » et « L’Arracheuse d’Âmes » et les quelques opus qui ont suivi. Peu à peu il acquiert une bonne cohérence, et je peux mieux me concentrer sur les différents arcs du récit.

Cette année, on se situe plusieurs siècles après les grandes retombées, l’accord entre les Mines et le Conseil des Cités, et la fin des cartels et de la Guilde. « L’Ordre des Mères », société à l’échelle d’un continent volontairement isolé du reste du monde, existe toujours, au moins pour quelques décennies, peut-être un siècle ou deux. Le dernier grand conflit a eu lieu il y a environ soixante dix ans entre l’Arc réunissant les installations humaines et les Swarmsters, ensemble de clans issus du schisme au sein des Emishaers.

Difficile de s’y retrouver avec un tel résumé, surtout sans la mini-encyclopédie qu’il me faudrait créer pour stabiliser une bonne fois les orthographes générées à partir de traductions du germanique vers le Klingon. Mes persos et leurs communautés ont une histoire avec un grand « H », des … mythologies fondatrices (on va appeler ça comme ça), un environnement politique, économique, social, militaire, et même quelques petites mafias plus ou moins locales.

Soirée relâche, donc, sauf que je n’ai pas fait mon quota. Je reprendrai demain, enfin, aujourd’hui quand cet article paraîtra.

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Octobre…

2 octobre 2018 Laisser un commentaire

Déjà Octobre ! D’accord, ce n’est pas vraiment une surprise, mais que le temps passe ! Je dois vérifier, mais il me semble que l’an dernier (et les années précédentes), à la même époque, je me faisais la même réflexion.

Octobre, Novembre, … Nanovembre ! C’est mon petit marronnier personnel. Non pas que je n’ai rien d’autre à dire ni à écrire, mais le sujet est plutôt facile. Encore que, en en parlant, cela devient une sorte d’engagement. Peu importe, puisque le NaNoWriMo et le Camp NaNoWriMo d’Avril sont deux rendez-vous que je ne manquerais pour (presque) rien au monde.

De nouveaux personnages, de nouvelles situations, de nouvelles prémisses, le tout se multipliant pour donner des intrigues, des fils de vies à ouvrir, dérouler, entrecroiser pour en principe tous les démêler et les refermer, en n’oubliant pas, au besoin, d’en couper certains.

Oui, il m’arrive chaque année d’occire mes persos quand c’est nécessaire pour débloquer le récit, ou plus trivialement pour pousser certains de mes protagonistes à se bouger le popotin quand leur situation devient un peu trop confortable. Ce sont les personnages qui font l’histoire, mais c’est tout autant l’histoire qui fait les personnages. Et puis, nos persos ne meurent jamais réellement. Outre qu’ils n’ont d’existence que sur le papier, leur vie n’est jamais entièrement écrite, et ils reviennent parfois au hasard d’une tranche de vie en Avril, ou sur un accès d’inspiration à un autre moment de l’année. Leur « souvenir » ressurgit parfois par l’intermédiaire d’un protagoniste d’une autre nouvelle, d’un lieu, d’un souvenir réel d’un autre personnage fictif. L’Îlot (Jules) Toussain, le navire de ligne « Le Diane » (Kruger), le « Port (H.) Gruber », Lucile (Bordier) Akashi. D’un récit à l’autre, ce sont ces vies passées qui influent parfois les vivants.

Un soucis avec mes persos est leur état civil. J’ai beau piocher noms et prénoms au hasard de mes listes, il en est quelques-uns, et non des moindres, qui se trouvent avoir des homonymes dans des romans ou films connus. Les discussions sur le chan y sont parfois pour quelque-chose. Désolé pour vous, Capitaine Kruger, vous avez une étrange ressemblance avec cette actrice à l’accent germanique aussi discret que charmant. Le Capitaine Kruger conservera son nom. Dans le cas de Hans Gruber, j’hésite. Le perso de « Die Hard » fait bien trop partie des méchants, et même si Feu Alan Rickman a su lui donner une vraie personnalité, mon perso est tout de même plus humaniste, et a pris un tour bien plus positif.

J’ai encore bien des choses à laisser décanter avant d’aborder réellement une partie de mes chantiers de réécriture : les noms d’une partie de mes persos, la fusion ou non de certains récits, le choix du temps du récit (je reste collé au présent), des « plot holes » à combler, …

Bref, bientôt Novembre, mais d’abord Octobre, où je vais tenter de me reposer autant que possible, pour éviter de commencer ce NaNoWriMo 2018 en étant dans le même état de délabrement que pendant l’édition 2017, où j’étais assez mal foutu pour me demander si je n’allais pas casser ma tocante.

Pour le reste, ce devrait être un Nanovembre intéressant avec, pourquoi pas, un univers tout neuf, du moins suffisamment isolé des précédents.

Bien entendu, mode Panster, assurément !

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Pas de billet cette semaine (ter)


Il faut bien que ça arrive, parfois, non ?

Avec le CampNaNoWriMo d’Avril, j’ai épuisé mon stock d’articles. Et oui, j’avoue, il m’arrive d’écrire j’écris souvent toujours quelques articles un peu en avance, et même si je participe aux CampNano d’Avril en mode light, j’ai forcément eu moins de temps à consacrer à ce blog.

Paperball 2

Alors quoi de neuf, si je n’ai rien en stock ?

D’abord, ce « Camp Nano », avec une cible de quinze mille mots à produire en trente jours, soit cinq cent mots par jour, ne s’est pas passé comme prévu. Mon projet, chaque année, ce sont les « Tranches de Vies » : quelques persos, une situation, on agite, on rince, on démêle un peu, et ça donne un petit « One-Shot ».

La première journée m’a vu galérer comme jamais pour remplir mon quota. A suivi une première tranche, qui est très vite devenue le début d’une nouvelle, puis une nouvelle épistolaire, puis à nouveau une nouvelle pour enfin devenir une chronique.

Ça pourrait s’appeler « De Drepung à l’Ilot Seymour » mais … il y a du travail, comme d’habitude. Au moins j’ai un titre. Le côté « Tranches de Vies » ? Moui, une sacrée tranche, d’une bonne quarantaine d’années, pendant laquelle je suis mes deux persos depuis leurs études, jusqu’à la fin de leurs carrières respectives. Pas de grands drames, toujours pas de plomberie horizontale, mais seulement une complicité amicale et un éloignement géographique (astronomique ?) qui mène à la période épistolaire de l’histoire.

Éclusons le trivial : mon score

Vingt Huit mille mots, avec des hauts et des bas. J’ai dit que je voulais le faire en mode light ? Bon, raté. Mais c’est bien quand-même, je sais encore écrire à peu près régulièrement. Reste à corriger. Et là, je procrastine à fond. J’y reviens plus tard, mais d’abord …

Les points positifs de cette édition 2018

Le tout premier est une reprise de l’écriture après quatre mois d’arrêt total. Non, le blog ne compte pas ! J’ai honte, mais à part Novembre et Avril, c’est le désert. L’antarctique, à côté, c’est une oasis.

Maintenant, un sujet qui fâche : le temps du récit. Je suis fâché avec l’écriture au passé, depuis mon tout premier nano-roman (2010), que j’ai même réécrit au présent lors des corrections. On aime ou on n’aime pas, mais c’est comme ça. « Page Blanche » / « D’où l’on vient » restera au présent, nom d’une pelle ! Oui, je sais, je lui ai donné deux titres, c’est mon côté… « nous » : impossible de me mettre d’accord.

« De Drepung à l’Ilot Seymour » (titre non définitif) a été commencé au passé, avec la ferme intention de m’y tenir. Ce n’est toujours pas un temps que j’affectionne, mais sur ce point, j’ai atteint mon objectif.

Les points négatifs

Je suis passé complètement à côté du côté « Tranches de Vies ». Ce n’est « qu’un » hors sujet flagrant, rien de plus. Ce n’est pas grave en soi. Le vrai problème est ailleurs.

Mon texte est un premier jet, un brouillon, qu’il va falloir corriger, remanier, réécrire en partie. Là, j’ai un gros problème : avec les années, les tranches de vies et autres morceaux de textes se sont accumulés, et s’y ajoutent tout naturellement mes autres productions de Novembre… depuis 2011 !

Des textes, des textes, et encore des textes à reprendre. On s’y met, ou bien on procrastine comme un bourrin des Flandres ? Et même sans procrastiner il y a le quotidien : la famille, le taf, les corvées, les autres projets… argument facile mais c’est la réalité.

Une idée

Pas une idée de roman ou de nouvelles, mais plutôt une direction pour tenter d’endiguer l’ensevelissement sous des tas de textes bruts de décoffrage. L’idée vient de Saya, si je me souviens – un grand merci au passage – et consiste à se fixer un quota quotidien non pas en mots mais en temps de correction.

Je pense mixer ça à l’écriture habituelle, en alternant correction d’anciens textes et d’écriture de nouveaux textes, pour varier les plaisirs, peut-être pour le camp de Juillet, ou celui d’Avril 2019.

En attendant

En attendant, et bien, on va s’y remettre :

  • Alimenter ce blog, avec un ou deux articles d’avance
  • Reprendre les corrections laissées en plan pour cause de pas envie de « il y a le lait sur le feu qui sonne à la porte » de campnano en approche de tout un tas de mauvaises raisons
  • Tenter de terminer quelques-uns de mes « oueurks inne progress ».

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Camp NaNoWriMo, un NaNoWriMo « light » ?

27 mars 2018 1 commentaire

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NaNoWriMo et CampNaNoWriMo sont mes deux grands rendez-vous de l’année. Ils sont assez différents l’un de l’autre, malgré une forte ressemblance.

Le NaNoWriMo

Écrire en trente jours un roman, une nouvelle, ce qu’on veut en au moins cinquante mille mots. C’est un véritable marathon, où il faut écrire au moins 1667 mots par jour, chaque jour de Nanovembre. Viennent en support les forums officiels, les réseaux sociaux, le chan IRC, les rencontres IRL…

La difficulté est encore augmentée si l’on est étudiant, travailleur à temps plein, parent, etc. Je suis un peu privilégié, vu que j’écris le midi et le soir, voire toute la journée le week-end ou si des congés sont venus s’intercaler. J’écris le premier jet d’un roman ou d’un roman et d’une nouvelle. Parfois, une nouvelle comme « L’ordre des Mères » vit sa vie en symbiose avec le nano pour prendre son indépendance quelques années plus tard.

Les CampNaNoWriMo

La même chose, ou presque : trente jours en Avril, ou trente et un jours en Juillet, et une cible choisie par le participant. Les mêmes supports que pour Nanovembre, avec en plus un système de « cabines » virtuelles où plusieurs participants se regroupent.

On peut choisir sa cible. Du coup, un CampNaNo peut être plus léger, ou plus intense qu’un nano classique. Pour ma part, je cible à quinze mille mots. C’est peu, mais Avril est plus occupé « IRL » que Novembre. En outre, je n’écris généralement pas une nouvelle, mais une suite de « Tranches de Vies », dont certaines se sont retrouvées ici, sur ce blog.

Alors, un NaNoWriMo au rabais ?

Certainement pas ! Certains écrivent autant, voire plus qu’en Novembre.

Dans ma pratique, l’effort est tout différent. En novembre, je galère jour après jour pour faire avancer mes persos – je suis un panster invétéré – et refermer tous les arcs et autres subplots ouverts en début de mois.

En Avril, mon effort n’est pas dans le volume, mais dans la recherche de situations intéressantes, avec parfois un ou plusieurs de mes persos de Novembre, une réécriture alternative d’une scène IRL ou nanotesque, ou tout simplement quelque-chose de neuf, et pourquoi pas une sortie de ma zone de confort.

Je n’écris pas que de la science fiction ; toute idée ou presque est bonne à prendre. Au pire, ce ne sera que l’exercice d’un jour ou deux, et dans les meilleurs des cas, l’amorce d’une nouvelle qui se développera peut-être au delà d’Avril.

 

Writing ball keyboard

 

Ca vous tente ?

Si vous lancer dans l’aventure vous tente, n’hésitez pas. Il n’y a rien à y perdre, ni à gagner d’ailleurs, sauf à se découvrir un nouveau loisir, voire une réelle passion. V

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